Isabelle Le Callennec (Hissons haut la Bretagne) : « Le retour de la droite en Bretagne est à portée de vote »

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Après Thierry Burlot et Gilles Pennelle, voici les réponses d’Isabelle Le Callennec (LR) avant le deuxième tour des élections régionales. Sectaire, Claire desmares-poirrier (EELV) n’a pas souhaité nous répondre, au premier comme au second tour.

Breizh-info.com : Quelle est votre réaction après ce premier tour ? L’abstention, généralisée au niveau national, n’invalide-t-elle pas de facto ces élections ?

Isabelle Le Callennec (Hissons haut la Bretagne) : Je suis satisfaite du résultat pour ma liste Hissons Haut la Bretagne qui a déjoué les pronostics en arrivant 2è mais moins pour le niveau de participation, même s’il fallait s’y attendre. Le contexte sanitaire n’était pas vraiment favorable, les électeurs avaient du mal à s’y retrouver entre les départementales et les régionales et la distribution des professions de foi et bulletins de vote a été plus qu’aléatoire.

Breizh-info.com :En Bretagne, 5 candidats dans un mouchoir de poche, et au final, aucune fusion en vue du deuxième tour. La région ne risque-t-elle pas d’être ingérable ?

Isabelle Le Callennec (Hissons haut la Bretagne) : Il y a eu fusion entre Daniel Cueff et Loig Chesnais Girard, ce qui d’ailleurs a déplu à des colistiers de Daniel Cueff qui avait dit qu’il voulait « rester en dehors des partis ». La liste qui arrivera en tête au 2è tour, j’espère que ce sera la nôtre, prendra 25% des sièges et le reste sera réparti à la proportionnelle. Plus notre score sera élevé, plus nous aurons de marges de manœuvre.

Breizh-info.com :Quelles sont les propositions fortes que vous souhaitez mettre en avant à quelques jours des élections, pour mobiliser notamment les abstentionnistes, majoritaires ?

Isabelle Le Callennec (Hissons haut la Bretagne) : Je veux remercier celles et ceux qui nous ont fait confiance dès le 1er tour et les inviter à transformer l’essai dimanche prochain. Je veux aussi rappeler aux électeurs bretons de la droite, du centre et du centre droit, qu’avec mon équipe d’hommes et de femmes d’expérience et de conviction, nous incarnons la seule alternance crédible dans une région dirigée depuis 17 ans par la gauche. Pendant la campagne que j’ai faite en utilisant au maximum les transports en commun, entre terre et mer, du Finistère aux Côtes d’Armor, en passant par le Morbihan et l’Ille et Vilaine, j’ai pu noter à quel point la Bretagne si chère à mon coeur a besoin d’un nouveau souffle. Les milliers d’offres d’emploi non pourvues ou la fracture territoriale en sont l’un des symptômes.

Breizh-info.com : La droite a été attaquée notamment par Gilles Pennelle sur la question des migrants, et des subventions votées aux associations qui les aident (notamment SOS Méditerranée) par la droite. N’était-ce pas une erreur de le faire et de se retrouver finalement pris en otage idéologique par la gauche ? Financer les associations aidant les migrants, n’est-ce pas créer un appel d’air dans un pays totalement fracturé sur la question de l’immigration ?

Isabelle Le Callennec (Hissons haut la Bretagne) : Si les Bretonnes et les Bretons nous font confiance, nous ferons très attention aux subventions aux associations. S’agissant de celle que vous citez, mon groupe de la Droite et du centre au Conseil départemental n’a pas voté cette subvention.

L’alliance entre Daniel Cueff et Loig Chesnais Girard vous a-t-elle surprise ?

Isabelle Le Callennec (Hissons haut la Bretagne) : Non. Jean-Yves Le Drian l’appelait de ses vœux, tout comme il a exhorté à Loig Chesnais Girard et Thierry Burlot à s’entendre. Cela fait craindre, si jamais Loig Chesnais Girard arrive en tête dimanche, qu’il y ait des négociations entre eux pour des postes et des places, que l’on prenne les mêmes et que l’on recommence pour 7 ans de gestion de gauche. Non merci.

