Portugal. Nuno Afonso (Chega) : « Les Européens ont besoin de mesures gouvernementales pour soutenir la famille et la natalité.» [Interview]

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Petit (par la taille) pays à la pointe de l’Occident, le Portugal est un des pays les plus sûrs  au Monde, le troisième en 2020 pour être plus exact, « País de brandos costumes » (pays de douces coutumes) disait un intellectuel portugais.

Le pays est ethniquement et religieusement homogène, et les conflits sociaux y sont limités, au contraire de la France.

Mais c’est sans compter avec la volonté de certaines élites portugaises d’ouvrir grand les frontières et d’offrir aux portugais les heurts et malheurs du multiculturalisme.

Le phénomène de migration extra-européenne est assez récent, il n’a commencé réellement qu’en 2015, date de l’arrivée au pouvoir du Parti Socialiste, appuyé par la gauche radicale et l’extrême gauche. Peu à peu les problèmes ont commencé à augmenter : criminalité en hausse, décolonialisme, etc… Et pour pimenter le tout, le wokisme a fait son entrée en jeu. Une situation qui préoccupe de plus en plus de portugais et qui a été extrêmement bien analysée par l’identitaire Duarte Branquinho .

Face à cela, le Parti Chega est apparu en 2019. Ce parti a connu une ascension foudroyante et a obtenu dés son année de création un député, en la figure du leader du parti, André Ventura. Lors des dernières élections municipales de Septembre 2021, le Chega a obtenu un peu plus de 4% des suffrages, ce qui a été considéré un excellent résultat, surtout pour un parti récemment crée.  

Le gouvernement socialiste du Premier Ministre António Costa vient de tomber suite au rejet du Budget d’État de 2022. Face à cela, le Président de la République a annoncé des élections. Le Parti Chega malgré son peu d’ancienneté est assez bien positionné dans les sondages.

Pour comprendre le Portugal et la vision que les leaders du Chega ont des problèmes sociétaux lusitaniens, nous avons décidé d’interviewer Nuno Afonso, un des leaders du Chega et récemment élu à l’Assemblée Municipale de Sintra, une grande ville portugaise rongée par des problèmes liés à l’immigration.

Le Parti Chega est-il le symptôme de la préoccupation croissante des portugais en relation à l’immigration ? Ou à leur volonté de ne pas sortir de l’Histoire ?

Réponse dans l’interview ci-dessous.

Breizh-info.com : De nombreux observateurs en France ont été surpris par la percée du Chega, notamment après l’élection présidentielle. Si vous deviez présenter le Parti Chega au public français, quels mots utiliseriez-vous ?

Nuno Alfonso (Chega) : Je pense qu’on peut se définir, de manière plus simpliste, comme un parti anti-système, conservateur en matière sociale et libéral en économie.

Le Portugal est un pays qui a été dirigé alternativement par 2 partis depuis 1974. Le PSD (Parti Social Démocrate, centre libéral) et le PS (Parti Socialiste, centre-gauche)

Depuis 2005 nous avons eu 4 années de social-démocratie et 12 années de socialisme.

L’actuel gouvernement socialiste a eu le soutien de l’extrême gauche et a réalisé des accords avec elle (NDLR : Le PS était en minorité à L’Assemblée et donc s’est allié aux BE (Bloco de Esquerda, extrême-gauche trotskyste) et PCP (Parti Communiste Portugais, staliniste-moscovite comme disait un intellectuel portugais)

Le Parti socialiste a vu nombre de ses protagonistes impliqués dans de nombreux crimes de corruption, le plus notoire étant l’ancien premier ministre José Sócrates, et c’est l’une des raisons de la croissance du Chega. Une autre serait l’augmentation de la criminalité, il n’y a jamais eu de guerres de gangs au Portugal et ces dernières semaines, nous avons déjà eu des problèmes à Lisbonne avec des gangs asiatiques (pakistanais, sri lankais, etc), brésiliens et africains. Les autorités policières elles-mêmes, malgré des indications pour dissimuler le problème, ont estimé nécessaire d’alerter l’opinion publique, et ce sont même des sources policières qui ont avoué aux médias que le gouvernement avait donné des indications pour ne pas parler de l’augmentation de la criminalité étrangère des Brésiliens et des Africains, comme cela s’est déjà produit en Allemagne par exemple.

