Allemagne. Pour le chancelier Olaf Scholz, la « priorité absolue » est d’éviter une confrontation militaire directe entre l’OTAN et la Russie

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En Allemagne, le chancelier Olaf Scholz estime qu’il est d’une « priorité absolue » d’éviter une confrontation militaire directe entre l’OTAN et la Russie, « susceptible de conduire à une troisième guerre mondiale ».

Olaf Scholz met en garde l’OTAN d’une extension du conflit

Tandis qu’en France, la guerre en Ukraine est éclipsée depuis deux semaines par l’élection présidentielle, aucune désescalade n’a été observée dans l’intervalle entre Moscou et Kiev.

Tandis que les livraisons d’armes (dont de l’armement lourd) de la part de pays européens aux forces ukrainiennes se sont poursuivies ces derniers jours, le spectre d’un élargissement du conflit, débouchant de facto sur le déclenchement une troisième guerre mondiale, est loin d’être écarté.

Une menace qui est prise au sérieux en Allemagne. Dans une longue interview publiée vendredi 22 avril dans le magazine Der Spiegel, le chancelier allemand Olaf Scholz, membre du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) ayant par ailleurs apporté son soutien Emmanuel Macron dans sa course à l’Élysée, a déclaré qu’il est impératif pour l’OTAN d’éviter une confrontation militaire directe avec la Russie, laquelle serait « susceptible de conduire à une troisième guerre mondiale » selon le successeur d’Angela Merkel.

Face aux appels à la surenchère, l’Allemagne tente de garder la tête froide

Ajoutant à ce sujet : « C’est pourquoi il est extrêmement important que nous examinions chaque étape de manière très attentive et que nous nous coordonnions étroitement les uns les autres ». Olaf Scholz pour qui « éviter une escalade vers l’Otan est une priorité absolue ».
Cet appel à la lucidité et à la modération contraste fortement avec les discours officiels des autorités de pays situés à l’Est de l’Allemagne ainsi que des États baltes. Des territoires où la géographie et l’histoire au contact du voisin russe font légitimement entendre un point de vue sensiblement différent.
Si les critiques ont émané de part et d’autre concernant cette relative retenue de Berlin dans ses décisions vis-à-vis de Moscou, le chancelier tente de rester concentré sur l’essentiel : « C’est pourquoi je ne prête pas attention aux sondages ni ne me laisse irriter par des appels incessants. Les conséquences d’une erreur seraient dramatiques. » Un constat qui vaut largement pour la France, seule puissance nucléaire de l’UE…

Olaf Scholz veut poursuivre les importations allemandes de gaz russe 

Toutefois, il faut noter que ces dernières déclarations signifient un changement de ton de la part du chancelier allemand par rapport à ses propos précédents sur le sujet, qui mettaient l’accent sur le fait que les stocks de l’armée allemande étaient trop épuisés pour envoyer des armes lourdes sur le champ de bataille, tandis que celles que l’industrie allemande a déclaré pouvoir fournir ne pourraient pas être facilement utilisées.

Interrogé sur la raison pour laquelle il n’expliquerait pas la réticence de son gouvernement face à la menace d’une guerre nucléaire, Olaf Scholz a déclaré que de telles « simplifications » n’étaient pas utiles.

D’autre part,  le chancelier allemand a défendu sa décision de ne pas mettre fin immédiatement aux importations allemandes de gaz russe en réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. « Je ne vois absolument pas comment un embargo sur le gaz mettrait fin à la guerre. Si Vladimir Poutine était ouvert aux arguments économiques, il n’aurait jamais commencé cette guerre folle », a-t-il déclaré.

« Deuxièmement, vous réfléchissez comme si c’était une question d’argent. Mais il s’agit d’éviter une crise économique dramatique et la perte de millions d’emplois et d’usines qui n’ouvriraient plus jamais leurs portes » a ajouté Olaf Scholz. Selon lui, cela aurait des conséquences considérables non seulement pour l’Allemagne mais aussi pour l’Europe et le financement futur de la reconstruction de l’Ukraine.

Crédit photo : Pixabay (Pixabay License/CristianIS) (photo d’illustration)
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5 réponses

  1. Il faut se rappeler que les USA ne sont pas un pays mais un business et que les territoires de l’Otan, l’€urop€, est une extension du domaine du business.

    Deuxièmement, que la maladie rapporte plus que la santé et que la guerre rapporte plus que « la paix ».

    Une guerre totale en €urope serait plus que paradisiaque pour les USA, ce serait rentrer proprement dans le domaine du purement divin nommé « profondeurs de Satan » dans l’Apocalypse.

    Il subsiste toutefois, en pratique, le mystère Sarmat russe concernant son efficacité opérationnelle en tant que missile de croisière incomparable.

    Peut-il réellement anéantir une grande partie de la côte Est des USA, pour 300 ans, dans un délai de 14 minutes après un seul départ de Russie?

    D’autre part il faut aussi considérer que Monsieur Vladimir ne rit jamais et aime son peuple, ce qui le met à des années lumières de la plupart des personnages de bandes dessinées qui dirigent les pays de la troisième planète du système solaire.

    Et surtout qui le rend particulièrement redoutable, c’est qu’il s’agit d’amour et non pas comme pour les USA de business, c’est à dire du néant.

  2. entièrement d’accord avec Droal, ce que veut les U.S.A c’est que l’Europe envoie des armes, et rentre en guerre contre la Russie; cette SALOPERIE de Von Der la  » YESNE  » est au service de Davos !! alors si nous cherchons la guerre !!!! les états unis sont en moyenne à 9 000 km de l’Europe, ils n’en ont rien à faire de nous ! bien au contraire !!

  3. Au moins un l’allemand qui semble être assez raisonnable pour craindre le pire dans un affrontement avec la Russie , je pense que dans un coin de sa tête , il pense au gaz russe qui est indispensable à son pays sous peine de rallumer ses centrales à charbon peu écologique pour un gouvernement de cette religion alors, s’il pouvait au passage tempérer celui qui nous sert de président actuel …!!!!

  4. ce gars blablate, il aurait mieux fait de faire respecter les accords de minsk au lieu de laisser le gouvernement de minsk bombarder les russophones du dombass ! le voilà qui se met à réfléchir tout en obéissant au plan des usa qui est de couper la russie de l’europe !

  5. « L’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février a été le début d’une troisième guerre mondiale qui a le potentiel de détruire notre civilisation », a écrit Soros.

    Source :

    https://www.aubedigitale.com/soros-sinquiete-du-partenariat-poutine-xi-et-espere-quil-sera-possible-de-les-arreter-avant-quils-ne-detruisent-notre-civilisation/

    Le cher Georges a raison de dire que le 24 février 2022 a été le discret début de la troisième guerre mondiale, à la manière de la petite souris qui entre dans la pièce par le petit trou de la plinthe, sans y avoir été invitée officiellement par les propriétaires de la maison.

    Cette guerre qui commence mezza-voce va détruire les ¾ de l’humanité.

    Mais CERTAINEMENT PAS la « civilisation ».

    La cupidité démesurée du pouvoir et de l’argent n’est pas plus la « civilisation » qu’un viol hyper violent en réunion, d’une jeune femme sans défense, n’est un mariage sacramentel.

    L’humanité a joué ; elle a perdu.

    NB : la SEULE façon de ne pas perdre, c’est de ne pas jouer. Ce que fait remarquablement Monsieur Vladimir qui n’est pas né pour rigoler.

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