Nantes. La Ligue des droits de l’homme pour un accueil sans restriction des « jeunes mineurs isolés »

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26/11/2017 – 07h50 Nantes (Breizh-info.com) – Une banderole le proclamait à la tribune : « le racisme, l’injustice, l’extrême droite  ça se combat » mais la réunion organisée par la section nantaise de  la Ligue des droits de l’homme (LDH) avait pour thème : « Jeunes mineurs isolés : quels droits, quelles solidarités ? ». Celle-ci s’inscrivait dans le cadre du Festival des solidarités de la Maison des citoyens du monde, un collectif  subventionné et hébergé par la Mairie de Nantes. Cet évènement – « à ne pas rater » pour la presse locale mainstream – n’a pourtant pas attiré la foule : moins d’une centaine de personnes étaient réunies le 23 novembre au cinéma Bretagne, un public majoritairement féminin  et de seniors venu écouter Françoise Dumont, présidente d’honneur de la LDH. Les « migrants » étaient par contre totalement absents et la « diversité » fort peu représentée.

Les « mineurs isolés étrangers » doivent être  âgés – en principe- de moins de 18 ans. Ils sont protégés par la Convention internationale des droits de l’enfant et pris en charge en France par l’Aide sociale à l’enfance, service du conseil départemental. Pour Françoise Dumont ils ne seraient que 7 000 en France un « chiffre stable, sans explosion ». Depuis la circulaire Taubira de 2013 ils sont volontairement répartis sur tout le territoire national. « Ils fuient la famine, les guerres, les dictatures », affirme la conférencière qui reconnaît que ceux-ci sont, « comme les adultes migrants », à 95 % des garçons qui « viennent surtout d’Afrique noire ». Mme Dumont, qui n’est pas à une contradiction près, admet qu’« ils viennent pour améliorer leur situation et celle de leur famille »,  précisant qu’ils arrivent « par des filières africaines et des passeurs à travers la Libye, parfois des réseaux de prostitution  (…) un vrai parcours du combattant ».

Quelle que soit leur nationalité ou celle de leurs parents, ces mineurs isolés doivent être pris en charge selon le Code civil. Mais sont-il vraiment mineurs ?  L’État doit donc évaluer leur âge. Pendant les 5 premiers jours de cette évaluation ces « mineurs » sont pris en charge par l’État (250 € par jour !). Ils le sont ensuite par le Département qui confie cette évaluation à des organismes comme France terre d’asile ou la Croix rouge. En quoi consiste-t-elle ? Une « évaluation socio éducative », une vérification de l’état civil et, en cas de doute, un examen osseux, l’horreur absolue pour la LDH : « pas fiable, angoissant, humiliant, traumatisant… ». Ces « migrants » doivent obligatoirement être hébergés. Ils le sont dans des foyers, hôtels comme des «  Formule 1 en périphérie, un scandale ! » et quelques familles d’accueil. Heureusement de « nombreuses associations comme RESF ou la LDH sont là pour intervenir » occasion pour l’orateur de rendre hommage au Défenseur des droits (Jacques Toubon) et à ses représentants locaux.

Pour la LDH, les départements exagèrent les coûts d’hébergement. Ce serait au gouvernement de prendre en charge tous les jeunes migrants sans faire aucun tri comme le réclament les éducateurs et travailleurs sociaux qui s’en occupent. Pour la LDH, la politique migratoire de la France c’est le refus de l’accueil et  les 30 000 devant être reçus à la demande de Bruxelles : « c’est pas assez ! Il n’ y a pas d’envahissement, mais une volonté de rejet, de refus de l’asile ». Le ministre de l’Intérieur, Gérard collomb, qui a osé parler de « dissuasion migratoire », est mis au pilori. Tout étranger doit pouvoir déposer une demande d’asile.

Sur le plan nantais 600 jeunes seraient pris en charge par le conseil départemental, selon Annie Richard militante de la LDH. Mais elle ne précise pas qu’en 2016 39 % de ceux qui se sont présentés ont été reconnus majeurs (Magazine du département octobre 2017), 200 seraient « abandonnés en no man’s land », 90 vivraient dans des squats nourris par Médecins du monde et une cinquantaine pris en charge par le « collectif des hébergeurs solidaires ».

Lors de l’évacuation, à la demande de la mairie  des jeune clandestins qui occupaient les anciens bâtiments de l’école des Beaux Arts, la LDH remarque qu’une partie du conseil municipal souhaitait les y maintenir, dont les communistes et les écologistes..

Interrogés pour savoir qui paye l’hébergement en hôtel, la LDH précise que « ce sont des hôtels pourris qui s’enrichissent grâce à la manne (sic) des étrangers ».

De nombreuses associations comme le FASTI, Emmaüs, le DAL, Le MRAP…travaillent pour des « centres inconditionnels d’accueil des migrants ».  » Les tribunaux administratifs leur sont souvent favorables  » remarque la représentante locale de la LDH. Celle-ci dénonce aussi « l’hypocrisie de la mairie de Nantes qui achète la paix sociale (…) verse des subventions pour payer les squats, règle leurs factures d’EDF », ajoutant : « on occupe un bâtiment municipal et il n’y a pas de réaction ». A l’opposé les municipalités PS de Rouen et de Briançon sont citées en exemple pour leur politique en faveur des migrants, celle de Grande-Synthe (EELV) emportant la palme.

La LDH souhaite créer une rapport de force en lançant avec 400 autres associations « citoyennes » comme le Secours catholique et la CIMADE des « États généraux des migrations »  pour peser sur le projet de loi « Asile et migrations » annoncé par Emmanuel Macron au printemps 2018.

Au cours du débat qui suivit, on put entendre un participant déclarer « je suis un Africain, j’aide les Africains » tandis que pour deux adjoints EELV de Nantes « la ville doit  mettre à disposition des locaux avec des baux précaires pour tous »,  les 10 logements qu’elle a mis à la disposition de l’État pour les jeunes migrants étant insuffisants.

Le mot de la fin : « Solidarité avec les délinquants de la solidarité ! »

Crédit photos : DR
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3 Commentaires

  1. Comme aurait dit un dirigeant de l’URSS, la ligue…, combien de régiments ? Que représente-t-elle en % d’électeurs, de qui tient-elle sa légitimité ? Les Français à plus de 70% sont contre le diktat étatique sur les migrants…! On est chez nous, et nous pensons à l’avenir de nos enfants !

    • La LDH ne représente quasiment rien, c’est une simple courroie de transmission des partis de gauche et d’extrême gauche.Elle ne vit que des subventions accordées par les collectivités ( i e par nos impôts) et elle est toujours hébergée par le minicipalités socialistes ou communistes comme à Nantes ou saint-Nazaire … Il faut faire comme à Hénin Beaumont qu’elle paye son local et vive des cotisations de ses adhérents elle disparaitra !

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