Présidentielle 2022. Qui a le meilleur programme pour lutter contre l’immigration ?

Quel candidat à la présidentielle 2022 a le meilleur programme pour lutter contre l’immigration ? C’est la question à laquelle se sont attachés à répondre Les Identitaires, dans une analyse que nous vous proposons de découvrir ci-dessous :

Introduction

L’immigration est un enjeu majeur de l’élection, en tout cas à droite. Certes, l’invasion de l’Ukraine par la Russie occupe en ce moment une place prépondérante dans l’espace médiatique : pour autant, avec le recul, peu d’élections présidentielles françaises ont accordé autant de temps à la problématique migratoire – et il est désormais quasiment impensable que cette question ne fasse pas l’objet d’un volet dédié dans le programme d’un candidat de droite.

Depuis une décennie, Les Identitaires ont mis en avant une proposition politique audacieuse pour faire face au chaos migratoire et identitaire qui frappe notre pays : la remigration, soit le rapatriement dans leur pays d’origine d’une majorité d’extra-Européens non-assimilés. Cet ensemble de mesures a été présenté dans un ouvrage synthétique : 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration.

C’est à l’aune de nos exigences, les seules capables d’empêcher le remplacement de population en France, que nous avons choisi de juger le projet des candidats de droite à l’élection. Cette évaluation se fera en 3 temps : premièrement, la place occupée par le thème de l’immigration et de l’identité dans le programme de chacun des candidats ; ensuite, nous vous présenterons rapidement les dynamiques des candidats sur cette question, selon qu’ils se radicalisent ou qu’ils fassent au contraire le choix de la modération. Enfin, nous avons mis au point un tableau de synthèse et de comparaison des positions des prétendants à la présidentielle, afin de pouvoir délivrer à chacun d’eux un score quant à la pertinence de leur projet sur la thématique identitaire.

Premier aperçu des programmes & dynamiques de campagnes

Valérie Pécresse – Sur son site de campagne, la thématique de l’immigration fait l’objet d’une catégorie spécifique, en sixième position, derrière le pouvoir d’achat, la jeunesse ou… le sport. Le maître-mot du projet, c’est « Mettre fin à l’immigration incontrôlée ». On observe derrière cette formule la vieille rengaine sarkozyste sur l’« immigration choisie ». D’ailleurs, dans l’encart de synthèse de la candidate, Sarkozy est par deux fois invoqué comme une référence en matière de lutte contre l’immigration, alors que son mandat était déjà le plus immigrationniste de la Ve République.

Le projet de Pécresse est divisé en 5 points : « Reprendre le contrôle de nos frontières » (il serait temps), « Fin de toutes les primes à l’illégalité » (dans la limite du politiquement incorrect disponible), « Des expulsions effectives » (jusqu’à ce que la gauche crie au racisme), « Exiger l’assimilation » (pourquoi pas demander la permission de vivre en France pour les Français eux-mêmes ?), « Défendre les valeurs de la République pour faciliter l’intégration » (en dispersant les ghettos sur le territoire, dans l’esprit de la mixité ethnique). Le projet de la candidate des Républicains est classique dans sa forme (et donc dans son fond). Les grandes formules appelant à la rupture y côtoient les précautions oratoires cacochymes : suffisamment radical pour plaire à l’électeur historique de droite qui en a marre que la valeur de ses biens immobiliers s’effondre à chaque quinquennat de gauche sous l’effet de l’immigration, mais pas trop pour ne pas s’attirer les mauvais regards pendant les dîners en ville. C’est d’ailleurs ce qui était ressorti de sa prestation au meeting de Paris le 13 février, où elle avait employé le terme de « Grand Remplacement », avant de se dédouaner de façon chaotique. Si l’exécution est parfois erratique, la mécanique est bien rôdée.

Nicolas Dupont-Aignan – De façon frappante, l’immigration n’est apparemment pas considérée comme suffisamment importante pour mériter une rubrique dédiée. Pour un candidat qui s’inquiétait du Grand Remplacement dans une tribune de 2017, on est loin du compte. À la place, les mesures sont évoquées dans un volet « Cohésion nationale » qui expose les objectifs du candidat gaulliste pour « Garantir la laïcité et maîtriser l’immigration ». Le constat chiffré sur l’invasion migratoire est cependant clairement affiché : explosion de l’accord de titres de séjours, OQTF non-exécutées, inflation délirante de l’AME (entre autres). Malheureusement, les rengaines de la vieille droite post-gaulliste sont bien présentes : on y fustige le « communautarisme » (un adversaire flou s’il en est) tout en rappelant le caractère possible et souhaitable de l’apparition d’un « islam de France ». Notons tout de même la mesure la plus radicale du programme : la suspension du regroupement familial et la suppression du régime d’exception des Algériens. Le ton du programme oscille entre une certaine radicalité et un rappel constant des valeurs républicaines, censées rendre les mesures proposées plus acceptables aux yeux des électeurs les plus frileux. Ce grand écart est notamment illustré par le volet « Sécurité & Justice », dans lequel est évoquée la situation sécuritaire catastrophique du pays, accablé par le trafic de drogues et les « zones de non-droit » sans que ne soit jamais nommée l’immigration. Une prouesse.

