Le vote Macron, le vote NUPES, ces votes bourgeois et égoïstes [L’Agora]

C’est donc reparti pour 5 ans d’Emmanuel Macron à la présidence de la République. 5 années de tyrannie sanitaire et sécuritaire, de crise économique et sociale en perspective. 5 années d’immigration toujours plus importante et d’une population d’origine extra européenne mais ayant déjà des papiers européens qui s’accroit. 5 années de colères contenues, de corporatisme, de négociations avec des syndicats non représentatifs, de refus de tout débat sur les vraies questions qui préoccupant les Français, et notamment celle de l’immigration.

Il faut dire que Marine Le Pen a bien aidé Emmanuel Macron : non seulement elle n’a quasiment pas parlé d’immigration durant sa campagne, laissant le sujet à Eric Zemmour, mais elle semble laisser désormais la gauche dicter la pluie et le beau temps en vue des élections législatives. Nous allons bien « rigoler » avec un quinquennat Macron doublé d’un Parlement essentiellement peuplé de macronistes, de communistes, de décoloniaux, « d’antifas », d’écologistes d’opérettes…la liste est longue.

On a vu et lu beaucoup d’observateurs expliquer que le vote Marine Le Pen, le vote pour l’extrême droite, serait le signe d’une colère, d’un sentiment d’incompréhension, d’un déclassement aussi. On a lu des journalistes s’étonner que dans les campagnes sans trop d’immigrés, le vote d’extrême droite soit important, ou bien encore des élus expliquer que le vote MLP majoritairement dans leur commune aurait à voir avec tout, sauf avec l’immigration. Surtout ne jamais prendre en compte les vraies raisons de ce vote. Surtout ne rien changer. Ben voyons comme dirait l’autre. Inversons un peu l’analyse.

Dans les métropoles françaises, le vote Macron, et le vote écolobobo-communiste qui suivra aux législatives, est le résultat d’une sorte de fusion entre bourgeoisie des villes – ceux qui ont les moyens de s’offrir des appartements ou des maisons dans des villes hors de prix – mais aussi les conséquences progressives à la fois de l’immigration (qui fait que de plus en plus d’extra européens ont des papiers français et peuvent donc voter…en toute logique pas pour ceux qui éventuellement aimeraient qu’ils repartent pour un certain nombre dans leurs pays d’origine) et de l’atomisation des gens qui peuplent les métropoles. Ici, l’étudiante révoltée, entre deux repas chez Macdo, par « le réchauffement climatique », un peu comme d’autres à 18 ans anticipent déjà l’âge de leur retraite. Là, le jeune cadre dynamique qui ne connait de l’immigration que son chauffeur Uber, son livreur de repas quotidien, et les nouveaux damnés de la terre qui écument, pour des salaires de misère dont les Européens ne veulent pas (et on les comprend), les halls de gare, les entreprises après la fermeture, et les arrières cuisine de restaurant y compris très recommandables. Et puis vous avez le bourgeois (qui lui votera plutôt Macron, ou qui dans tous les cas fera barrage à l’extrême droite), femme de ménage Sri Lankaise, enfants scolarisés dans le privé (faut quand même pas abuser niveau carte scolaire), évitement des quartiers « sensibles », opéra, théâtre, cinéma…..la belle vie quoi, et le profond mépris pour « le populo » qui lui, est allé glisser un bulletin d’extrême droite dans les urnes parce qu’il vit au quotidien avec les enfants de la gentille femme de ménage, au quotidien avec les enfants des damnés de la terre, et que la cohabitation n’est pas vraiment joyeuse, d’ailleurs dès qu’il peut, il se casse !

Ajoutez à cela une proportion importante d’individus (il suffit d’entendre les micro trottoirs parfois effarants) qui n’y connaissent rien à la vie de la cité, votent selon leur influenceuse en lingerie fine, ou selon la dernière déclaration de l’acteur engagé ou du sportif qui dit non, et vous avez là une bonne explication sur un vote que toujours aujourd’hui, beaucoup d’électeurs impliqués et/ou au fait de la vie de la cité ne comprennent pas.

La scène ci-dessous résume une bonne partie des choses.

Mais comment une majorité de Français étant aller voter (il faut le préciser) a-t-elle pu voter pour Emmanuel Macron après tout le mal qu’il a fait au pays ces dernières années, en lui donnant crédit il est vrai d’un bilan déjà désastreux de ses prédécesseurs ?