Breizh-info.com : L’abstention n’appelle-t-elle pas, plus globalement, à une réforme rapide, y compris constitutionnelle, des institutions dans lesquelles manifestement, une majorité d’électeurs ne se reconnaissent plus ? Car si Emmanuel Macron a été choisi par une minorité de Français, c’est aussi le cas des députés…des maires des métropoles…cela commence à faire beaucoup non ?

Isabelle Le Callennec (Hissons haut la Bretagne) : Il faut en effet faire évoluer les institutions. Personnellement, je reste attachée à la réforme de 2010 qui créait le conseiller territorial et je plaide pour une Assemblée unique de Bretagne qui rendrait l’action publique plus lisible, plus efficace et moins couteuse pour les deniers publics. Cette assemblée unique concernera les 5 départements bretons dès lors que les habitants de la Loire Atlantique auront exprim  leur souhait de revenir en Bretagne. Nous devrons en passer par une Loi Bretagne. Il  y a bien une Loi Alsace…

Breizh-info.com : Beaucoup parlent déjà d’un « troisième tour » en Bretagne. Qu’en dites vous ?

Isabelle Le Callennec (Hissons haut la Bretagne) : Le 3è tour, ce sera le 2 juillet ; c’est en fait l’élection du Président par les 83 conseillers régionaux qui auront été élus dimanche. En l’occurrence, j’espère que ce sera une Présidente issue de la liste Droite, Centre et Régionalistes…

Breizh-info.com : Le mot de la fin pour les lecteurs/électeurs ?

Isabelle Le Callennec (Hissons haut la Bretagne) : Le retour de la droite en Bretagne est à portée de vote, merci de votre mobilisation.

propos recueillis par YV

Crédit photo : DR
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3 Commentaires

  1. Voulez-vous défigurer notre Bretagne avec les usines éoliennes sur terre et cautionner l’écocide en baie de Saint Brieuc par l’aluminium émis par le système anti-corrosion des éoliennes ?

    Je vous recommande ce film sur l’énergie et l’éolien, film qui a rendu hystérique Mme Pompili ; https://eoliennes-lefilm.com/

  2. À l’Élysée, le vendredi 14 juin 1968, De Gaulle reçoit Alain Peyrefitte :

    A. Peyrefitte : « Maintenant que la fracture est réduite, l’État va se remettre en marche. La confiance va revenir. »

    Général De Gaulle : « Il ne faut pas se faire d’illusions. Beaucoup de choses que nous avons entreprises sont remises en cause. En ce mois de mai, se déroulait à Paris un événement planétaire : les pourparlers entre les Etats-Unis et le Vietnam. C’était le couronnement de notre politique de paix. Ça aurait dû remplir de fierté tous les Français. Ça a été gâché par la chienlit.

    Dans le pays, l’ordre va sans doute être rétabli, puisque maintenant on fait ce qu’il faut pour ça. Mais il ne faudra pas refuser d’entendre ce qui a pu s’exprimer au cours de ce mois. IL Y A QUAND MÊME EU LE REFUS D’UN SYSTÈME QUI NE RESPECTE PAS LA DIGNITÉ DES GENS. IL FAUDRA FAIRE LA PARTICIPATION. Si on l’avait faite, en tout cas si on l’avait engagée avec suffisamment d’énergie, je crois bien que nous aurions évité cette foire… SINON, UN JOUR, TOUT FINIRA PAR BASCULER et nous n’aurons gagné qu’une victoire a la Pyrrhus.

    Vous pensez bien que ce mois de mai ne s’effacera pas si tôt que ça de l’histoire de France. »

    53 ans, une semaine et 4 jours plus tard « ce mois de mai » n’est toujours pas effacé de l’histoire de France.

    19 369 jours plus tard, ça n’a pas encore basculé mais on voit que la bagnole a une ou deux éraflures…

    Si les Cohn-Bendit et Olivier Duhamel on fêté la victoire de leur fils spirituel, à la Rotonde, au soir du 1er tour de la Présidentielle de 2017, ce n’est plus exactement aussi fun ! fun ! fun ! qu’en ce beau mois de mai 1968 :

    https://www.youtube.com/watch?v=aFOLnzwIzUM

    Nous ne sommes encore qu’au début de la fin de « demain ».

    Richard Nixon rapporte dans son ouvrage « Leaders » :

    « Quand je visitai la France en 1969, De Gaulle me livra cette réflexion caractéristique : “ Je fais la politique pour les journaux d’après-demain. ” »

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