Marine Le Pen – L’immigration tient une place particulière dans le programme du Rassemblement national : d’une part, il est l’objet du tout premier axe de mesures du programme (« Arrêter l’immigration incontrôlée en donnant la parole aux Français par référendum ») et d’autre part, un livret spécifique est dédié à cette question, au même titre qu’aux 10 autres projets qui constituent le programme de Marine Le Pen. Héritage post-gaulliste oblige, les éléments de langage du Rassemblement National sont quasiment identiques à ceux de Dupont-Aignan. Les adversaires désignés sont « le communautarisme » et le « séparatisme », causes et conséquences de l’impossibilité de l’assimilation.

Le danger démographique global est cependant clairement pointé du doigt : l’explosion de la démographie africaine est présentée comme un des « grands défis du XXIe siècle », explosion vouée à être accentuée par les désordres internationaux du Moyen-Orient et l’urgence climatique. Sans conteste, le programme du RN sur l’immigration fait l’objet de l’attention la plus poussée : le projet de 46 pages fait à la fois office de rappel historique, point sur la situation légale de l’immigration et présente une série de mesures destinées à renverser la tendance. Plus de la moitié du livret (24 pages) est dédié à présenter le projet de loi référendaire « Citoyenneté, Identité, Immigration », qui constituera le fer de lance de la politique de Marine Le Pen sur la question identitaire. Parmi tous les candidats, c’est clairement son parti qui a proposé le projet le plus précis et le plus approfondi. En revanche, on se doit de souligner la disparition de la question de la double nationalité du programme. La double nationalité facilite la déchéance de nationalité et les expulsions, seulement renoncer à son interdiction est symboliquement dérangeant car ce retrait est destiné à envoyer un message d’apaisement et de séduction aux électeurs issus de l’immigration. De quoi questionner sur la volonté de mettre en œuvre fermement les mesures proposées par ailleurs.

Éric Zemmour – Le candidat de Reconquête ! est sans conteste celui qui se présente de façon la plus radicale comme l’opposant au remplacement de population et à l’islamisation de la France, ne serait-ce que par le nom de son parti. Le programme de l’ancien journaliste comporte donc de façon fort logique une partie spécifique sur l’immigration, dont le langage ne laisse pas de place au doute : les verbes d’actions, nombreux et sans équivoque, ne sont pas au conditionnel (« Mettre fin au regroupement familial », « Supprimer l’AME », etc.). Inversement au projet du RN, le programme de Reconquête ! présente d’abord ses mesures-phares avant de dresser le constat chiffré de la situation migratoire, qui est présentée d’une façon moins « technocratique » qu’au Rassemblement national. Jeune dans le domaine de la politique électorale, Eric Zemmour a d’emblée présenté un projet relatif à l’immigration au ton radical et sans concession. Certes, on peut regretter certaines sorties médiatiques où il opère une distinction sans réel fondement entre l’islam et les musulmans. On regrette aussi que l’assimilation soit toujours présentée comme un modèle dans une situation où elle est complètement dépassée. Mais force est de constater que ces prises de positions sont compensées par d’autres plus en accord avec une politique réaliste, c’est-à-dire remigrationniste. Et son programme ne laisse que peu de doutes quant au fait que c’est bien Reconquête ! qui est le parti aux mesures les plus « identitaires-compatibles » pendant cette campagne.

Le score et le verdict

Les programmes des candidats sont jugés sur 6 items : lutte contre le regroupement familial, la question des expulsions, la réforme du droit d’asile, la réforme des aides sociales accordées aux immigrés, la préférence nationale et la question des institutions internationales qui régulent le cadre législatif sur l’immigration.

Un coefficient spécifique qui témoigne de son importance dans la lutte contre l’invasion migratoire se voit attribuer pour chaque item. Pour chaque item, un score sur 10 est attribué au candidat en fonction de la qualité de ses propositions. Un total est ensuite effectué pour l’ensemble des items.

