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La production littéraire pour enfant est tellement importante que cette perle éditée en 2019 était passée sous nos sourcilleux radars : la « Cornemuse enchantée » par Katherine Pancol et Jérôme Pélissier (Hachette Jeunesse) mérite pourtant toute notre attention. En premier lieu, il convient de souligner la qualité de « l’autrice » : Katherine Pancol. Cette dernière est l’un des écrivains les plus lus en France et partage sa vie entre Paaaaris et la Normandie. Loin de nous la tentation d’affirmer que Katherine Pancol est un monument de cucuterie littéraire, genre tata parisienne qui nous raconte la vie, mais il y a un peu de cela. Reconnaissons-lui tout de même une démarche : être la romancière de proximité par excellence puisqu’elle entretient une relation proche avec son lectorat.
Pour la « cornemuse enchantée » par contre, on reconnaît ce côté parisien tellement naïf de raconter le monde à travers les yeux d’un ressortissant du XVIè arrondissement. Et d’introduire le wokisme dans la tête des enfants par la même occasion. Ainsi « dans un village triste et gris du Nord de l’Ecosse », une petite fille vient voir sa grand-mère. Oh miracle ! Cette petite fille ne s’appelle pas Mairead ou Oighrig mais Djenna et elle est métisse comme tous les gens biens. Car son papa est noir et sa maman est blanche. Ce sont des gentils !
Et à chaque page c’est ainsi :
Ce petit coin perdu pourrait servir de modèle à Callac où la municipalité veut donner aux ploucs locaux la chance d’être « enrichis » par l’apport de merveilleux migrants !
« La musique est plus forte que tout ! » dit la cornemuse enchantée après avoir redonné le sourire et des couleurs au méchant monsieur Pas-Trognon qui avait interdit la musique au village. Oh ! Comme les talibans ? D’ailleurs, depuis que Djenna et sa cornemuse ont apporté la joie dans le village, tous les dimanches c’est la fête ! Pas sûr que les protestants parfois rigoristes des Highlands et des Hébrides apprécient l’initiative. Car dans le nord de l’Ecosse, le dimanche c’est vraiment le jour du Seigneur et personne ne danse la gigouillette !
Pour éduquer la population à l’amour de « l’Autre », il faut commencer par les plus jeunes. Avec « La Cornemuse enchantée », Katherine Pancol réussit ici un bel exercice de propagande woke !
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Une réponse à “« La Cornemuse enchantée » : une belle histoire pour enfants wokes”
J’ai bien aimé » l’expression « un monument de cucuterie littéraire » ! Et elle m’a fait penser à l’affiche d’un film sorti récemment : « La Brigade » de Louis-Julien Petit. Une « cucuterie », là aussi, pétrie de beaux sentiments avec des gentils « migrants mineurs non accompagnés » tous plus stéréotypés les uns que les autres. Bref, le monde merveilleux du vivre-ensemble revu et revisité par un cinéaste cucutier financé par le contribuable.