La Ligue des Droits de l’Homme monte au créneau pour soutenir Nantes Révoltée

Nous avons déjà présenté le rôle de Nantes Révoltée après la dernière manifestation violente des « antifas » et la décision du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin d’entamer une procédure de dissolution de cette association de fait, même si elle se présente comme un simple média.

Depuis, la plupart des syndicats et partis de gauche, dont la CGT, LFI, EELV, etc. lui ont apporté leur soutien, ce qui démontre leur complicité au moins morale avec cette extrême gauche violente. Depuis samedi, ils sont rejoints par une ligue de vertu auto-baptisée «  des Droits de L’Homme ».

Quelle forme prend ce soutien ? Qui est vraiment cette Ligue ?

La Ligue dite des « Droits de l’Homme » soutient Nantes Révoltée

L’Agence France-Presse (AFP) ce samedi 30 a diffusé la demande de la Ligue pour réclamer l’interruption de la procédure de dissolution de Nantes Révoltée qu’elle considère n’être qu’un  » média indépendant « .

A l’appui de sa demande, la Ligue dénonce un usage abusif de cette procédure et une volonté gouvernementale de réduire les libertés :

« La multiplication de l’usage abusif de la dissolution administrative s’inscrit actuellement dans une volonté délibérée du pouvoir exécutif d’intimider et dans certains cas de réduire au silence les voix de contestation politique, bridant la liberté d’association et la liberté d’informer ».

Elle le précise dans l’argumentaire suivant qui réclame la saisie de la procédure judiciaire en lieu et place de l’administrative, choisie par le gouvernement : « Si la liberté d’informer connaît des limites légales, l’intervention première du juge judiciaire, seul garant constitutionnel des libertés individuelles et d’indépendance, doit rester la voie privilégiée ».

Elle s’inquiète de ce développement de procédures restrictives des libertés par ce gouvernement considérant qu’il s’agit d’une « étape inquiétante dans l’extension d’un outil politique de sanction collective attentatoire aux libertés fondamentales ».

Il est paradoxal que la Ligue évoque une étape, c’est à dire que cela fait suite à d’autres étapes mais elle ne précise pas lesquelles.

En effet, la Ligue ne s’est pas manifestée lors des précédentes procédures contre Génération identitaire, un mouvement non violent qui refuse l’immigration illégale, ou l’Alvarium d’Angers, une association d’action solidaire contre la misère avec un local de lien social. Son indignation est très sélective et ne défend que les droits de l’homme de gauche.

Ce faisant, la Ligue s’est démasquée et montre son vrai visage.

Le vrai visage de la Ligue dite des droits de l’homme

La Ligue dite des Droits de l’Homme – LDH – est créée en juin 1898 par Ludovic Trarieux pour soutenir la défense du capitaine Dreyfus.

Son objet statutaire

L’article premier actuel des statuts de la LDH déclare qu’elle est « destinée à défendre les principes énoncés dans les  Déclarations des droits de l’homme de 1789 et de 1793 …
Elle œuvre à l’application des conventions et des pactes internationaux … en matière de droit d’asile, de droit civil, politique, économique, social et culturel …
Elle combat l’injustice, l’illégalité, l’arbitraire, l’intolérance, toute forme de racisme et de discrimination fondée sur le sexe, l’orientation sexuelle, les mœurs, l’état de santé ou le handicap, les opinions politiques, philosophiques et religieuses, la nationalité, et plus généralement toute atteinte au principe fondamental d’égalité entre les êtres humains, …
Elle lutte en faveur du respect des libertés individuelles en matière de traitement des données informatisées, et contre toute atteinte à la dignité, à l’intégrité et à la liberté du genre humain pouvant notamment résulter de l’usage de techniques médicales ou biologiques.
Elle concourt au fonctionnement de la démocratie et agit en faveur de la laïcité. »

Son appartenance aux idéologies de gauche

Si son ambition décrite ci-dessus ne peut qu’être soutenue, la réalité de ses combats montre que, dans les faits, elle ne défend que les seuls  droits de l’homme de gauche.

L’engagement politique et idéologique de ses dirigeants dès octobre 1903 en est un premier indice. En effet, à cette date c’est le seul socialiste jaurésien Francis de Pressensé qui est élu président. Il va étendre l’action de la LDH aux droits sociaux en défendant les syndicalistes.

