Anne Trewby (Les Antigones) : « Le féminisme est pour nous d’abord un héritage, dont nous sommes critiques et que nous aimerions dépasser » [Interview]

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Anne Trewby, qui préside les Antigones, publie Le Néo-féminisme à l’assaut d’internet.

C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, dit-on. Le néo-féminisme nous sert dans le nouveau pot d’Internet un brouet pas plus appétissant que l’archéo-féminisme des Beauvoir, Badinter et consorts. À la différence près qu’il est devenu, à coups de hashtags et de campagnes virales, un véritable phénomène de masse ! Podcasts, webzines, blogs, vidéos, tumblr… tous les formats sont permis ! Et tous les goûts étant dans la nature, la variété de l’offre est au rendez-vous des internautes, manipulables à merci. Anne Trewby nous explique le succès de ce féminisme façon « fast-food », prêt-à-manger, prédigéré, prêt-à-liker. Un petit monde finalement indigeste mais influent.

Lionel Baland a interrogé Anne Trewby pour Breizh-info. 

Breizh-info.com : Vous êtes la présidente des Antigones (https://lesantigones.fr/). Pouvez-vous nous présenter cette association, ses méthodes et ses objectifs ?  

Anne Trewby : Antigones est un mouvement né il y a 8 ans dans le but de proposer une autre voie / voix sur les femmes, la féminité et tous les sujets qui s’y rapportent. Nous étions cinq fondatrices lassées du discours ambiant sur les femmes et la tendance à vouloir faire de nous « des hommes comme les autres ». Nous avons donc fondé notre mouvement sur la conviction de l’existence d’une différence et d’une complémentarité entre les sexes.

Nous avons commencé par lancer des antennes locales avec des cercles de conférence et de formation. Nous ressentions en effet à nos débuts la nécessité de nous former sur ces sujets. Cette période a été un moment fort d’échanges, de rencontres, de discussions. Le mouvement a été contraint d’évoluer avec les nouvelles étapes dans la vie des différentes responsables : projets professionnels, déménagements, mariages, enfants… nous souhaitons avant tout vivre les valeurs que nous défendions. Nous avons évolué à ce moment-là, il y a quatre ans, vers une activité plutôt centrée sur la réflexion de fond et la diffusion d’idées.

L’objectif, lui, n’a pas changé ; il s’agit toujours de proposer une vision différente du rapport entre les sexes, basé sur la complémentarité, et d’approfondir la notion de féminité à partir de cette perspective différencialiste minoritaire et décriée en France aujourd’hui. Notre travail est principalement diffusé sur nos réseaux sociaux, et notamment notre page Facebook et notre YouTube. Vous pouvez également retrouver l’intégralité de nos publications sur notre site internet. Nous proposons actuellement un contenu audio chaque mois : une émission de fond par trimestre et des chroniques plus courtes et polémiques, et un article d’actualité généralement diffusé sur le site de Valeurs Actuelles.

Breizh-info.com : Quelle est votre conception du féminisme ?  

Anne Trewby : Le féminisme est pour nous d’abord un héritage, dont nous sommes critiques et que nous aimerions dépasser. Le féminisme fait partie des courants de pensée des siècles passés dont nous sommes héritiers au même titre, en vrac, que l’existentialisme, les théories du contrat, le rationalisme ou encore la pensée marxiste et la pensée libérale. Autant d’impasses intellectuelles que nous critiquons au même titre que le féminisme.

Nous n’avons pas voulu pour autant nous présenter comme « anti-féministes » puisque notre travail ne se limite pas à la critique de ce courant de pensée : nous proposons un travail de réflexion politique et philosophique de fond sur la féminité et les problématiques contemporaines des femmes. À partir de l’héritage de la philosophie classique européenne, nous cherchons des réponses à la fois philosophiques, politiques et pratiques à des questions comme celles de la maternité, du travail des femmes, du rapport au corps féminin ou encore des violences faites aux femmes.