Outre les métropolitains, qui ont fait basculer le vote, vous avez aussi tous ces bourgeois des côtes, ceux qui ont quitté des métropoles qu’ils ne supportaient plus, tout en gardant les vieux réflexes de classe. Les vieux mythes bourgeois. Les vieilles lunes utopiques d’un « vivre-ensemble » dont ils ont pourtant commencé à sentir qu’il n’était pas possible en métropole, mais à qui ils veulent tout de même donner une chance dans leur sympathique maison du Golfe du Morbihan, que pas un jeune Breton ne peut par ailleurs s’offrir.

Vous avez enfin cette armada de retraités, de peuple des EHPAD, dont beaucoup feraient sans doute une attaque cardiaque si on leur faisait passer une journée à La Courneuve, ou ne serait-ce que dans le Nord de Paris, ou dans une cité de Nantes, mais qui ont toujours le droit de voter, alors que pour beaucoup, notamment dès que cela dépasse 80-90 ans, ils n’ont plus la moindre idée du monde dans lequel ils vivent, et dans lequel vont vivre leurs enfants. Et c’est ainsi qu’Albert, vieux militant PCF, dont les parents votaient déjà PCF, du haut de ses 90 ans, va aller en minibus depuis son EHPAD voter à gauche (ou voter Macron), par tradition familiale, parce qu’on lui a dit à la TV qu’éventuellement Marine Le Pen pourrait se laisser une moustache et créer un quatrième Reich, ou encore, parce qu’il trouve « que Macron a fait du bon travail et qu’il faudrait que les jeunes arrêtent de se plaindre parce que nous on sait ce que c’est les difficultés ».

Entre ces trois catégories, vous avez l’explication de la réélection du vote Macron, et de la possible percée «écolo»- communiste lors des prochaines législatives, d’autant plus que beaucoup, notamment chez les anciens, iront voter pour le NUPES en pensant voter pour un parti défendant la classe ouvrière et la gauche, sans avoir la moindre idée des lubies sociétales que ces futurs députés défendront (LGBTQ+, table rase historique, déconstructivisme, décolonialisme, antiracisme, obsessions des minorités, immigrationnisme forcené..)

Avec ces catégories si importantes (et celle des retraités qui sera amenée à grandir tout comme celle des immigrés extra européens ayant des papiers français), les prochaines échéances électorales sont pliées d’avance. Surtout lorsqu’on est suffisamment imbécile « à droite » pour refuser toute alliance avec ceux qui, à priori, sont les moins éloignés des idées que l’on prétend incarner.

La solution ? Apprendre à vivre sans eux, et sans l’Etat. Apprendre à faire sans eux, et sans l’Etat. Construire d’autres chemins, d’autres sociétés, d’autres possibles, en faisant fi de ces catégories qui entendent nous mener à notre propre disparition (j’entends déjà les grincheux m’expliquer qu’ils font partie de telle ou telle catégorie mais qu’ils ne sont pas comme ça – c’est qu’ils n’ont rien compris à la nécessite de généraliser, de faire de la macro politique – pas de la Macron politique – ce qui n’empêche pas des minorités et des cas particuliers).

Face à la bourgeoisie mondialiste, lutte des classes, luttes des peuples, Sécession !

Julien Dir

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4 réponses

  1. Surtout et avant tout, il y a ceux qui ont voté NON à la Constitution €UROPÉENNE, c’est-à-dire à l’extension du domaine du business de la « Bête de la terre », évoquée en long, en large & en travers dans l’Apocalypse.

    Ils étaient 15 millions 449 mille 508 Français & Françaises qui n’ont pas plié le genou devant l’€UROP€.

    Le 29 de ce mois, cela fera précisément 17 ans que les €UROPÉ€NS ont piqué la France au peuple français.

    Et nous les connaissons fort bien ; ils sont gais comme des pinsons et toujours, bon pied, bon œil, dans un impeccable garde à vous joyeux, solidaire & ENSEMBLE:

    https://twitter.com/dragonduclos/status/1523025231564390400?cxt=HHwWgIDS9Z7Y76IqAAAA

    Toute cette romance a été gâchée par le « cas Poutine » qui arrive comme un étron sur la robe immaculée d’une jeune vierge mariée à un Prince de sang royal.

    Le « cas Poutine », c’est qu’il est malade, très malade.

    Il aime son pays qui se trouve être le plus grand pays du monde, donc il est méchant.

    C’est « Touche pas à mon Ukraine » :

    https://www.youtube.com/watch?v=YvTvm21KMeo

  2. Bravo Julien, pour la justesse de votre analyse, malgrè la tristesse des propos; pouvez vous donner le titre de cet excellent extrait de film

  3. cette scène (avec timsit) résume toute la vie actuelle en france, d’ailleurs les gens ont voté en masse pour que ça continue

Les commentaires sont fermés.

- Sécession la première parution de Yann Vallerie, rédacteur en chef de Breizh-info -

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