SNCF. Cet été, en Bretagne administrative, les places vélo dans les TER seront payantes

Nous le constations déjà il y a trois ans, clairement, la région administrative Bretagne n’arrivait plus à gérer l’afflux de vélos dans les trains – et les évolutions post-Covid avec la ruée des français sur le vélo n’ont rien arrangé. La région administrative et la SNCF ont décidé de prendre le problème à bras le corps, mais les voyageurs devront réserver à l’avance et payer plus.

Du 7 juin au 30 septembre, il faudra réserver 48 h à l’avance au moins sur le site BreizhGo un emplacement vélo sur les principales lignes TER bretonnes, notamment Rennes – Brest, Rennes – Saint-Malo, Rennes – Quimper et Quimper – Nantes  pour un coût unitaire de 3 €.

En échange la SNCF passera de 6 à 20 les emplacements vélo sur les trains – l’augmentation de capacité vélo a été possible en neutralisant certains sièges, couverts par des bâches, pour stocker les vélos au-dessus. Les vélos devront par ailleurs être étiquetés, comme s’il s’agit d’un bagage.

Il s’agit en réalité de gérer dans l’urgence l’afflux estival de vélos – et de touristes – dans les trains, tout en compensant au moins en partie la perte commerciale liée à la neutralisation de sièges pour le transport de vélos. Néanmoins ce genre de décisions, qui impacte le quotidien des bretons qui voyagent avec leur vélo dans le train, notamment parce qu’ils n’ont pas le choix, pourrait aussi attiser les tensions entre locaux et poids du tourisme, notamment en Basse Bretagne et sur les littoraux.

La région Bretagne est pour l’instant la seule à avoir fait le choix de rendre le transport de vélo payant et à réservation obligatoire l’été – une solution toute socialiste et administrée qui fait le charme de la France.

D’autres régions ont des tactiques différentes – ainsi les nouveaux TER de la région Centre ont nettement plus d’emplacements vélos et des espaces entre les voitures assez larges qui permettent d’en stocker et d’en manœuvrer plus. En Pays de Loire, c’est la construction de grands parkings à vélo aux abords des gares (78 places à Clisson notamment, un autre prévu à la Haye-Fouassière en 2021) sur le modèle allemand, qui est privilégiée, le but étant que les usagers viennent à vélo à la gare, l’y laissent et continuent en train.

Louis Moulin

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

3 réponses

  1. Normal, tout a un coût, et le ferroviaire a déjà tendance à être en permanence en déficit, comblé par les impôts (tout le monde ou presque, surtout ceux qui ne prennent jamais le train).

  2. Mes deux commentaires d’aujourd’hui, ici et sur http://www.breizh-info.com/2021/07/05/167145/conference-le-scandaleux-business-de-leolien/?unapproved=101354&moderation-hash=b01971a8250c74c0df68e6490b729ef1#comment-101354 n’apparaissent pas, je suppose donc qu’ils n’ont pas été acceptés. Est-ce que c’est par ce qu’ils vous déplaisent, et qu’une seule pensée est permise, comme dans la presse mainstream? Dans ce cas, inutile d’ouvrir un espace « commentaires ».

Les commentaires sont fermés.

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