Pouvoir d’achat. 37 % des Français ne parviendraient plus à vivre décemment

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Dans un contexte de forte inflation, le pouvoir d’achat des Français s’érode. À tel point qu’une partie non négligeable de la population ne parvient plus à vivre décemment. Des Français qui envisagent par ailleurs de modifier leur comportement de consommation pour faire face à ces nouvelles difficultés financières.

Pouvoir d’achat : 37 % des Français n’y arrivent plus…

Plus que jamais, le pouvoir d’achat est une source d’inquiétude pour les Français. Un constat confirmé par un récent sondage OpinionWay réalisé pour Bonial dont les résultats publiés le 4 avril mettent en exergue les difficultés croissantes d’une partie de la population dans le pays.

Ainsi, pour 37 % des personnes interrogées, leur situation financière est telle qu’elles ne parviennent plus à vivre décemment. De même, 36 % évoquent des difficultés à financer leurs dépenses jusqu’à la fin du mois. D’autre part, si 55 % des Français n’arrivent pas à se faire plaisir, ils ont 61 % à être dans l’incapacité d’épargner. De plus, seule une minorité de nos compatriotes ont la possibilité d’investir (21 %).

Au-delà du pouvoir d’achat, notons cependant que la culture de l’investissement en France diffère sensiblement de celle des anglo-saxons. En effet, le système de retraite par répartition français ne rend pas l’investissement en Bourse incontournable pour espérer toucher sa pension.

Plus généralement, l’étude montre que 83 % des Français ont un sentiment négatif sur leur pouvoir d’achat tandis que 48 % d’entre eux se disent inquiets concernant leur pouvoir d’achat.

Par ailleurs, ce constat est également partagé par une autre étude publiée le même jour par E.Leclerc via son Obsevatoire des nouvelles consommations. On y apprend que 49 % des Français se disent à 5 euros près lorsqu’ils font leurs courses (72 % des foyers les plus modestes et 56 % des moins de 35 ans), soit 6 points de plus par rapport à 2021. Et 42 % déclarent ne pas pouvoir vivre décemment (+3 points en un an).

Quels achats pour se faire plaisir ?

Alors que 21 % des sondés font régulièrement des achats plaisir contre 66 % occasionnellement, le budget moyen des Français pour se faire plaisir s’élève à 280 €. Notons par ailleurs que pour 65 % des Français, un achat plaisir se définit comme celui qu’on souhaite réaliser depuis un certain temps.

Pour autant, à la lumière du graphique ci-dessous, il ressort que les Français se recentrent sur les achats essentiels du quotidien pour se faire plaisir. Produits d’hygiène, alimentaire, restaurants et traiteurs figurent ainsi sur le haut de la liste.

Des résultats qui font écho à ceux de l’étude E.Leclerc puisque cette dernière précise que 53 % des ménages les plus modestes essaient de réduire leur consommation de produits d’hygiène pour des raisons financières. Avec même 48 % des jeunes (+ 9 points par rapport à 2021) concernés et essayant de réduire cette consommation pour motif financier.

Des comportements en évolution face à l’érosion du pouvoir d’achat

Dans un contexte inflationniste et au regard d’une actualité internationale qui marque notre quotidien, 82 % des Français estiment que les prix des achats contraints (logement, emprunt, charges, transport, etc.) augmentent. Concernant les achats plaisir, 63 % des consommateurs ont le sentiment qu’ils sont à la hausse.

À la lumière de ces deux éléments, il semble naturel que 75 % des Français déclarent avoir l’intention de faire évoluer leurs comportements d’achats dans les semaines à venir. Bien naturellement, plus d’un Français sur trois (37 %) sera plus attentif aux prix, 30 % rechercheront davantage de promotions, 28 % réduiront leur consommation d’électricité et leurs déplacements. Notons par ailleurs que près d’un Français sur quatre (23 %) réduira ses achats au strict nécessaire.

Pouvoir d'achat

Enfin, si les Français se voyaient dotés de 500 € supplémentaires par mois, 196 € seraient alloués aux dépenses contraintes et aux achats de première nécessité, 118 € aux achats plaisir et 183 € à l’épargne.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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3 réponses

  1. rien d’étonnant ; depuis 50 ans , l’état n’a fait que prendre de l’embonpoint …c’est devenu un prédateur vorace , tentaculaire , incompétent , boulimique , qui distribue généreusement l’argent qu’il va chercher dans les poches des contribuables , aux envahisseurs , qui s’assure que la super classe elle s’enrichit , qui ne sait faire qu’une chose , inventer de nouveau impôts avec sa bande d’énarques à Bercy qui ne se pose qu’une seule question ; comment nous piquer notre pognon sans pour autant nous faire descendre dans la rue .

  2. L’État se remlit les poches au mépris des citoyens : la guerre en Ukraine est prétexte à toutes les augmentations et à tous les mensonges pour éviter un nouveau « gilet jaune ». Le lire d’essence à la pompe grève douloureusement les budgets. Plus de 4 millions de foyers français se chauffent au fioul domestique dont le prix au litre varie entre 1.50 € et 1.70 € selon les régions. Déjà, beaucoup ont coupé le chauffage, non pas pour sauver la « Planète de Jadot et Pompili » mais parce qu’il faut joindre les 2 bouts et faire manger leur famille, tandis que certains moralisateurs sont empêtrés dans des afaires sordides et puantes, à commencer par les amis français de McKinsey….
    Une honte !… Le temps est venu de se débarasser de la Macronie immonde. Ne vous trompez pas de bulletin de vote !

  3. et attendez vous à une flambée de tous les prix avec la « guerre en ukraine », une bénédiction pour augmenter les prix, comme si l’ukraine était la productrice de tous les biens de consommation !

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