Pour autant, je comprends que d’autres mouvements ou personnalités qui se réclament comme nous d’une perspective différencialiste cherchent à se réapproprier le terme de « féminisme » en parlant soit « d’alter-féminisme » ou de « féminisme identitaire ». C’est une manière de communiquer plus largement autour d’une notion aujourd’hui très marketing et qui signifie pour le grand public plutôt « défense des femmes » qu’elle ne renvoie à un bagage idéologique précis. Alors, même si nous ne nous réclamerons pas nous-mêmes de ce type de terminologie, si certains veulent nous l’appliquer et que cela peut participer à diffuser nos idées, et bien tant mieux !

Breizh-info.com : Vous publiez un opuscule à La Nouvelle Librairie intitulé Le Néo-féminisme à l’assaut d’internet. Pouvez-vous nous en dire plus ?  

Anne Trewby : Au cours de mon travail pour Antigones et de mes différentes expériences professionnelles, j’ai pu constater l’extraordinaire foisonnement de contenus féministes sur Internet. J’ai été impressionnée à la fois par la qualité de ces contenus, par leur diversité, et par leur efficacité. Alors quand l’Observatoire du Journalisme et des Média (OJIM) a lancé avec La Nouvelle Librairie une collection d’enquêtes dédiées à l’univers médiatique, ce travail est apparu comme une évidence.

Ce foisonnement forme un véritable écosystème cohérent, avec des formats qui se répondent et se nourrissent réciproquement : forums d’échanges, actu sur mesure, contenus ultra-viraux, présence sur les réseaux sociaux…. La masse de contenus qui sont proposés aux femmes correspondent à leurs besoins, à leurs attentes : ils sont viraux, ils sont pratiques, ils sont agréables à regarder/écouter, motivants et évidemment prêts-à-liker, prêts-à-partager. Le résultat, c’est la diffusion massive auprès du grand public de théories et de revendications pourtant à l’origine réservées à une poignée de militantes.

Il me semblait important de proposer un décryptage complet de cet écosystème pour permettre au grand public, en quelque sorte, de ne pas se faire avoir, mais aussi évidemment pour que tous les défenseurs d’une vision plus saine du rapport entre les sexes puissent en tirer des leçons ! Tous les créateurs et diffuseurs de contenu, mais aussi les professionnels des média et de la politique ont des leçons à apprendre de ce qui apparaît à l’examen comme un véritable succès en termes de guerre et d’influence culturelles.

Breizh-info.com : La presse mainstream dénonce les violences faites aux femmes, mais ne met pas en avant le fait que des hommes venus de cultures au sein desquelles les mœurs sont moins libres ou au sein desquelles les femmes ont un statut moins élevé sont plus impliqués dans les agressions sexuelles et les viols. Comment expliquez-vous cela ?  

Anne Trewby : Attention d’abord à bien formuler les faits. Lorsque les féministes répondent à celles qui réclament justice contre leurs agresseurs « racisés » que la majorité des viols en France sont le fait d’hommes issus de l’entourage de leur victime, de tous profils et de tous milieux, c’est vrai. Tout simplement parce que ces statistiques amalgament des faits de nature extrêmement différente, qui vont du harcèlement au travail ou de la drague dite « lourde » aux injures de rue et aux viols collectifs en passant par le viol conjugal – c’est-à-dire des faits qui relèvent autant du manque de savoir-vivre que de crimes et délits. Forcément, les agressions de rue, qui comprennent harcèlement, injures, agressions et viols, se retrouvent rapidement noyées dans la masse. Et c’est bien pratique puisque les statistiques ethniques autorisées dans d’autres pays européens tendent à prouver que ces agressions-là sont dans leur écrasante majorité le fait de populations « racisées ».

