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Un noir et un nain dans une nouvelle version de Cyrano de Bergerac réalisée par des Américains.
Ce mercredi sort en effet la comédie musicale « Cyrano », dans laquelle l’acteur américain et nain Peter Dinklage (qui se scandalisait des nains de Blanche Neige) incarne le héros d’Edmond Rostand.
Mais ce n’est pas tout, dans le rôle de Christian de Neuvillette, on retrouve Kelvin Harrison Jr., acteur noir américain.
Le réalisateur Joe Wright indique ne pas avoir adapté directement la pièce de Rostand, mais la comédie musicale Cyrano d’Erica Schmidt qui n’est autre que l’épouse de Peter Dinklage…
Exit aussi la tirade du nez, essentielle pourtant dans la pièce de théâtre de Rostand, tirade extraite de l’Acte I, scène 4, qu’ont apprise des milliers d’enfants en France, à l’époque où l’Éducation nationale jouait encore un rôle d’instruction, et de transmission de la richesse d’un patrimoine culturel imperméable aux Wesh, Kiffer, Wallah, et autres joyeusetés entendues aujourd’hui dans les cours d’école, tandis que des réfugiés ukrainiens s’étonnent de notre niveau catastrophique en Mathématiques.
Décidément, non seulement les élites américaines nous colonisent militairement, imposant l’OTAN, et les soldats américains sur le territoire européen, mais elles nous imposent également, avec Hollywood, toutes leurs lubies sociétales du moment, lubies qui consistent la plupart du temps à faire du mâle blanc, hétérosexuel, la cible à abattre, lui, et sa mythologie, sa culture, son cinéma, et globalement, tout ce qui faisait que jusqu’à il y a encore très peu, le monde entier l’enviait.
Allez, pour revenir à nos classiques, voici la tirade du nez, à apprendre et à faire apprendre plutôt que d’aller verser de l’argent à des individus et à une industrie qui vous vomissent dessus, quotidiennement.
À apprendre, avant de revisionner le chef-d’œuvre avec Gérard Depardieu, signé Jean-Paul Rappeneau.
https://www.youtube.com/watch?v=PMVrWMzpzMU
On pouvait dire… Oh ! Dieu !… bien des choses en somme…
Agressif : « Moi, monsieur, si j’avais un tel nez,
Il faudrait sur-le-champ que je me l’amputasse ! »
Amical : « Mais il doit tremper dans votre tasse !
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « C’est un roc !… c’est un pic !… c’est un cap !
Que dis-je, c’est un cap ?… C’est une péninsule ! »
Curieux : « De quoi sert cette oblongue capsule ?
D’écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
Gracieux : « Aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « Çà, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « Gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « Faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « L’animal seul, monsieur, qu’Aristophane
Appelle Hippocampelephantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os ! »
Cavalier : « Quoi, l’ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau, c’est vraiment très commode ! »
Emphatique : « Aucun vent ne peut, nez magistral,
T’enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « C’est la Mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « Pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « Est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « Ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « Souffrez, monsieur, qu’on vous salue,
C’est là ce qui s’appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « Hé, ardé ! C’est-y un nez ? Nanain !
C’est queuqu’navet géant ou ben queuqu’melon nain ! »
Militaire : « Pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « Voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
A détruit l’harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
– Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit :
Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d’ailleurs, l’invention qu’il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n’en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d’une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu’un autre me les serve.
Crédit photo : DR
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2 réponses à “Un acteur noir et un acteur nain dans une nouvelle version de Cyrano de Bergerac”
Ah non, c’est bien trop court, p’tit bonhomme !
On pouvait dire, Oh dieu, haut comme trois pommes
En variant le ton — par exemple, tenez :
Agressif : « Moi, monsieur, si j’avais un tel basané,
Il faudrait sur-le-champ que je me l’amputasse ! »
Amical : « Mais il est crêpé votre bêtasse ! »
etc.
Les USA la nation qui n’en est pas une, née contre l’histoire, sur un génocide, devenue empire du Mal.
Forcément, qd on n’a ni histoire ni culture, on en est rendu à nier ou détruire celle des autres.
Tant que cet immondice n’aura pas disparu, il n’y aura jms de paix sur terre …
« Si la destruction devait un jour nous atteindre, nous devrions en être nous-mêmes les premiers et les ultimes artisans. En tant que nation d’hommes libres, nous devons éternellement survivre, ou mourir en nous suicidant. »
Abraham Lincoln, 1839