A Carhaix, l’ARS a voulu fermer la maternité pour Noël, la solidarité locale a eu raison de la décision

L’Agence Régionale de Santé (ARS) ne vous veut pas du bien, elle qui raisonne chiffres et argent avant santé et service public.

En témoigne son appel à Christian Troadec, maire de Carhaix, pour lui signaler qu’en raison d’un manque de médecin anesthésiste, la maternité de l’hôpital de Carhaix serait fermée les 24 et 25 décembre.

Un couac de plus dans le massacre de l’hôpital public, et ce n’est pas l’exemple des urgences de Fougères qui rassurera en plus la population bretonne.

Finalement, à Carhaix, la maternité restera ouverte. Pas grâce à l’administration, ni grâce à la direction du CHRU Brest, dont certains représentants sont plus occupés à faire des sorties médiatiques lamentables visant les « non vaccinés du Covid ».

Mais grâce à la mobilisation locale, il faut souligner à nouveau le rôle  de Christian Troadec et de Jean-Pierre Hémon, dans la recherche d’une solution…qui est venue d’un anesthésiste réanimateur intérimaire qui travaille régulièrement à Carhaix et qui habite dans les monts d’Arrée.

La pénurie de médecin anesthésiste touche le site de Carhaix depuis plusieurs mois et des solutions sont souvent trouvées à la dernière minute. Cet été et cet automne, plusieurs lits ont dû être fermés à cause du manque de personnel infirmier.

Plus de 90 lits vont fermer à l’hôpital de Pontivy-Loudéac, pendant les fêtes. Les services de médecine de jour et de cardiologie de l’hôpital de Noyal-Pontivy (Morbihan) sont notamment concernés.  Soit plus de 10 % des places disponibles dans l’établissement, qui soigne les patients des secteurs de Pontivy et Loudéac.

Ces pénuries se constatent dans plusieurs hôpitaux de Bretagne et dans plusieurs services, dans les maternités, mais aussi dans des services d’urgence. Les premières victimes ? La population bretonne, et rurale, de plus en plus livrée à elle même.  Les premiers coupables ? Les pouvoirs publics, qui ont laissé l’administration dévorer la santé. Qui ont fermé des lits. Qui ont découragé la formation et la carrière par des salaires de misère. Et qui, depuis deux ans, tentent de masquer tout cela en mettant tout sur le dos de la « crise sanitaire », du Covid-19 et désormais, des réfractaires à la vaccination…

Covid : 2 heures de vérité après 2 ans de mensonges !

Crédit photo : DR

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