Breizh-info.com : De nombreux journalistes, opposants politiques et intellectuels portugais (de gauche surtout) parlent du Parti Chega comme d’un parti raciste, xénophobe, homophobe, d’extrême droite, voire fasciste, etc… Cependant, un professeur italien de sciences politiques qui enseigne au Portugal, le Dr Riccardo Marchi, a écrit un livre dans lequel il réfute toutes ces accusations, se faisant finalement attaquer par des collègues universitaires. Quelle est la raison de ces attaques constantes contre le Parti Chega ?

Nuno Alfonso (Chega) : Je pense que la raison principale est la peur. Les partis politiques au Portugal sont devenus d’authentiques agences pour l’emploi et nombre de politiciens et de «boys» (NDLR : Le terme « boys », utilisé par Margaret Tatcher (no job for the boys), s’appliquent aussi au Portugal pour les jeunes qui s’inscrivent dés l’âge de 13/14 ans dans les partis, et font toute leur carrière dans ces mêmes partis) des partis sont placés à des postes pour lesquels ils n’ont ni formation ni compétence, dans le seul but de les maintenir dans l’appareil du parti et ainsi parvenir à se perpétuer au pouvoir. En fin de compte, c’est ce qu’est (malheureusement) la politique. Certains tentent de conquérir le pouvoir, d’autres le gardent, le problème est qu’au milieu de ce « jeu » le Portugal et les Portugais sont les perdants, se retrouvant étouffés par les impôts et avec des services inopérants, principalement parce qu’ils sont gérés par des incompétents. Quand quelqu’un vient dénoncer cela, il est considéré comme un ennemi.

Et puis il y a aussi la Cancel Culture que la gauche a installé dans les médias, les universités et les écoles, cette manière non déguisée de boycotter et d’exclure tout ce qui leur fait face et les contredits.

Breizh-info.com : L’objectif principal du Chega est la lutte contre la corruption. Le Portugal est l’un des pays les plus corrompus de l’OCDE. Pensez-vous que, le fait de couper 75 % des pensions des politiciens condamnés ou d’allouer 10 % des revenus des crimes de corruption aux dénonciateurs soient des mesures qui puissent résoudre ce problème, ou le problème ne serait-t-il pas plus profond, culturel ?

Nuno Alfonso (Chega) : À mon avis, c’est vraiment une question culturelle. On estime que la corruption au Portugal s’élève à environ 20 milliards d’euros par an et les conséquences sont dévastatrices pour la société, avec des conséquences sur le développement économique et social du pays, sur l’augmentation des inégalités sociales, sur l’appauvrissement et l’endettement du pays ou des communes.

Au Portugal, il y a ceux qui utilisent l’expression « il vole, mais il fait » (« Rouba mas faz » en portugais) pour définir des hommes politiques impliqués dans des cas d’abus de pouvoir, de corruption, de malversations, mais qui, surtout, dans leurs collectivités locales, présentent le travail accompli. Tant que des situations comme celles-ci sont autorisées dans lesquelles les politiciens impliqués dans ces crimes peuvent retourner à des fonctions publiques, avec des peines trop légères, avec la lenteur de la justice que nous avons, peu de choses changeront. La charge fiscale extrêmement élevée que nous avons est également une incitation à la corruption et à éviter les autorités fiscales.  

Je soutiens que l’exercice de l’action publique n’est pas seulement un honneur, mais que cela doit être fait avec un esprit de mission, afin de contribuer à améliorer les conditions de vie des autres et c’est ça que nos politiciens doivent avoir en tête.  

Breizh-info.com : Au Portugal, il existe un système appelé « facteur C » (factor cunha –facteur pistons en français) qui empêche les meilleurs d’accéder à de bonnes positions dans la société. Beaucoup semblent oublier le fait que le Parti Chega est également né avec l’objectif clair de lutter non seulement contre la corruption, mais aussi contre le système des pistons, qui non seulement appauvrit le pays mais oblige de nombreux jeunes Portugais à émigrer, car ils sont incapables de trouver un bon emploi dû à une caste qui garde tous les postes de responsabilité pour elle et les siens. La lutte contre le système des pistons, des castes et le népotisme est-elle toujours l’un des piliers du programme du Chega ?

