« Piqûres sauvages » sur des jeunes femmes. Après un migrant tunisien, deux Turcs interpellés dans le Var

piqûres

Tandis que les cas de piqûres sauvages sur des jeunes femmes commis dans des bars ou des établissements de nuit se multiplient en France, deux individus de nationalité turque ont été interpellés dans le Var. Au début de ce mois de juin, c’est un migrant tunisien, lui aussi suspecté d’être l’auteur de piqûres, qui avait été arrêté.

Piqûres sauvages : deux Turcs mis en examen dans le Var

C’est l’un des phénomènes du printemps 2022 en France. Depuis plusieurs mois, les témoignages de femmes expliquant avoir été piquées en boîte de nuit ou dans des bars s’accumulent dans l’Hexagone.

Dernière affaire en date, la mise en examen de deux hommes de nationalité turque dans le Var. Lundi 20 juin au soir, le procureur de la République de Toulon Samuel Finielz a fait savoir que les deux individus avaient été écroués à Toulon.

Une incarcération qui fait suite à la plainte d’une femme de 26 ans ayant rapporté avoir été victime d’une piqûre au niveau du coude dans une discothèque de Six-Fours-les-Plages dans la nuit du 10 au 11 juin derniers. Chez l’un des deux protagonistes, des seringues, deux aiguilles et des ampoules injectables d’un médicament délivré uniquement sur ordonnance ont été retrouvés, bien qu’ils « contestent tous les deux les faits » selon le procureur. De son côté, la victime les met formellement en cause.

Par ailleurs, les enregistrements de la vidéosurveillance de l’établissement de nuit sont venus confirmer les propos de la victime. Après l’ouverture d’une enquête par le commissariat de Sanary-sur-Mer (Var), les surveillances des fonctionnaires de police au sein de la boîte de nuit ont fini par porter leurs fruits puisqu’elles leur ont permis de repérer l’un des deux suspects. Lequel a été interpellé puis placé en garde à vue samedi 18 juin.

Sept années de prison encourues par les auteurs

Quant à la victime, si elle affirme désormais être en bonne santé, elle aurait subi des malaises immédiatement après les faits et dans les jours suivants la piqûre. Des examens toxicologiques sont toujours en cours de réalisation afin de déterminer si un produit nuisible a été injecté.

Par la suite, l’ouverture d’une information judiciaire pour violences ayant entrainé une interruption temporaire de travail (ITT) de moins de 8 jours avec circonstances aggravantes (utilisation d’une arme, réunion et préméditation) et administration de substances nuisibles ayant entrainé une ITT a été requise par le parquet de Toulon. Des peines de sept ans de prison sont encourues pour quiconque se rend coupable de tels faits.

Plus généralement, ces affaires de piqûres inquiètent particulièrement les autorités varoises puisque le département serait le deuxième le plus concerné de France par ce fléau. Cette triste seconde place, le Var la doit en partie au tournage de l’émission de TF1 « La meilleure chanson de l’année ». Lors de cette soirée du vendredi 3 juin 2022, ce sont au moins 21 victimes dont 19 femmes qui ont été recensées par les policiers toulonnais.

Un migrant tunisien déjà arrêté à Toulon

À la suite de ce tournage, un individu de 20 ans soupçonné d’avoir piqué des personnes avait été interpellé puis incarcéré. Le mis en cause, de nationalité tunisienne, se trouvait en France sans titre de séjour. Sans emploi, il était par ailleurs connu de la justice (pour des violences conjugales notamment) et se trouvait être en état de récidive légale.

Certaines des victimes toulonnaises affirmeront reconnaître formellement le suspect comme étant l’auteur des piqûres. Parmi elles, une agente de sécurité qui a été hospitalisée suite à un malaise après avoir été piquée.

Après avoir été déféré devant le parquet de Toulon le 5 juin, le migrant tunisien a ensuite été placé en détention provisoire. Il est mis en examen dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « violences aggravées par arme (la seringue) et par la préméditation ».

Enfin, il faut savoir que si la présence de produits toxiques était démontrée, les faits pourraient alors être requalifiés en « administration de substances nuisibles », ce qui impliquerait un renvoi devant une cour d’assises pour un crime passible d’une peine de 15 ans de réclusion.

Ces cas de piqûres sauvages sévissent dans de nombreuses métropoles françaises. À Nantes par exemple, ce ne sont pas moins de 23 faits de piqûres suspectes qui ont été relevés depuis le 16 février dernier.

Crédit photo : Pixabay (Pixabay License/ericbarns) (photo d’illustration)
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2 réponses

  1. Nos  »gouvernants » ne doivent pas laisser entrer, dans notre pays, les musulmans qui ont LA HAINE de la France et des Français! Ils crient cette HAINE dans leur hymne national! Les musulmans doivent RESTER dans  »leur » pays  »indépendant »! Pour acquérir cette  »indépendance »: les musulmans ont tué et torturé des milliers de  »civils innocents » et des soldats français..il faut supprimer la  »loi du sol » puisque les non-musulmans  »nés en Algérie » n’ont pas la  »nationalité algérienne »…

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