Démolition, le Journal d’Anne France, Alternative Ulster, Pôle emploi la machine à asservir, J-M Caradec : la sélection littéraire hebdomadaire

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Démolition, le Journal d’Anne France, Alternative Ulster, Pôle emploi la machine à asservir, J-M Caradec : voici la sélection littéraire hebdomadaire.

Démolition

La France de 2021, depuis l’arrivée d’un gouvernement qui veut la transformer, au plus total mépris de son histoire, en «start-up nation» du mondialisme qui régit l’Occident, s’effondre de façon si visible que même ses habitants les plus imperméables à la politique s’en aperçoivent. Et ils en attribuent la responsabilité aux politiciens élus en 2017. Grave erreur.

Certes, ces dirigeants sont rustiques et surtout agressifs, malgré de brillantes formations qui auraient dû les civiliser, ne cachant rien de leur mépris du sort de la France et des Français. Les «réfractaires» ne sont guère des start-upers.

Mais ils ne sont que le dernier – donc plus visible – épisode, d’une démolition lancée il y a longtemps, vers 1970, d’un programme d’éradication de l’esprit français.

Démolition raconte cette longue histoire et ses motivations.

Bernard Gantois est né à Maubeuge en 1944. Polytechnicien et ingénieur civil des Ponts et Chaussées, il a effectué toute sa carrière au service de la RATP. Auteur de plusieurs livres, il a notamment publié aux Éditions de Chiré une Lettre ouverte au pape François (2017) et Autopsie d’un assassinat (2020).

A commander aux éditions de Chiré

Le Journal d’Anne France

Au delà d’un témoignage sur le quotidien d’une vieille dame perdue dans la solitude et l’indigence, ce journal est aussi le récit bouleversant de la vie tourmentée d’une femme – amante éphémère, nièce fidèle et mère trop peu de temps – qui a vécu peut-être plus que toute autre, les épreuves et les dérèglements de son époque. Au fil des pages, la diariste raconte l’histoire inédite et terrible d’une nation qui s’enfonce dans les abîmes plus vite qu’une génération d’homme et de femme ne met pour mourir, de telle sorte que la vie d’Anne-France et l’histoire de France semble à la lecture ne faire plus qu’un.

Extrait

Je m’appelle Anne-France, Marie, Geneviève, Jeanne, Razaveth. Je vais mourir bientôt et je n’ai pas peur. Je meurs dans angoisse et dans la joie d’éviter l’humiliation ultime des maisons de retraite, véritables mouroirs pour ancêtres gênants, authentiques camps de concentration pour vieillards surnuméraires.
Mais je meurs un peu furieuse. Les comédiens rêvent de mourir sur scène d’où le mythe de la fin héroïque de Molière, leur saint patron. En revanche, jamais à ma connaissance un écrivain n’a rêvé de mourir sur son bureau, la tête gisante sur sa feuille blanche ou sur le clavier de sa machine à écrire. Moi qui ne suis pas écrivain, c’est la mort que j’ai choisie.
Ecrire jusqu’à en mourir.

Diplômé en philosophie morale et politique, Romain Guérin ne trouve réellement son compte que dans l’écriture et les ballades à travers les restes de la France. Exceptée la littérature, tout métier pour lui n’est qu’alimentaire et détestable.

A commander sur le site de Romain Guérin

Alternative Ulster, la scène punk en Irlande du Nord (1976-1983)

Etonnante étude du phénomène Punk en Irande du Nord déchirée par le conflit meurtier entre protestants pro-Londres et catholiques où des jeunes en rébellion des deux commautés se retouvent dans les mêmes lieux autour d’une passion commune: le punk, musique, habits, codes et thématiques.

– Une étude originale autour du punk en Irlande du Nord : la musique, le corps, la tenue et les thématiques
– Une analyse inédite qui souligne un étonnant paradoxe d’un terrain commun dans une société où catholiques et protestants restent enfermés dans leurs quartiers d’un pays déchiré par un conflit meurtrier.
– La recherche d’un spécialiste des études anglosaxones à l’Université de Strasbourg, sur un terrain qu’il explore depuis plusieurs décennies.
– Le quatrième titre de la collection « En marge !  » dirigée par les chercheurs Luc Robenne et Solveig Serre.
– L’ouvrage revient sur les groupes phares: Undertones et Stiff Little Fingers, les Outcasts (un groupe belfastois qui a rencontré un succès inattendu en France sur les scènes punk).