C’est là où le bât blesse : la presse mainstream est composée de journalistes qui partagent la même ligne politique globale, partisane de l’intersectionnalité, c’est-à-dire de la convergence des luttes des minorités. De plus en plus enfermés dans cette pensée unique, ils sont enclins à taire tout ce qui n’irait pas dans leur sens. Quand on fait l’apologie de l’immigration, forcément, les gangs de violeurs pakistanais en Angleterre ou encore les agressions par des clandestins dans les rues de Paris, ça fait tache. Nous avions déjà souligné dans un article cette complaisance des média d’une part et des militantes féministes d’autre part lors de l’affaire des agressions sexuelles de Cologne.

Or c’est justement cette spécificité des agressions par des hommes extra-européens qu’il s’agit de dénoncer : elles ont leur dynamique propre, celle d’un affrontement culturel, géopolitique et, osons le mot, racial. Elles sont le résultat des choix politiques pris par les élites des cinquante dernières années à leur propre profit, pour bénéficier d’une main d’œuvre peu chère et renouveler une population vieillissante à peu de frais sans considération des conséquences humaines et sociales. Le scandale des agressions de femmes européennes par des hommes racisés, c’est qu’elles pourraient être évitées avec des mesures politiques simples et courageuses.

La violence de ces populations fraichement débarquées en Europe à l’encontre des femmes est hautement symbolique. Elle dit le refus de ces populations de notre culture occidentale de la complémentarité entre hommes et femmes. Elle est le reflet d’une vision bien pauvre du rapport entre les sexes, que nous ne souhaitons pas plus nous voir imposer que l’indifférencialisme des féministes françaises contemporaines. Ces populations sont issues de cultures qui portent une vision réductrice et manichéenne du rapport entre les sexes. La différence des sexes a pris corps dans des organisations sociales très différentes à travers les siècles et les continents. La tradition européenne a fait le choix historique de considérer le rapport entre les sexes sous l’angle d’une complémentarité fructueuse. C’est ce choix de civilisation qui lui a permis de donner une si belle place aux femmes à travers son histoire. C’est cette vision riche et profonde des rapports hommes femmes qu’il nous faut défendre à tout prix.

Attention également à ne pas limiter l’argumentaire en faveur des frontières à cette question des violences faites aux femmes dans la mesure où elle nourrit par ailleurs dans le camp conservateur une dialectique de deux poids deux mesures qui n’est pas souhaitable : « oui méfions-nous des arrivées massives d’hommes trentenaires, mais accueillons largement les familles ». Ce qui est en jeu, c’est non seulement la violence envers les femmes, mais plus largement la cohésion de notre corps social, qui est nécessairement à la fois culturelle et charnelle, et que l’arrivée massive de populations exogènes quelles qu’elles soient et quel que soit leur degré de civilité met en danger.

Breizh-info.com : Quelles solutions prônez-vous afin de lutter contre la dénatalité ?

Anne Trewby : La natalité des populations européennes est en berne pour plusieurs raisons, à la fois culturelles, philosophiques, politiques et environnementales. D’abord, la santé des Européens a été gravement mise en danger par la toxicité croissante de notre alimentation et de notre environnement. La généralisation de la contraception et de l’avortement a contribué à faire reculer l’âge de la première maternité, en même temps que la libération sexuelle des années 1960 – 1970. Notre société pense l’enfant comme un « projet parental » qui devrait obéir à des considérations rationnelles. Nos modes de vie et le modèle du foyer à double salaire impliquent des coûts à la vie de famille qui freine largement la fertilité des européens. Ajoutons à cela la déconsidération du travail domestique, du don de soi, de la maternité… enfin de tout engagement envers autrui qui ne répond pas à une logique de rentabilité… la boucle est bouclée. Évidemment, le politique a largement participé à la baisse de la natalité avec des attaques sur la famille autant symboliques (mariage homosexuel, suppression de la présomption de paternité ou encore de la notion juridique de « bon père de famille »), qu’économiques (individualisation de l’impôt, indexation des allocations familiales sur le revenu, lois sur l’héritage…) ou encore éducatives (contrôles des écoles hors contrat, tentatives de suppression de l’instruction en famille…).