Mais ce seront les positions très différentes devant les atteintes aux droits de l’homme qui révéleront son vrai visage.

Quand la LDH défendait les procès de Moscou

Aujourd’hui, tous les historiens sérieux reconnaissent que, s’il existe un système politique qui n’a jamais respecté ces droits de l’homme, c’est bien celui des pays communistes.

Pourtant le 15 novembre 1936, Les Cahiers des droits de l’homme considèrent que les procès de Moscou respectent les principes de légalité. Dans son rapport la LDH ose écrire : « La hantise que nous avons tous de l’erreur judiciaire n’existe que si l’accusé nie son crime… il est contraire à toutes les données de l’histoire de la justice criminelle de supposer que par des tortures… on fasse avouer des innocents dans la proportion de seize sur seize. »

Dans ce rapport, la LDH affirmait également la réalité d’une complicité de l’Allemagne avec les accusés et ne publiait pas les opinions dénonçant ce rapport.

Guerres coloniales

Ayant mobilisé contre les guerres coloniales, elle insiste maintenant sur les crimes faits par les Français, notamment lors de l’affaire de la répression de la manifestation du FLN à Paris le 17 octobre 1961.

Mais la LDH s’est bien gardé de protester contre le massacre de Pieds noirs lors de la fusillade  de la rue d’Isly en mars 1962 à Alger, de l’enlèvement  et de l’exécution de centaines d’Européens à Oran en juillet 1962, des tortures et du massacre des musulmans et des harkis fidèles à la France par le FLN.

La défense du droit des immigrés

Depuis plus de cinquante ans, la LDH consacre une grande partie de son action à défendre les prétendus droits des étrangers.

A titre d’exemples, dès  1979, La LDH s’oppose au projet d’une « aide au retour » pour les immigrés qui quitteraient définitivement la France. Plus grave, elle demande la régularisation de tous ceux appelés abusivement « sans papiers ». Elle milite pour l’abolition des lois limitant l’immigration.

En quoi cela porterait atteinte aux droits de l’homme ?

 Les attaques contre les traditions nationales et catholiques

La LDH est au premier rang lors des attaques  contre les traditions régionales et catholiques.

A titre d’exemple, elle attaque les mairies qui exposent des crèches de Noël comme celle de Beaucaire au prétexte que cela représenterait « un trouble à l’ordre public. » (sic)

La dénonciation de prétendus islamophobes

En 2020, elle a protesté contre la dissolution du Collectif contre l’islamophobie en France, disant qu’il s’agirait d’un décret politique.

Dans cette logique, en 2001 elle était partie prenante d’un procès intenté  à Michel Houellebecq pour avoir déclaré que « la religion la plus con, c’est quand même l’islam ».

De même, elle a diligenté cinq procès contre Robert Ménard, le maire de Béziers.

De 2016 à 2019, du procès de première instance jusqu’au recours devant la Cour de cassation, avec le CCIF, la Licra, SOS racisme, la LDH s’est acharnée contre Georges Bensoussan après ses déclarations dans l’émission Répliques d’Alain Finkielkraut sur France culture.

Le soutien aux terroristes italiens des Brigades rouges

La LDH s’est également illustrée pour s’opposer à l’extradition de ces criminels d’extrême gauche jugés en Italie, un pays démocratique, qui s’étaient réfugiés en France avec l’appui du Président François Mitterrand.

Ainsi, ce bref rappel historique dévoile le vrai visage de la LDH, de ses prises de position très sélectives à la seule défense de militants de gauche ou d’adversaires de la France.

Celle en faveur de Nantes Révoltée n’en est que la dernière illustration.

En se baptisant Ligue des Droits de l’Homme, cette association n’a t-elle pas opéré une instrumentalisation du combat très noble de la défense de ces droits et, au final, ne lui porte t-elle pas tort ?

JF Lebreton

Crédit photo : DR
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Une réponse

  1. deux poids deux mesures encore et toujours, si on est dans le « camp du bien » alors pas de doute, ils vous supportent mais si vous n’êtes pas politiquement correct, ils vous ignorent au mieux vous trainent devant les tribunaux au pire; le tout avec des subventions d’argent public !

Les commentaires sont fermés.

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