Automobile. Obligatoire à partir de 2022 sur les véhicules neufs, à quoi servira la « boîte noire » ?

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À partir de 2022, les véhicules neufs vendus en Europe seront dotés d’une « boîte noire ». À quoi servira précisément ce nouveau dispositif ? Quelles libertés laissera-t-il aux usagers de la route ?

Une boîte noire pour informer sur la conduite

Le 6 juillet 2022 marquera un tournant pour le marché automobile dans l’union européenne. En effet, à partir de cette date, les constructeurs auront dorénavant l’obligation d’installer un dispositif fonctionnant comme une sorte de « boîte noire » sur l’ensemble de leurs nouveaux modèles commercialisés, imitant ainsi ce qui se fait déjà aux États-Unis depuis 2012. Pour les véhicules neufs déjà homologués et en vente, l’ajout du dispositif se fera au plus tard en juillet 2024.

Si le terme de « boîte noire » fait référence aux enregistreurs de données embarqués sur les avions, c’est parce qu’il s’agit, dans le cas des véhicules, de récolter là aussi une multitude d’informations concernant la conduite. Les voitures particulières tout comme les utilitaires seront concernés par la mesure tandis que les deux-roues motorisés y échapperont.

Lorsqu’un choc, plus ou moins violent, surviendra sur la route, le système permettra donc de fournir plusieurs renseignements techniques relatifs aux secondes qui ont précédé et suivi l’incident.

Quant aux personnes habilitées à consulter les informations de ces « boîtes noires », seules les forces de l’ordre y seront autorisées. Ce qui ne sera pas le cas des assureurs.

Quelles données seront enregistrées ?

Dans le détail, le système pourra renseigner sur diverses données : vitesse du véhicule, degré d’activation du freinage, angle du volant, inclinaison du véhicule sur la route, l’activation ou non de l’ensemble des systèmes de sécurité du véhicule, et notamment la ceinture de sécurité du conducteur et des éventuels passagers. Par ailleurs, dans le cas d’un incident mettant en cause le constructeur, la « boîte noire » permettra également de remonter jusqu’à ce dernier en identifiant précisément le type de véhicule.

Pour ce qui est du respect de la vie privée du conducteur et du propriétaire du véhicule, le système promet de ne pas enregistrer les conversations à l’intérieur de l’habitacle. Une pratique qui a, en revanche, cours dans les avions. De plus, cette récolte de données se veut anonymisée puisqu’aucune information permettant d’identifier le propriétaire du véhicule ne devrait être collectée, tout comme le numéro d’identification du véhicule ne sera pas pris en compte.

Mais impossible d’échapper aux enregistrements du système une fois la voiture en mouvement car il ne pourra pas être désactivé et fonctionnera en permanence lorsque le véhicule roulera. En ce qui concerne les capacités de stockage, le dispositif procédera à l’écrasement successif des informations collectées, celles-ci étant remplacées en permanence par des nouvelles. Sauf en cas de choc.

Crédit photo : Flickr (CC BY NC SA 2.0/Steven Jambot) (photo d’illustration)
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