À l’inverse, il y a des mesures politiques à adopter qui pourraient favoriser un renversement de la balance. Il faut toutefois rester vigilants à ne pas sombrer dans le travers d’un natalisme aveugle et qui jouera rapidement en notre défaveur. S’il ne s’agit que d’inciter les femmes et les couples à avoir des enfants, nous allons nous retrouver avec encore des afflux de clandestins tout prêts à profiter de la générosité de la France, et des masses d’enfants abimés. Une politique familiale cohérente implique donc un travail plus large que la seule question de la natalité :

  • Revalorisation de la famille traditionnelle à travers des mesures autant symboliques que juridiques et économiques
  • Soutien matériel concret aux familles plutôt que l’assistanat auquel nous en sommes arrivés aujourd’hui. Si certaines mesures pourraient être réservées aux couples mariés comme c’est le cas en Hongrie (aides au transport, logement et autres postes de dépense lourds pour les familles), les allocations familiales, elles, devraient être versées en fonction du nombre d’enfants et de l’appartenance nationale seule et pas du revenu. Les aides aux familles en difficulté devraient être temporaires, réservées à des situations d’urgence (perte d’emploi, grossesse non désirée…), et viser à aider les familles à retrouver leur autonomie.
  • Enfin, il est fondamental de redonner aux parents toute l’étendue de leurs libertés éducatives. Elles sont la condition sine qua non d’un réel exercice de leurs responsabilités parentales. Concrètement, les parents devraient être en droit de choisir seuls le détail de l’éducation donnée à leurs enfants dans le cercle familial (abrogation de la loi fessée, liberté vaccinale…), et scolaire (chèque scolaire pour arrêter la double peine sur les familles qui sortent de l’Education Nationale, possibilité de l’IEF…).

Breizh-info.com :  Selon divers médias, le monokini est en recul sur les plages françaises. Quelle en sont selon-vous la ou les raisons ? Défendez-vous le droit des femmes à être seins nus à la plage ? 

Anne Trewby : Se promener seins nus sur les plages est avant tout une mode, une mode héritée des années 1960 et de la soi-disant libération sexuelle féministe, une mode purement réactionnaire au sens premier du mot. Ce n’est pas seulement à cause des nouvelles formes de puritanisme qu’on voit émerger aujourd’hui que le sein nu est en recul, c’est aussi que les femmes contemporaines ne sont plus dans la même logique de libération des carcans bourgeois que pouvaient l’être celles de la génération Deneuve. Les problématiques contemporaines des femmes sont désormais bien éloignées de celles des bourgeoises privilégiées qui composaient la deuxième vague féministe.

Les préoccupations des femmes françaises du XXIe siècle, c’est de se voir offrir des alternatives respectueuses de leurs corps à la castration chimique que leurs proposent les médecins en guise de contraception, c’est d’élever leurs enfants sans que l’Etat ne se mêle de leurs choix, c’est de ménager du temps pour leur famille malgré leurs emplois précaires aux horaires décousus, c’est d’obtenir une retraite digne malgré les congés parentaux qu’elles ont osé prendre, c’est rentrer le soir sans risquer de se faire violer même dans un train bondé, qu’elles se promènent seins nus ou en col roulé.

Ce que nous avons toujours défendu avec Antigones, c’est d’un côté la liberté des femmes de faire leurs propres choix, notamment vestimentaires, et de l’autre la nécessité qu’elles soient en sécurité dans les rues, sur les plages, chez elles, quelle que soit leur tenue ou leur comportement. La tenue, même affriolante, même scandaleuse, d’une femme, ne peut en aucun cas justifier la moindre agression ou la moindre injure. Il n’y a tout simplement aucune excuse pour le viol ou l’agression d’une femme, et de qui que ce soit d’ailleurs. La mission du politique, c’est de permettre la vie en société. Quelle vie en société est possible quand tout une partie de la population ne se sent pas en sécurité dans la rue, quand l’État n’assure pas la sécurité minimale des citoyens et que des crimes graves demeurent impunis ou ne valent à leurs auteurs que des peines dérisoires ?