Valérie Pécresse

Regroupement familial & droit du sol (coef. 4)

Mesures :

« Augmenter les minima de ressources pour obtenir un visa de regroupement familial. »

« Mettre un terme à l’automaticité du droit du sol. Tous les enfants qui sont nés en France de parents étrangers devront faire un vrai choix à 18 ans et satisfaire à des conditions d’assimilation : des preuves de maîtrise de la langue, une adhésion sincère aux valeurs de République et surtout un casier judiciaire vierge. »

Pour le regroupement familial, une exigence administrative sans intérêt et pour le droit du sol, des exigences vagues et faciles à contourner.

Note : 3/10

Expulsions (coef. 2)

Mesures :

« Reprendre l’expulsion des clandestins par charter avec Frontex. »

« Rétablir les tests osseux pour les mineurs étrangers sans papiers et ils seront présumés majeurs s’ils refusent. »

« Renégocier la directive retour pour que les OQTF soient rendues exécutoires sans délai alors qu’aujourd’hui les clandestins ont plusieurs semaines pour quitter librement l’espace Schengen. »

« Expulser les personnes condamnées de nationalité étrangère une fois leur peine effectuée.

Négocier des accords pour que les délinquants étrangers puissent purger leur peine dans leur propre pays. »

Sur le volet sécuritaire, les propositions sont plus convaincantes, même si elles constituent plus des modifications des moyens mis en œuvre que de buts clairs à atteindre.

Note : 5/10

Droit d’asile (coef. 2)

Mesures :

« Obliger à ce que les demandes d’asile soient déposées à l’étranger ou à la frontière. Dans ce cas, les demandeurs seront placés dans des centrés dédiés fermés et renvoyés si leur demande n’est pas acceptée. »

Placer les demandeurs dans des centres à la frontière est typiquement le genre de mesure inefficace, propice à tous les abus et qui surmobilise l’indignation médiatique de la gauche. Un piège typique pour la droite incarnée par Pécresse.

Note : 4/10

Aides sociales (coef. 1)

Mesures :

« Réserver les prestations sociales non contributives, comme les allocations familiales, aux Français et aux personnes étrangères extracommunautaires justifiant de cinq ans de séjour régulier en France.

Restreindre l’Aide médicale d’État aux soins urgents et aux maladies contagieuses.

N’accorder aucun avantage social, comme les 50 % de réduction dans les transports, autre que les aides d’urgence humanitaires, à une personne étrangère en situation irrégulière. » 

En laissant passer des exceptions dans ses mesures, Pécresse ouvre la brèche pour que celles-ci s’étendent de nouveau, et que la situation future revienne à la situation actuelle.

Note : 4/10

Préférence nationale (coef. 1)

Rien.

Note : 0/10

Organisations internationales (coef. 1)

Rien.

Note : 0/10

Nicolas Dupont-Aignan

Regroupement familial & droit du sol (coef. 4)

Mesures :

« Suspendre le regroupement familial pour 5 ans et supprimer le régime d’exception accordé aux Algériens. »

« Supprimer le droit du sol à la suite d’un referendum. »

La suppression du régime d’exception pour l’Algérie est une particularité positive. La suspension (temporaire, par définition) et l’usage du référendum témoignent par contre d’une certaine pusillanimité.

Note : 5/10

Expulsions (coef. 2)

Mesures :

« Remettre les mineurs isolés aux autorités de leur pays d’origine aux fins d’organiser leur retour auprès de leurs parents. »

Les termes d’ « OQTF » et d’expulsions n’apparaissant même pas, ce volet est très faible pour le candidat gaulliste.

Note : 1/10

Droit d’asile (coef. 2)

Mesures :

« Limiter le droit d’asile aux individus le demandant aux frontières. Il ne peut être en aucun cas attribué après quelques semaines de clandestinité.

Assigner à résidence les demandeurs d’asile par la suite. Il s’agit à la fois de considérations humanitaires et sécuritaires. […]. Les réfugiés de guerre ont vocation à retourner dans leur pays une fois la paix rétablie.

Éloigner immédiatement les demandeurs d’asile en cas de refus par l’OFPRA et la Commission Nationale du droit d’asile d’accorder le droit […]. Aucune régularisation n’est envisageable dans le cas des demandeurs d’asile déboutés. »

Sans refonte profonde du droit d’asile, il continuera à faire office de pompe aspirante.

