A Brest, la violence et l’insécurité au coeur des conversations à l’occasion du lancement local de Reconquête, le parti d’Eric Zemmour

Le 22 janvier se tenait à Brest la première réunion des adhérents du parti Reconquête. Elisabeth Louvel y a présenté la dynamique locale du nouveau parti d’Eric Zemmour. Le journaliste devenu candidat rassemblerait un millier d’adhérents dans le Finistère.

Mais qu’est ce qui motivait ces jeunes et ces moins jeunes à se réunir, sur une terre tenue depuis plus de 20 ans par le maire socialiste François Cuillandre ?

A l’entrée, nous rencontrons un vieil homme, ancien commis dans la Marine, 22 ans en mer. Il est désemparé par le monde qu’il laisse à ses enfants. Il a deux regrets : ne pas avoir été assez présent dans son foyer et leur laisser un monde livré à l’insécurité, au désordre et au mensonge. Il voit dans le programme d’Eric Zemmour la continuité du combat qu’il a mené toute sa vie au service de la France.

Puis nous rencontrons ce foreur qui a fait le tour du monde pour y creuser des puits : Norvège, Indonésie, Gabon, Libye, Tunisie. A chaque retour au pays, en particulier à Brest, il est effaré par la déliquescence de ce que les journalistes de la presse mainstream appellent le « vivre-ensemble ». Incivilités, squats, désordres en tout genre. Il a tenté d’investir ses revenus dans l’immobilier à Brest. Les locataires dégradent régulièrement le fruit de son travail, ils ne respectent aucun contrat et aucune loi ne semble protéger le fruit de son labeur. « Le point de bascule, ça a été Kadhafi. Sarkozy a trahi les intérêts de la France en envoyant nos frégates bombarder la côte libyenne. Depuis que nous avons ruiné ce pays, le bouchon a sauté et le continent africain se déverse dans nos villes européennes. J’ai même recroisé à Brest des anciens barbouzes de Ben Ali. Je les avais rencontrés en 2010 en Tunisie et ce n’était pas des enfants de cœur. Trafic d’armes, trafic de drogues, ce sont de vrais gangsters. Et aujourd’hui ils se promènent dans mon bout de pays que je croyais loin de tout ça ». La route est longue avant que le Finistère socialiste ouvre les yeux sur les conséquences de l’immigration. Il est vrai que nous avons 20 ans de retard dans le domaine par rapport à Paris, Marseille ou Roubaix.

Au moment de la galette des rois, un autre participant nous explique : « Nous avons une maison de famille vers St Renan mais j’ai grandi à Paris. Nous revenions pour les vacances et j’avais une image paisible du Pen ar Bed, nos promenades c’était le moulin blanc et rue de Siam en journée. Puis j’ai décroché ce poste qui m’a permis de m’installer à Brest avec ma copine. Et là c’est la douche froide. En banlieue parisienne, je n’ai jamais eu d’histoire. Ici ça n’a pas trainé : racket par des dealers au bout de 3 semaines. Désormais je ne laisse pas ma copine rentrer seule trop tard et il y a des quartiers que l’on évite. Par exemple, le square Mathon en face de la mairie, 130m à pied du commissariat. Ce n’est pourtant pas impossible de nettoyer ce point deal. Il l’a bien été pendant le marché de Noël ou le départ du tour de France. Je ne m’attendais pas à ça : la nuit, Brest n’est plus sécurisée et pourtant cela semble être surtout un problème de volonté. Eric Zemmour ne va pas régler ça tout seul. Mais il est temps que la peur change de camp et c’est le seul qui propose des mesures sérieuses. »

Enfin, il y a ce fin connaisseur de la vie brestoise, qui décrit l’omerta des élus et des forces de l’ordre : « Squats, viols, agressions, cocaïne. Il est loin le temps où le travail des policiers se limitait à raccompagner les poivrots de la fac ou de l’arsenal. Brest ça devient le Far West. Heureusement le crack n’est pas encore arrivé. Dès que le casier de mineurs isolés déborde à Nantes, ils vont à St Brieuc puis un mois de pillage plus tard ils débarquent à Brest… et ils ont toujours 17 ans ! Sous fausses identités, tous les coups sont permis. Les récidivistes connaissent nos lois presque mieux que nous. Les gars sont blasés, à quoi bon courir, il faudra les relibérer. Alors ils restent dans leur voiture, vitres fermées, les policiers ne descendent pas au contact. A quoi ça sert de risquer un coup de couteau pour leur mettre une garde à vue ?

Au-delà des groupes nomades, il y a les quartiers chauds qui vivent du trafic de drogue. C’est impressionnant ce que cela leur rapporte. Dans ces quartiers, tous les loyers sont payés par les trafiquants. Le maire socialiste a essayé d’acheter la paix sociale, en déviant le trajet du tram au milieu des tours par exemple. C’était généreux d’essayer de les désenclaver mais ils n’en ont pas vraiment envie, c’est un échec. Ça s’est retourné contre les socialistes. Le tram c’est leur joujou. Si on met la pression aux caïds, ceux-ci menacent d’attaquer le tram et de brûler les voitures qui se garent près des arrêts de tram. Quand je vous disais que c’était le Far West… »

Cet observateur ignorait que le soir même, les « jeunes » de Pontanézen bloqueraient le tram au milieu de leur cité. Incendie sur les voies, conducteur agressé, 30 occupants évacués au milieu d’une scène de guérilla. Pendant 2 heures, les caïds de la drogue tiennent le pavé, véhicules incendiés, policiers et pompiers caillassés. Pas d’interpellations.

Le plus inquiétant reste les propos évoquant l’omerta qui règne dans la police comme chez les élus : « Personne ne communique sur tout ce qu’il se passe à Brest. Il y a rétention d’informations. La municipalité ne veut pas que la psychose s’installe. Mais sur le terrain et face aux victimes, les gars serrent les dents. Il faut que ça cesse et ça passera par écarter ceux qui nous bride aujourd’hui, aveuglés par leur idéologie. »

Propos recueillis par Christian Le Gall

Crédit photo : DR
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Une réponse

  1. Bizarre, tous les jours, je lis le Télégramme (dit autrefois de Brest et de l’Ouest) et je n’ai retrouvé aucune information au sujet de la réunion brestoise du parti Reconquête de Éric Zemmour ou alors, il s’agit d’un article si petit qu’il m’a échappé.
    Pour le Télégramme, force est donc de constater que l’information y est sélective et sûrement pas objective, car subventions gouvernementales obligent, on doit rester dans les limites du « politiquement correct » ou de la « pensée unique ». Par ailleurs, ce journal, qui se prétend breton, présente presque toujours des cartes de Bretagne à 4 départements en éliminant systématiquement la Loire Atlantique et participe de ce fait à la campagne de débretonnisation de la Loire Atlantique orchestrée par les partis au pouvoir qu’ils soient de droite ou de gauche.
    Pour revenir à la question de la sécurité, on peut dire que si cela continue, les brestois n’auront bientôt vraiment plus rien à envier aux Nantais et on peut constater sur ce sujet, n’en déplaise au Télégramme, que la Bretagne est bien réunifiée.

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