Il est tentant d’aller défendre le droit à la minijupe ou au monokini face aux puritains défenseurs de la burqa pour toutes ou autres prisons vestimentaires. Il faut pourtant se garder de l’erreur politique qui consiste à prendre par réaction le contrepoint de l’adversaire à tout prix. C’est cette attitude qui nous a valu une loi dite « sur le voile » qui est en réalité une loi contre le port de signes religieux ostentatoires susceptible de se retourner contre les religions européennes selon le bon vouloir du législateur et qui nous vaut aujourd’hui la tripotée de mesures liberticides du projet de loi sur le séparatisme (contrôle des réseaux sociaux, interdiction de l’instruction en famille, etc.). Rappelons que ces lois seront d’abord appliquées contre notre camp et ne suffiront jamais à combattre des islamistes qui se fichent royalement des lois. De même sur la question de la pudeur, il s’agit de ne pas tomber dans le ridicule de faire de l’exhibition du corps féminin un étendard civilisationnel.

Le corps, masculin comme féminin, n’est pas qu’une donnée matérielle, il fait partie intégrante de la personne humaine. À ce titre, il ne devrait pas être traité ni comme un simple objet de consommation, notamment sexuelle, ni comme une vitrine personnelle pour son propre narcissisme. Il est le support privilégié de l’intime, et à ce titre participe des subtils mécanismes du désir. Il est naïf de penser que la pudeur est passée de mode ou que toutes les tenues ont le même impact sur le sexe opposé. Traditionnellement en Occident, les hommes étaient d’ailleurs tout autant que les femmes invités à adapter leur tenue en présence du sexe opposé. C’est une question de savoir-vivre avant tout.

La crispation du débat autour de la question vestimentaire est le fait de groupes minoritaires et idéologues. Les islamistes nous en proposent une version dégradante pour les femmes qui décrédibilise mécaniquement toute tentative de défense de cette notion si décriée de pudeur, tandis que les féministes crient au patriarcat et à la guerre des sexes. Le débat sur la pudeur pourtant est légitime et justifié. Simplement, il relève d’une dynamique de discussion libre de la société civile et pas d’une logique de crimes et délits. Chaque société a ses propres normes en termes de pudeur et d’intimité : elles doivent faire l’objet d’un consensus implicite de la population, pas d’une pression de groupes minoritaires. Elle suppose par ailleurs l’existence de valeurs communes à partir desquelles réfléchir, ce qui est désormais de moins en moins le cas, d’où la difficulté nouvelle de mener des débats de société quel que soit le sujet.

Anne Trewby, Le Néo-féminisme à l’assaut d’internet, préface de Claude Chollet, La Nouvelle Librairie, collection Désintox, 2021, 48 p., 4,90€.

Lionel Baland

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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3 Commentaires