Note : 3/10

Aides sociales (coef. 1)

Mesures :

« Supprimer l’Aide Médicale d’État (AME) et établir dans chaque département un dispensaire géré par l’État pour les étrangers illégaux. »

 « Conditionner l’accès aux aides sociales à la volonté d’insertion dans la société et instaurer un délai de carence de 5 ans. »

 « Créer une caisse d’assurance sociale dédiée aux étrangers travaillant en France depuis moins de cinq ans »

 « Suspendre les aides sociales pour les contrevenants récidivistes à la loi sur la laïcité. »

On voit mal en quoi les dispensaires d’État seraient un progrès net par rapport à l’AME. Le reste est de même nature : faible. La suspension des aides au motif d’atteinte à la laïcité, quant à elle, pourrait très vite devenir une arme employée par la gauche contre les catholiques, sans pour autant permettre de lutter contre l’islamisation.

Note : 4/10

Préférence nationale (coef. 1)

Rien.

0/10

Organisations internationales (coef. 1)

Rien.

0/10

Marine Le Pen

Regroupement familial & droit du sol (coef. 4)

Mesures :

Le projet de loi référendaire indique que « La loi peut interdire ou limiter le regroupement familial des étrangers », sans plus de précision.

« Le droit du sol sera supprimé. »

L’interdiction complète du regroupement familial est évoquée, mais sans plus de précisions, difficile de s’enthousiasmer. De plus, l’introduction, jusqu’alors absente des propositions de Marine Le Pen, d’une simple « limitation » du regroupement familial dénote un regrettable début de renoncement.

La suppression pure et simple du droit du sol est en revanche une très bonne nouvelle.

Note : 7/10

Expulsions (coef. 2)

Mesures :

« Les critères de nécessité ou de proportionnalité appréciés par le juge lorsqu’il examine une décision d’expulsion n’auront plus lieu d’être. »

« Expulser systématiquement les clandestins, délinquants et criminels étrangers. »

Cette mise au point légale est la bienvenue, et la question de l’expulsion des clandestins est directement posée.

Note : 8/10

Droit d’asile (coef. 2)

Mesures :

Le projet de loi référendaire réaffirme le « droit souverain de refuser l’entrée d’un étranger sur son territoire, de retirer un titre de séjour ou d’éloigner tout étranger dont la présence constitue un trouble pour l’ordre public ou une menace pour ses intérêts nationaux » et prévoit que les demandes d’asile ne puissent plus être déposées qu’à l’étranger.

Encore une fois, les précisions légales et techniques ne compensent pas un manque de clarté et de vision.

Note : 4/10

Aides sociales (coef. 1)

Mesures :

« Les prestations de solidarité qui ne relèvent pas d’un régime d’assurance seront réservées aux Français. »

« La suppression ou la mise sous condition de certaines prestations sociales au profit des étrangers limitera en outre l’attractivité de la France pour les étrangers. »

De bonnes mesures. On regrette que l’Aide Médicale d’État réservée aux clandestins ne soit plus évoquée alors que Marine Le Pen a longtemps promis de la supprimer. Encore un léger signe de fébrilité.

Note : 7,5/10

Préférence nationale (coef. 1)

Mesures :

« Réserver les aides sociales aux Français, et conditionner à 5 années de travail en France l’accès aux prestations de solidarité. »

« Assurer la priorité nationale d’accès au logement social et à l’emploi. »

Si le terme de « priorité nationale d’accès » a remplacé la « préférence nationale », il s’agit clairement du même concept.

Note : 9/10

Organisations internationales (coef. 1)

Mesures :

Le projet de Marine Le Pen indique que l’immigration est in fine régie par le droit européen. Par la voie référendaire, la question migratoire serait replacée entre les mains des Français. En revanche, le projet indique qu’il serait inutile et inefficace de s’attaquer à la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

Le projet ne propose foncièrement aucune remise en cause de l’environnement légal à l’échelle nationale ou supranationale.

Note : 3/10

Éric Zemmour

Regroupement familial & droit du sol (coef. 4)

Mesures :

« Mettre fin au regroupement familial. »

« Supprimer le droit du sol. »

Les mesures sont claires et sans ambiguïté.

Note : 10/10

Expulsions (coef. 2)

Mesures :

« Renvoyer tous les étrangers clandestins présents sur notre sol. »

« Expulser les délinquants et les criminels étrangers. » 

« Déchoir de la nationalité française et expulser les criminels binationaux ainsi que les délinquants binationaux qui récidivent. » 

« Renvoyer les étrangers venus travailler au terme d’une période sans emploi de 6 mois. »

C’est sans conteste le plus radical et le plus efficace quant à la question des expulsions. Dommage que les moyens légaux et techniques mis en œuvre ne soient pas exposés.

