Bon à savoir. FLB, Bolloré, UDB, Le Callennec… les bonnes notes de Bernard Morvan

Nous vous proposons une nouvelle rubrique, pas forcément régulière, dans laquelle Bernard Morvan vous relève quelques perles recueillies ici ou là dans la presse…ou ailleurs.

  • Dans le Mouvement breton, le FLB était extrêmement populaire. Seule l’UDB condamna avec force l’action des clandestins dans les colonnes du Peuple breton – le mensuel du parti.  En ces temps-là, les dirigeants de l’UDB croyaient aux vertus de l’ « union de la gauche » et se montraient très satisfaits des quelques strapontins qui leur étaient accordés dans les municipalités socialistes. Ronan Leprohon devint même conseiller régional – un seul mandat – en figurant sur une liste patronnée par le PS. Mais si des gens comme Louis Le Pensec (député PS) étaient volontiers régionalistes en Bretagne, ils devenaient jacobins à Paris. Ce fut donc un échec glorieux pour l’UDB.
  • Un communiqué signé FLB-ARB (Front de libération de la Bretagne-Armée révolutionnaire bretonne) expédié à la presse évoque  une possible reprise d’actions violentes en Bretagne. Qu’en pense Gaël Briand, dirigeant de l’UDB et conseiller régional ? : « A mon avis c’est l’œuvre d’un zouave tout seul. Quand on connaît l’histoire du FLB et du Mouvement breton, c’est difficile de donner du crédit à ce genre de personnage. Il est certainement tout seul, mais internet permet de donner l’impression qu’ils sont nombreux. Tout dans la démarche de ce garçon est ridicule. » (Le Télégramme, Bretagne, mercredi 23 mars 2022)
  • Un lecteur nous a fait remarquer que nous avions été incomplets quand nous avions abordé les activités industrielles de Vincent Bolloré en Bretagne. Effectivement. A Ergué-Gabéric (près de Quimper), « Bolloré reste présent dans la mobilité électrique. Il fabrique encore des batteries et des bus électriques. Une centaine de bus de la RATP sont des Bluebus  (…) Une centaine doit être livrée dans les prochaines années. » (Le Figaro Economie, samedi 2-dimanche 3 avril 2022). A Dinard, François Pinault se contente d’acheter des villas… 
  • Un autre lecteur nous signale un oubli qu’il estime fâcheux à propos des villas dont la présidente de la Région Ile-de-France est la propriétaire à La Baule. Rappelons l’objectif de la candidate : « Je veux faire une France de propriétaires » (Le Figaro, lundi 24 janvier 2022) Nous complétons donc. « Valérie Pécresse décroche le titre de candidate la plus riche. Son patrimoine net s’élève à près de 10 millions d’euros, loin devant les 4,3 millions de Zemmour ou les 2 millions de Dupont-Aignan… Sa déclaration présente pourtant une curiosité : l’une des quatre maisons du couple Pécresse n’y figure pas. En l’occurrence une vaste demeure située sur le front de mer à La Baule, achetée 1,995 million en 2014 et mitoyenne d’une première villa acquise en 2003. Mais l’élue LR n’est pas responsable du trou dans la raquette législative qui a fait disparaître cette baraque. Explication du truc : si la loi demande que tous les biens détenus par les SCI soient déclarés par les candidats, elle n’a rien prévu de tel pour les SARL familiales. Le statut de ces sociétés permet aux membres d’une même famille de posséder un bien immobilier dans des conditions fiscales avantageuses. Cela tombe bien : pour acheter leur second immeuble de La Baule, les Pécresse ont créé avec leurs trois enfants, la SARL Saint-Damien. Monsieur et madame se sont donc contentés d’annoncer qu’ils possédaient  54,5 % de Saint-Damien pour une valeur vénale de 309 829 euros (prenant en compte le montant d’un prêt immobilier de 1 million restant à rembourser) » (Le Canard enchaîné, 16 mars 2022)
  • Isabelle Le Callennec (LR) a pris du galon à l’occasion de la campagne pour l’élection présidentielle ; elle était maire de Vitré et présidente du groupe de la droite au conseil régional de Bretagne, elle devient « oratrice régionale » de Valérie Pécresse. A l’entendre, cette dernière est la seule « à pouvoir battre le président Emmanuel Macron » (Ouest-France, Ille-et-Vilaine, jeudi 6 janvier 2022) Valérie Pécresse est du même avis : « On va gagner cette élection » (Le Figaro, lundi 6 décembre 2021), ce qui va lui donner beaucoup de travail : « Je remettrai de l’ordre en France » (France inter, matinale du vendredi  8 avril 2022) 
  • La campagne pour l’élection présidentielle a donné une excellente idée aux journalistes d’Ouest-France : interroger les citoyens « de base ». Quelques morceaux choisis. A propos des politiques, Jocelyne déclare : « Ils se chamaillent beaucoup entre eux ; ils ne sont pas dans la réalité, pas assez près des préoccupations des gens. Ce qu’ils racontent à la télé, j’ai l’impression de l’avoir toujours entendu. » (Bretagne, lundi 28 février 2022). Christophe retient du président sortant ses petites phrases « comme le jour où il s’est moqué des ouvrières en Bretagne, ou quand il a dit qu’il suffisait de traverser la rue pour trouver un emploi. Il a été tellement méprisant que ça va se retourner contre lui. » (Ille-et-Vilaine, lundi 31 janvier 2022) Une habitante de Villejean à Rennes : « La politique, moi, j’ai laissé tomber. C’est un faux choix qu’on nous demande. Peu importe qui gagne, notre situation ne bougera pas. » (Ille-et-Vilaine, lundi 14 février 2012). Cette explication nous rappelle une phrase du philosophe Cornelius Castoriadis : « Il y a longtemps que le clivage gauche-droite, en France comme ailleurs, ne correspond plus ni aux grands problèmes de notre temps ni à des choix politiques radicalement opposés » (Le Monde, 12 juillet 1986)
  • Les féministes avaient récemment l’occasion de défendre leur cause avec force ; elles ne l’ont pas fait  – pourtant  elles savent pétitionner, défiler, protester… L’affaire se déroule à Cesson-Sévigné (près de Rennes). Un matin, vers 3 h 30, une jeune femme de 19 ans, apprentie, se rend au travail à bicyclette. Un automobiliste l’intercepte et la viole. L’auteur est rapidement identifié « comme étant un jeune homme né en 2001 au Cameroun, et connu de l’institution judiciaire », précise le procureur (Ouest-France, Ille-et-Vilaine, vendredi 1er avril 2022) D’abord on ne voit pas pourquoi l’identité et les « exploits » antérieurs du personnage ne sont pas rendus publics, ensuite on ne s’explique pas le silence des associations féministes. Est-ce parce qu’il s’agit  d’un immigré – donc personnage bénéficiant d’un statut privilégié ? Est-ce parce que la victime appartient aux classes populaires – donc  personne inintéressante aux yeux des bourgeoises qui peuplent les groupes féministes ?

Une réponse

  1. Un quidam donne l’impression d’être nombreux en signant FLB. Un autre quidam donne l’impression d’être tout seul en signant au nom d’un parti de masse, l’UDB. C’est le monde à l’envers ! (La Bretagne à l’envers, du moins.)

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