  1. Il ne faut pas confondre le féminisme actuel avec le vrai féminisme qui est antique.
    Le féminisme contemporain trouve son origine dans la Maçonnerie moderne qui est elle-même le produit corrompu anglo-saxon d’une « Tige » ancienne et respectable.
    Le féminisme doit avoir pour but, avant tout, de remettre la femme à la place qui lui est due, dans la vie sociale et dans la vie familiale.
    Dans l’état primitif et naturel de l’humanité, nous voyons l’homme se livrer à la chasse, à la pêche, à la construction des habitations, des instruments, à la culture de la terre. Il fait ce que son instinct lui dit de faire et il le fait bien.
    La femme s’occupe de la direction intérieure, de l’administration, de l’éducation des enfants ; elle est Reine au foyer, elle dirige et gouverne, à elle incombe tout ce qui demande du discernement, de la prudence, de la patience, du raisonnement, de la persévérance.
    Cette famille primitive représente la première forme de l’Etat.
    Dans les nations modernes, dites civilisées (ce qui, aujourd’hui veut dire, par antithèse, soumises au régime de la Force), on a renversé cet ordre de choses. On a donné à l’homme les fonctions féminines (celles qui ne peuvent être remplies qu’à la condition de posséder des facultés de femme) telles que l’administration, la direction morale, l’enseignement sous toutes ses formes, la médecine, le droit, la justice, fonctions qui demandent de la logique, du raisonnement, de la patience, de l’équité, de la prudence, de la persévérance, c’est-à-dire toutes les qualités déterminées par l’agent nerveux sensitif.
    On a donné ces fonctions sensitives à des hommes « moteurs » qui n’ont ni patience, ni prudence, ni équité, ni raisonnement, ni logique, ni persévérance, puisqu’ils n’ont pas l’intensité sensitive qui donne ces facultés. Mais, en échange, ils ont l’égoïsme, l’emportement, l’inconstance, l’interversion de l’esprit, l’injustice, qualités négatives qui existent, à des degrés très divers, il est vrai, dans les hommes et qui rendent impossible l’exercice de ces fonctions sensitives.
    Les hommes, en prenant pour eux les fonctions des femmes, ont, en même temps, pris, pour eux, les droits des femmes, droits qui sont inhérents aux facultés que ces fonctions supposent. Ces droits sont les privilèges de l’aristocratie de l’Esprit. C’est le véritable « droit divin », sur lequel doit reposer toute autorité.
    Ce n’est que peu à peu que les hommes ont envahi le domaine des femmes et les en ont chassées. Mais, une fois établis, en conquérants, sur ce terrain, ils s’y sont maintenus par la force et par la ruse. La femme a été déchue de ses droits.
    C’est la force brutale qui a assuré, à l’homme, une position à laquelle il n’avait pas de droits naturels. En agissant ainsi, il violait les lois psychiques et les lois morales, qui en sont la conséquence, il violait le droit.
    Mais comme tous les hommes ne sont pas aussi avancés dans l’évolution du mal, comme l’héritage naturel que chacun apporte en naissant lui remet dans l’esprit un germe de vérité, il s’est trouvé, dans tous les temps, des hommes meilleurs que les autres qui ont eu une sorte de honte de cette injustice, qui l’ont comprise, et même, qui ont protesté, quoique cette injustice était établie à leur profit. Tout ce qui restait de droiture, de logique, dans leur esprit, clamait contre cette façon de renverser les choses, leur conscience se révoltait à l’idée d’écraser, dans la femme, ce qu’il y avait de meilleur en eux. Ce sont ces hommes-là qui élevaient la voix pour défendre le droit des femmes. Mais, jetant les yeux autour d’eux et ne rencontrant, partout, que des femmes privées de toute culture sérieuse, et livrées à toutes les futilités du luxe, on comprend qu’ils n’aient pas encore reconnu, dans la femme, la Prêtresse et l’Éducatrice de l’avenir. Ils ont demandé, seulement, que la femme soit considérée comme l’égale de l’homme.
    Il y a eu des hommes féministes à toutes les époques et dans tous les pays. Il s’en est trouvé même parmi les Pères de l’Eglise. Saint Bernard fut de ceux-là, et des plus fervents. Son culte de la femme s’adresse à la vierge Marie, mais, qu’importe l’image pourvu qu’il y ait une femme derrière.
    Blog : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/

    • C’est drôle, ce pavé destiné à assomer les modérateurs, mais j’y ai survécu, et j’ai compris qu’il a été lancé par une vile sorcière, pardon, une « Prêtresse » de la tradition « ancienne et respectable », du matriarcat originel imaginaire.
      Vous trouvez que les hommes ne sont que des brutes qui ont encore trop de droits ! qu’il y en a encore trop dans l’éducation (15%) ! Vous pensez que les hommes sont moins doués d’équité et de logique… on se demande si vous avez jamais vécu dans un environnement féminin ? Je vous laisse à votre vie où les hommes sont impatients, égoïstes, emportés, imprudents, et lâches. Encore heureux, vous ne leur avez pas attribué le manque d’esprit de synthèse !

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