Timothy Heron est maître de conférences en études anglophones à l’université de Strasbourg. Son domaine de recherche se situe au croisement des études irlandaises et britanniques, et des Cultural Studies . Ses travaux portent notamment sur la société nord-irlandaise depuis la période des  » Troubles « , sur la musique populaire ainsi que sur la sorcellerie contemporaine et le néo-paganisme. Il est membre de l’équipe PIND (Punk Is Not Dead : Une histoire de la scène punk en France de 1976 jusqu’à nos jours).

Lire l’interview de l’auteur à propos du livre ici

A commander chez Riveneuve éditions

Pôle emploi, la machine à asservir

Pôle emploi s’avère incapable d’aider plus de 10% des chômeurs. Et pourtant, les demandeurs d’emploi sont convoqués, suivis, fliqués, menacés, perdant leur temps dans de vaines rencontres, ultimatums et incohérences administratives.

Dans cet essai, l’auteur raconte le cauchemar vécu par les millions de chômeurs qui ont affaire à cette grande garderie.

 » Si Pôle emploi n’aide pas 90% des chômeurs à retrouver du travail, à quoi servent ses 55 000 salariés et innombrables sous-traitants ? A cette amusante question, la première réponse est simple. Pôle emploi calcule et verse des indemnités aux chômeurs. C’est d’ailleurs l’unique raison pour laquelle les demandeurs d’emploi acceptent de se plier aux desiderata de mon ami Pôle. Alors que nous étions des citoyens, d’un coup ils nous transforment dès que nous devenons chômeurs en bétail docile, en marchandise entrant dans des statistiques… On nous surveille, note, réprimande, infantilise. Pôle emploi permet aussi de dévier la colère. Comme l’affirme l’un de ses dirigeants :  » C’est bien pratique d’avoir un Pôle emploi pour déverser sa hargne… ».

Enfin, ses indemnités sont comme une perfusion de morphine douce… Elles se prolongent jusqu’au jour où, brutalement, la perfusion s’arrête. Après deux, trois ans de chômage, ceux qui peuvent encore travailler sont prêts à accepter des rémunérations très inférieures à ce qu’ils gagnaient. A force d’être dévalués, oubliés, écartés de l’emploi, l’heure arrive fatalement où nous acceptons de Gagner moins pour travailler plus.Malgré des dizaines de rapports qui pointent ses dysfonctionnements et son incapacité à remplir ses missions, mon ami Pôle continue comme si de rien n’était et aucun président ne s’est attaqué à une refonte radicale de ses missions. Mieux, avec la énième réforme de l’assurance chômage concoctée par Emanuel Macron, un million de demandeurs d’emplois verront leurs indemnités baisser à partir du 1er avril 2020.

Journaliste, auteur d’une vingtaine d’ouvrages pour la jeunesse et de livres de voyage, Jean-Pierre Reymond publie chez Max Milo son premier essai.

A commander chez Max Milo

Jean-Michel Caradec

Une voix reconnaissable entre mille, une carrière d’une douzaine d’années, menée tambour battant, brutalement interrompue le 29 juillet 1981. Pierre Brasseur le découvre et le présente à Serge Reggiani qui l’introduit chez POLYDOR. Maxime Le Forestier s’éprend de sa chanson « Mai 68 » et l’emmène avec lui en tournée, tout comme Serge Lama puis Georges Brassens. « Madeline Songs » devient sa maison d’édition avant de créer chez lui le studio Florian pour garder sa liberté de décision et donner la chance à de futurs talents.

Il se déplace en voiture, souvent seul mais toujours avec sa guitare pour s’engager au côté de la classe ouvrière. Sensibilisé à la cause écologique, Jean-Michel est aussi un épicurien qui savoure les plaisirs de la vie. Passionné de football, il participe à de multiples rencontres caritatives.
Récompensé par la SACEM, il est auteur de trois cents chansons, dont celles pour Marie Laforêt, Kernoa, Francesca Solleville et Guy Bedos. L’écriture de scénarios pour le cinéma le tente comme l’envie de se retirer sur une île bretonne. Deux rêves qui resteront vains.

Pour la première fois, un livre retrace la vie de Jean-Michel Caradec qui s’orientait vers le « Folk-Rock » comme en témoigne son album posthume au titre prémonitoire «Dernier avis ».

Restent à jamais pour la postérité « Ma petite fille de rêve », « Île », « La colline aux Coralines », « Quand l’école est finie », « Berceuse », « Portsall », « Ma Bretagne quand elle pleut », « Marie », « Parle-moi », « Le fil du funambule », « Je pars ».

A commander chez les presses du Midi

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Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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