Nuno Alfonso (Chega) : Bien sûr. Je donne un exemple facile à comprendre. En 2019, lorsque le gouvernement actuel a pris ses fonctions, l’une de ses plus jeunes députés, l’ancienne présidente de la Jeunesse socialiste, qui avait été impliquée dans une affaire de falsification de son curriculum vitae, a donné une interview dans laquelle elle a admis sans vergogne qu’elle n’avait jamais eu d’autres emplois que ceux qui lui avaient été donnés par le parti, encore une fois les « cunhas » (pistons).

Quand un député d’une nation peut dire quelque chose comme ça sans qu’on lui demande de rendre des comptes, on s’aperçoit que c’est enraciné dans la société. Des gens comme cette député sont placés dans des postes pour lesquels ils n’ont pas les compétences et beaucoup de ceux qui seraient vraiment bons pour ces postes, avec des maîtrises et des doctorats, sont obligés de travailler aux caisses des supermarchés ou d’émigrer.

Breizh-info.com : La caste politique portugaise, comme celle de nombreux pays occidentaux, des États-Unis à l’Europe occidentale, est accusée d’être très éloignée des principales préoccupations des citoyens. Alors que les citoyens occidentaux sont préoccupés par des questions telles que l’identité, le pouvoir d’achat, l’immigration, le terrorisme islamique, la sécurité, les élites ne parlent que d’écologie, de droits LGBTIQ, d’islamophobie, etc… Quel sera, à moyen terme, l’effet d’une distance toujours croissante entre les citoyens et les castes politiques occidentales ?

Nuno Alfonso (Chega) : C’est précisément la raison pour laquelle les partis anti-système se renforcent en Europe, car ces partis traitent de thèmes qui préoccupent  monsieur et madame « tout le monde ».Nous avons des députés qui appartiennent à des élites économiquement privilégiées, ou d’autres qui sont entrés à l’Assemblée comme assistant parlementaire à l’âge de 19 ans, des gens qui n’ont jamais travaillé sérieusement dans la vie, qui n’ont pas utilisé les transports en commun, qui n’ont pas traversé les difficultés que nous, portugais du peuple, avons ressenti tout notre vie. Mais ce sont ces privilégiés qui prétendent nous dire comment nous devrions vivre et nous montrer, ce dont nous avons besoin dans notre vie quotidienne.

Si vous posez cette question à quelqu’un de gauche, il vous répondra inévitablement que l’effet de cette distanciation entre les peuples et les élites verra l’émergence de partis populistes de droite. Moi je vous réponds clairement, le principal problème c’est que les gens arrêtent de voter et de se battre pour leurs droits. Ils abandonnent tout simplement et laissent à d’autres le pouvoir de voter. Cela conduira à la perte de l’identité européenne dans l’avenir, du fait d’une politique d’immigration qui ne protège ni les Européens ni ceux qui souhaitent rentrer en Europe, ce qui conduira à cette substitution démographique et culturelle qui se fait déjà sentir dans la France, le Royaume-Unis ou l’Italie et qui a conduit, selon moi, au Brexit. De plus, cela accentuera de plus en plus le manque de durabilité économique et sociale que connaît le Portugal.

Plus que tout autre pays européen, le Portugal a une loi sur la nationalité et une loi sur l’immigration qui permettent à toute personne arrivant ici d’acquérir facilement la nationalité portugaise et ainsi de se répandre à travers l’Europe à la recherche de subventions plus élevées.

(NDLR : En effet, l’immigration extra-européenne est assez faible au Portugal dues aux très basses prestations sociales, beaucoup partent ensuite vers la France ou d’autres pays d’Europe plus généreux. Voir pour cela le texte de Polemia sur l’immigration au Portugal : https://www.polemia.com/le-portugal-un-des-rares-pays-europeens-epargne-par-le-grand-remplacement/)

  Tôt ou tard, le Portugal commencera à être pointé du doigt par ses partenaires européens comme l’une des portes d’entrée des extra-européens.

