Covid-19. Santé publique France avait compté 350 000 cas en trop et surévalué le taux d’incidence…

A LA UNE

Avec des patients comptés parfois plusieurs fois en raison de tests rapprochés, les indicateurs de Santé publique France avaient dénombré près de 350 000 cas de Covid-19 en trop. Le taux d’incidence était lui aussi surévalué.

Un nombre de cas de Covid-19 et un taux d’incidence surestimé

Le bilan quotidien diffusé par Santé publique France jeudi 20 mai n’avait rien d’ordinaire : avec 348 846 cas en moins, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 présenté était négatif. Quant aux explications, le communiqué de presse de Santé publique France indique que le système d’information permettant de suivre en temps réel sur l’ensemble du territoire français le taux d’incidence, le taux de positivité et le taux de dépistage est censé s’adapter en continu et intégrer toutes les évolutions liées au dépistage (tests antigéniques, tests salivaires, tests de criblage pour la suspicion des variants).

Aussi, la mise à jour de l’algorithme destiné à garantir la protection des données personnelles des individus testés a conduit au recalcul des indicateurs. Ce qui a mis en évidence une baisse de 12 % pour le taux d’incidence entre les indicateurs nouvelle et ancienne méthode. Cette baisse est de 8 % pour le taux de positivité.

Avant sa mise à jour, l’algorithme en question comptait donc à plusieurs reprises un même patient se faisant tester plusieurs fois dans un intervalle de temps court, comme cela peut être parfois le cas avec le suivi renforcé des variants.

En valeur absolue, si le taux d’incidence national était de 148 cas pour 100 000 habitants au 16 mai, il est tombé à 124 cas pour 100 000 habitants au 17 mai avec la nouvelle méthode de calcul. Quant aux nombre total de cas confirmés, avec les quelques 348 000 cas retranchés sur près de 6 millions, la correction représente donc une diminution de 6 %.

Taux d'incidence
Le correctif de Santé publique France et l’effet sur le taux d’incidence en France depuis le début de l’année 2021 (ligne rouge corrigée). © Capture écran/Santé publique France

Santé publique France : dernières évolutions de la pandémie

La correction précédemment évoquée a eu aussi pour conséquence d’influencer le taux d’incidence dans les départements avec dorénavant huit départements passés « en vert » au 20 mai. C’est-à-dire sous le seuil de 50 cas pour 100 000 habitants sur 7 jours. Sont ainsi concernés le Gers, la Charente-Maritime, la Creuse, les Alpes-Maritimes, les deux départements de Corse ainsi que la Martinique et Mayotte.

Par ailleurs, le point épidémiologique de Santé publique France indique que la diminution du nombre de déclarations de nouvelles hospitalisations de patients Covid-19 et du nombre de nouvelles admissions en services de soins critiques amorcée depuis la semaine 16 s’est accentuée ces 2 dernières semaines. Cette baisse était respectivement de –31 % et -33 % en semaine 19 par rapport à la semaine précédente.

Toutefois, l’impact de cette réduction des nouvelles admissions sur le nombre de personnes en cours d’hospitalisation est plus modéré : avec 22 118 personnes hospitalisées le 18 mai (contre 25 088 le 11 mai, soit –12 %), dont 4 030 patients en soins critiques (contre 4 758, soit –15 %), le niveau de pression sur le système de soins hospitalier demeure important.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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5 Commentaires

  1. Ceux qui dénonçaient cela comme Raoult, Montagnier etc….étaient des complotiste, en attendant ils ont fait peur à une population tous les soirs avec le nombre de morts cumulé et tous ces beaux parleurs à la T.V. QUI ANNONÇAIENT LA FIN DE VIE SUR TERRE SI ON NE VACCINAIT pas … bande de S…
    que faisait on aux collabos en tant de guerre, car nous étions en guerre !!!! dixit Macron !!

  2. Et il faudrait qu’on leur fasse confiance ?
    Idem pour l’immigration : quelle est la fiabilité de leurs statistiques ?

  3. Il y a bien longtemps que le « Réseau Sentinelles » (Santé publique France + iNSERM + Sorbonne université), organisme de référence traditionnel pour la quantification et le suivi des épidémies, nous délivre des données hebdomadaires sans commune mesure avec les chiffres volontairement surestimés par la propagande d’état. Pour la semaine dernière, le taux d’incidence constaté par ce réseau en relevés de consultations en cabinets sur l’ensemble du territoire (environ 800 médecin généralistes et pédiatres) était de 11 cas (confirmés et pas seulement testés positifs) pour 100 000 habitants. Rien à voir avec les 13500 cas honteusement indiqués par les autorités lesquelles, face à la visibilité grandissante et l’ampleur du mensonge, tentent maintenant d’apporter un semblant d’explication aussi foireuse que leurs chiffres.

  4. le tripatouillage des chiffres est monnaie courante, Churchill disait bien qu’il ne croyait que les sondages qu’il bidonnait
    beaucoup trop de s gens gobent tout ce que les médias racontent (les vrais journalistes vérifient leurs infos) plus le mensonge est gros plus il est cru disait goebbels

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