Note : 9/10

Droit d’asile (coef. 2)

Mesures :

« Limiter le droit d’asile à une poignée d’individus par an. »

« Rendre obligatoire le dépôt des demandes d’asile à l’étranger, dans nos consulats. »

Idem que pour l’item précédent.

Note : 9/10

Aides sociales (coef. 1)

Mesures :

« Supprimer les aides sociales aux étrangers extra-européens. »

« Supprimer l’AME. »

Comme pour le regroupement familial, pas de circonvolutions ou de faux-semblants. L’intention d’agir fermement est claire.

Note : 10/10

Préférence nationale (coef. 1)

De façon surprenante, le terme n’apparaît jamais dans le programme. La suppression des aides sociales aux étrangers extra-européens s’y rapporte cependant.

Note : 5/10

Organisations internationales (coef. 1)

Si on connaît l’opposition d’Éric Zemmour aux traités supranationaux, cet axe n’apparaît pas dans son programme, à l’exception du retour de souveraineté de la France par rapport aux traités européens, sans plus de précision.

Note : 2/10

Score finale :

Éric Zemmour : 8,5/10

Marine Le Pen : 6,5/10

Nicolas Dupont-Aignan : 3/10

Valérie Pécresse : 3/10

Conclusion

Sans grande surprise, c’est Éric Zemmour qui obtient le meilleur score, grâce à des mesures simples, radicales et efficaces. Cependant, alors qu’il est un pourfendeur bien connu des organisations internationales et des ONG « droitsdelhommiste », son programme n’en fait pas mention.

Marine Le Pen, malgré un affaiblissement de son programme anti-immigration, conserve tout de même un avantage par rapport aux candidats de la droite républicaine modérée, en assumant malgré tout son orientation nationale. De tous les candidats, c’est elle qui propose le projet le plus précis et le plus détaillé quant à la question identitaire et migratoire.

Ex-aequo en dernière place, Valérie Pécresse et Nicolas Dupont-Aignan partagent les mêmes faiblesses : les demi-mesures annoncées, censées séduire l’électorat de la droite populiste, dissimulent mal leur inconfort avec la question identitaire. Et ceux qui se souviennent des années Sarkozy ne peuvent qu’être pris de réminiscences quant à ces mesures d’annonce, qui dissimulaient leur fragilité derrière les complexités techniques ou les appels à trouver un compromis entre fermeté et « devoir » humanitaire.

Crédit photo : DR

[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

2 réponses

  1. Le REGROUPEMENT FAMILIAL est traité de manière trop générale; Car on pénalise aussi le Français de souche qui veut inviter chez lui (exple: Son époux/épouse et les enfants de celle ci, une personne étrangère sous Visa temporaire …) un étranger, sans distinction d’un citoyen National, mais SOUS CONDITIONS.
    Tout citoyen doit pouvoir , dans sa maison , inviter un étranger AUX CONDITIONS ; d’en assurer personnellement toutes les responsabilités Consulaires et les charges inhérentes à la nourriture, a la santé, à l’apprentissage de la langue, de la/les personnes étrangères .
    Concernant les remboursements des soins, une assurance spécifique sera contractée pour se substituer pendant 3 ans à la Sécurité Sociale.

    Tout migrant ayant acquis la Nationalité Française depuis plus de 15 ans ( ou enfant de ce migrant à 21 ans ) , pourra bénéficier du même droit que le Français de souche, dans les mêmes conditions de responsabilités et de charges pour les mêmes périodicités .

    C’est la NATIONALITÉ , qu’il faut mieux réglementer EN PRIORITÉ;
    Pour tout arrivant étranger ( en situation et conditions de travail réglementées ), une durée de VISA TEMPORAIRE minimum de 10 ans avant NATIONALISATION . Celle ci sera possible sur demande et en satisfaisant les conditions requises ( la langue , un service civil obligatoire, un casier judiciaire vierge, un travail/revenus stable ..)
    Et ceci, à condition que cette RÉCIPROCITÉ existe pour les Français dans le pays d’origine du demandeur !

    Dans le cas de l’époux/épouse, la Nationalité sera obtenue après 3 ans de mariage, mais sans condition de travail/Revenus , sauf si divorce il y’a eu dans ce laps de temps.

  2. Le futur président de la République française devra tenir compte des MILLIONS de Français qui ont voté pour Marine Le Pen ou pour Eric Zemmour parce qu’ils en ont MARRE de ces musulmans qui leur brûlent leur voiture, vendent de la drogue à leurs enfants,etc..Il ne faut pas donner la  »nationalité française » aux musulmans  »nés en France » puisque les non-musulmans  »nés en Algérie » n’ont pas la  »nationalité algérienne »!

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