Breizh-info.com : Contrairement au reste de l’Europe occidentale, le Portugal ne fait que commencer à connaître une immigration massive d’extra-européens – surtout depuis 2015 et le gouvernement du socialiste Antonio Costa – l’immigration extra-européenne augmente de plus en plus, et des problèmes surgissent comme de petites émeutes dans des quartiers à forte composante immigrée, avec des jets de pierre contre la police dans certains quartiers, l’ augmentation de la criminalité… Quelle est la position du Chega sur ce sujet ? Immigration choisie, immigration limitée ou immigration zéro ?

Nuno Alfonso (Chega) : Nous devons continuer d’accepter de l’immigration pour des raisons humanitaires, mais en privilégiant toujours une cohésion socioculturelle du Portugal et de l’Europe contre l’emprise du multiculturalisme, considérant que les peuples doivent assumer la responsabilité de l’estime de soi et la préservation de leur dignité humaine, du patrimoine historique et civilisationnel.

Je défends un système d’immigration comme celui de l’Australie, dans lequel les professions et le nombre de personnes dont le pays a besoin sont clairement définis, chaque citoyen étranger fait sa candidature en attente de sélection, avec des exigences telles que l’adaptabilité à la langue et à la culture nationale. Les quotas de migration peuvent également être une option.

Breizh-info.com : De nombreux dirigeants politiques de gauche affirment que l’immigration extra-européenne est nécessaire pour lutter contre le faible taux de  natalité des Européens de souche. Qu’avez-vous à dire de cet argument ? Le faible taux de natalité est-il aussi une préoccupation pour votre parti ? Existe-t-il d’autres solutions ?

Nuno Alfonso (Chega) : Ce que j’ai à dire à propos de cet argument, c’est qu’il est idiot ! Notre propre Président de la République a utilisé cet argument dans son discours de Noël 2020, c’est incroyable !

Les Européens n’ont certainement pas besoin d’apprendre à avoir des enfants. Ce dont ils ont besoin, ce sont des mesures concrètes pour soutenir la famille et la natalité.

Culturellement, nous voulons donner le meilleur à nos enfants et les préparer à un bon avenir, mais si nous vivons dans des pays comme le Portugal, où il n’y a pas suffisamment de crèches, ou le système national de santé ne fonctionne pas, ou nous avons des jeunes diplômés qui émigrent parce qu’ils n’ont pas d’avenir ici, ou le système éducatif est politisé et dominé par la gauche, et ou nous sommes noyés sous les impôts, nous ne pouvons pas avoir beaucoup d’enfants, ce serait irresponsable en tant que parents. Il y a un manque de mesures pour encourager les naissances et soutenir les jeunes couples et à cet égard, je vois la Hongrie comme un bon exemple de ce qui devrait être fait.

Breizh-info.com : Si dans le reste de l’Europe la question de l’immigration extra-européenne est une préoccupation majeure des populations autochtones, au Portugal, le PS a choisi d’ouvrir ses frontières. En effet, dans un texte publié sur les réseaux sociaux, vous critiquez les politiques migratoires du PS. N’est-il pas étrange que le PS opte pour cette politique, surtout maintenant que dans le reste de l’Europe les partis de droite radicale ont obtenu d’excellents résultats précisément en raison des politiques laxistes de la gauche et gouvernements de centre-droit ? Quelle est la raison ? Suivre les ordres de Bruxelles ou gagner d’éventuels nouveaux électeurs, une tactique par exemple utilisée par les démocrates aux USA avec l’immigration des Latinos ?

Nuno Alfonso (Chega) : Le Parti socialiste au Portugal a dû s’allier à l’extrême gauche pour  gouverner et cela a eu des conséquences dont l’ouverture de nos frontières.  N’importe qui est autorisé à séjourner en territoire portugais, il suffit juste de faire une déclaration sur l’honneur où l’on dit que l’on vient en touriste et c’est tout. Le même jour, vous pouvez aller vous s’inscrire aux finances, et le lendemain vous pouvez profiter du système de santé national (NDLR : Pour pouvoir bénéficier du système national de santé il faut vous enregistrer aux finances, qui vous délivre un Número de Contribuinte (numéro de contribuable).

