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Dans un contexte où la guerre en Ukraine a ravivé les menaces de cyberattaques, comment les Français vivent-ils la situation ? Certains d’entre eux seraient en proie à la « cyber-angoisse ». Explications.
Cyber-angoisse : de quoi les Français ont-ils peur ?
Le piratage informatique, un désagrément que les Français redoutent. C’est ce qu’il ressort d’une enquête réalisée par l’Ifop pour Gaelon à l’occasion de la Journée mondiale pour la sauvegarde des données informatiques (jeudi 31 mars) auprès de 1 000 personnes interrogées.
En ces temps où le conflit entre l’Ukraine et la Russie a remis sur le devant de la scène les risques d’attaques informatiques de grande ampleur mais aussi de détournement de données, 89 % des Français considèrent que ces risques sont élevés. Autre point témoignant d’une inquiétude grandissante, 33 % des sondés jugent que ces risques sont « très élevés », soit une progression de +9 points depuis 2019.
Quant à la nature des craintes entraînant cette cyber-angoisse, le vol de données bancaires figure au premier rang des peurs des interrogés (88 %). Viennent ensuite le vol d’argent (87 %) et l’usurpation d’identité (86 %). Le vol de photos ou vidéos personnelles est également redouté par 70 % des sondés.
Quatre Français sur 10 déjà victimes d’un piratage informatique
Les différentes inquiétudes relatées ci-dessus ne sont pas infondées puisque l’étude de l’Ifop rapporte également que plus de quatre Français sur 10 (41 %) ont déjà été piratés au cours de leur vie, dont 7 % au cours des douze derniers mois.
Parmi les personnes chez qui cette cyber-angoisse est la plus présente, on note que les femmes se sentent plus inquiétées que les hommes sur les risques de cyberattaques et de détournement des données, à 97 % contre 89 %.
Au plan socioprofessionnel, ce sont les cadres qui s’avèrent être les plus inquiets sur le sujet. En termes de catégories d’âge enfin, les 18 à 24 ans sont les moins « cyber-angoissés » avec seulement 16 % d’entre eux jugeant comme « très élevés » les risques de cyberattaques et de détournements de données. Une proportion qui s’élève à 38 % pour les 35-49 ans et 36 % pour les 65 ans et plus.
Prises sous l’angle des opinions politiques, les réponses des sondés sont également intéressantes. Notamment en ce qui concerne les risques informatiques pouvant impacter le résultat du prochain scrutin présidentiel. Sur cette menace, c’est l’électorat d’Éric Zemmour qui est, et de loin, le plus inquiet. Ainsi, 36 % des électeurs du candidat de Reconquête ! interrogés se disent « très inquiets » de l’éventualité d’une cyberattaque lors de l’élection présidentielle. À l’inverse, seuls 9 % des futurs électeurs d’Emmanuel Macron partagent cette crainte…
Source : étude Ifop 2022
Plus généralement, cette possibilité de voir une cyberattaque survenir lors de l’élection présidentielle est aussi prise au sérieux par près d’un Français sur deux : 46 % d’entre eux redoutent des attaques informatiques venant fausser les résultats tandis que 40 % s’inquiètent de voir la diffusion de ces résultats perturbée le jour du vote.
Cybersécurité et blockchain : ce que veulent (et savent) les Français
Compte tenu de ce climat de peur, il apparaît donc assez naturel que 92 % des Français souhaitent que le président de la République renforce les moyens de protection contre les cyberattaques envers les organismes publics et les collectivités. Cette volonté apparaît surtout chez les électeurs de Valérie Pécresse (80 %), devant ceux d’Éric Zemmour (74 %) et de Marine Le Pen (73 %).
Enfin, pour ce qui est de la blockchain et de ses avantages en matière de cybersécurité, 70 % des répondants avouent ne jamais avoir entendu parler de ce concept quand 23 % disent avoir entendu parler de cette technologie décentralisée sans toutefois en connaître le principe de fonctionnement. Seuls 7 % affirment être capables de définir a minima l’idée de la blockchain.
Les hommes (42 %) sont deux fois plus nombreux que les femmes à avoir eu vent de cette technologie (20 %), et si les moins de 25 ans sont 46 % à en connaître le nom, la proportion à pouvoir la définir est la même que pour le reste de la population (7 %).
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse à “Piratage informatique. Entre guerre en Ukraine et élection présidentielle : la cyber-angoisse des Français”
ce qui me fait un peu peur c’est surtout la flambée des prix le mois prochain!