Il y a déjà des milliers de « portugais » à travers l’Europe qui ne parlent même pas portugais, il existe des sites internet et des vidéos expliquant aux différentes nationalités les astuces pour acquérir rapidement la nationalité portugaise. Il y a peu de temps, j’ai vu ici à la télévision un reportage sur un monsieur « portugais » dont la carte de citoyen avait été clonée. Les journalistes l’on interviewé. Il était portugais depuis un an ou deux, il était venu d’Inde, est resté ici (au Portugal) pendant deux mois, puis il a déménagé au Royaume-Uni, il ne parlait que l’anglais, mais il est déjà citoyen portugais.

Breizh-info.com : Dans les autres pays occidentaux, la gauche woke s’est alliée à l’islam pour détruire les anciennes identités nationales. Un député portugais du PS, Ascenso Simões, a déclaré que « l’histoire portugaise doit être décolonisée » et que le Padrão dos Descobrimentos doit être détruit. Les Portugais, contrairement au reste des Européens, n’ont pas subi une déchristianisation et sont fiers de leur histoire. Ne pensez-vous pas que la forte identité nationale catholique et le patriotisme portugais seront une protection contre le prosélytisme islamique et les attaques de la gauche woke ?

Nuno Alfonso (Chega) : Le patriotisme, oui, c’est encore un sentiment très fort chez les Portugais, la fierté de notre histoire aussi. L’identité catholique, je crois, avait plus de poids auparavant et le gros problème ici est que nous avons vu beaucoup de personnes liées au clergé ostraciser le Parti CHEGA pour être « bien vu » de la société. Les questions liées à l’islam commencent déjà à être une préoccupation croissante. Il y a eu un candidat de gauche, très populaire auprès des médias, qui a perdu les dernières élections locales dans un arrondissement de Lisbonne, et dans la rue les personnes interviewées ont donné comme motif de défaite la tentative des habitants pour éviter la construction d’une mosquée et l’échec du multiculturalisme dans ce quartier de Lisbonne.

L’Europe s’est construite sur la matrice judéo-chrétienne et c’est ce qui nous donne l’identité européenne, je suis athée, mais je m’identifie à Douglas Murray qui se définit comme athée-chrétien, je ne crois pas en Dieu, mais je vois dans cette matrice, dans laquelle j’ai été éduqué, les valeurs qui soutiennent l’Europe.

Breizh-info.com : Une dernière question… AfD en Allemagne, Lega et Fratelli d’Italia en Italie, Vox en Espagne, Démocrates Suédois en Suède, Donald Trump aux USA, Eric Zemmour et Marine Le Pen avec de bons résultats dans les sondages en France, et maintenant le Parti Chega au Portugal. Ces hommes et ces Partis ne sont-ils pas tous le phénomène d’une même cause ? La volonté des peuples occidentaux de rentrer à nouveau dans l’Histoire et de reprendre en main leur destinée ?

Nuno Alfonso (Chega) : Je n’en doute pas, ils ont des approches différentes, mais l’objectif est le même ! L’hypocrisie de la gauche commence à être difficile à dissimuler, et quand il s’agit de notre sécurité, celle de nos enfants et, dans les cas extrêmes, notre existence même, les gens se rebellent. La Cancel Culture, les Woke, les progressistes, les anti-spécistes, dans certains cas nous avons atteint des niveaux tellement ridicules que les jeunes générations se rendent compte que cela ne peut pas être le bon chemin. Ce sont des mouvements qui veulent interdire et exterminer tout ce avec quoi ils ne sont pas d’accord, restreindre nos droits et libertés, or nous savons que les plus jeunes ont tendance à être « du contre ». Ces mouvements, à la limite du ridicule, réveilleront sûrement les plus jeunes pour qu’ils protègent leur identité, leurs pays et leur culture. Voir Notre Dame incendiée, des enseignants décapités, des attentats terroristes lors de concerts ou de matchs de football, tout cela commence à faire réellement peur. Eric Zemmour a dit quelque chose comme « on peut intégrer des individus, mais pas des peuples », c’est ce que je défends. Nous avons le devoir d’aider, d’être humanistes, mais nous ne pouvons pas le faire de manière irresponsable et détruire des siècles d’histoire, ou même toute une civilisation entière.

Propos recueillis et traduit par Jérémy Silvares

Crédit photo : DR

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