Retour sur le Hellfest 2022, deuxième partie [Reportage]

Ce deuxième acte du HellFest 2022 cuvée 15 ans d’âge aura marqué de son empreinte une certaine époque du rock et du métal. Tout d’abord une époque qui voit et qui verra sans nul doute une transition s’effectuer entre groupes et artistes historiques (au regard de leur carrière, leur longévité et de leur succès) à de nouveaux venus ou plus récents parfois moins connus mais bourrés de talents et d’ambitions. La scène métal sait se renouveler, être créative et foisonne de jeunes groupes prometteurs. Ceux-ci n’aspirent qu’à avoir accès à des fenêtres aussi majestueuses que le HellFest comme tribune de luxe pour exposer à un public fin connaisseur leurs compositions et créations. C’est en effet une évidence, et ils le savent pour beaucoup (tous), ce qu’une prestation scénique au HellFest peut provoquer comme exposition positive et retombées.

Ensuite avec ce HellFest en deux actes mode XXL il est maintenant totalement évident que le professionnalisme engendré par une telle structure propulse le Hellfest à un rang jamais atteint. Quelques chiffres doivent être rappelés afin de mieux cerner ce que cela représente en terme de gigantisme pour un festival métal français : 420 000 festivaliers sur 7 jours, 6 scènes principales + 2 plus intimistes, 300 000 litres de fioul pour alimenter les groupes électrogènes et presque le triple de bière pour abreuver les festivaliers, 3000 bénévoles jeunes et passionnés… Une mention spéciale aux agents de sécurité « Challenger » chargés de sécuriser les devants de scènes qui, dans leur attitude et leur tenue ont été particulièrement raccord avec le professionnalisme qui respire de l’ensemble de l’édifice A l’occasion d’une conférence de presse donnée dimanche aux alentours de 18H00, Ben Barbaud, directeur du festival, a esquissé quelques pistes de réflexion et a surtout réaffirmé son désir de lier le festival au projet territorial qu’il l’entoure, excluant, au moins temporairement, l’idée d’une « expatriation » de la marque HellFest à l’international.

Le panachage des styles et des formations permet à absolument tous les publics de rock / métal de s’y retrouver : de grosses têtes d’affiches comme Metallica, Alice Cooper, Guns n’ Roses, Scorpions, Helloween, Nine Inch Nail ou Megadeath ont cannibalisé les deux scènes principales pour le plus grand plaisir des plus anciens qui ont pu vibrer à nouveau sur des sons qu’ils connaissent par cœur et pour les plus jeunes de découvrir sur scène des artistes qui ont derrière eux des décennies de carrière.

D’autres scènes (couvertes) comme la « Valley » ont mis à l’affiche de très bons groupes français comme étrangers. Mention très spéciale aux jeunes de « Los disidentes del sucio Motel » et aux norvégiens de « Slomosa » qui ont conquis le public présent. Impossible de tous les citer mais quitte à faire des jaloux, notre reporter sur place a particulièrement apprécié les performances de Stöner, A.A Williams, Slift, In extremo, Sorcerer ou encore Pentagram et son chanteur charismatique déjanté, le toujours jeune Bobby Liebling ! La scène « warzone » plus « virile » et « musclée » que les autres par son côté punk / hardcore aura permis à certains groupes de montrer toute leur énergie et leur vitalité tels Pogo car crash control, Rise against ou encore The Exploited.

Il est encore une fois à noter que pour un festival de cette taille, il est absolument remarquable et particulièrement notable de signaler l’esprit général qui se dégage de l’ambiance collective et du rapport qu’entretiennent entre eux, festivaliers, bénévoles, organisateurs, artistes (au delà de ce que chacun peut penser ou estimer de l’atmosphère et du décorum développé par le « Festival de l’enfer »). Bienveillance, absence de jugement subjectif, convivialité, goût pour une musique non conformiste, voilà ce que cherchent manifestement et trouvent ces gens venus de France et d’Europe. Après deux ans de disette et de privation éhontée de liberté, nous avons senti de vrais moments de joie parmi ces inconnus devenus complices le temps de 4 jours de festivités.

En particulier, et comme le soulignaient très justement nos confrères de Ouest-France dans leur édition du dimanche 26 juin, le public féminin peut laisser court à ses volontés sans crainte du quand dira-t-on, un vrai sentiment de liberté tout en sécurité. Notre reporter présent n’a pas pu nous signaler le moindre incident ou altercation que ce soit sur l’enceinte du festival ou même sur les immenses campings entourant le site. 420 000 personnes, des femmes représentant 20 % du contingent et le seul mot d’ordre qui leur vient à l’esprit c’est : bienveillance. Il n’est pas nécessaire d’en rajouter.

RDV les 16, 17 et 18 juin 2023 pour une édition plus « classique » en terme de format mais tout aussi passionnée et passionnante.

M.P

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

9 réponses

  1. festival de l’enfer, tout est dit non merci, ce n’est pas avec ce genre de truc que la culture et que la France vont avancer, ça pousse un peu plus à la décadence de ce peuple complètement avachi, les réveils seront douloureux

    1. Tout à fait d’accord. Pourquoi tous ces éloges d’une manifestation clairement satanique et destructrice de notre civilisation millénaire????Mystère et boule de gomme!

      1. Vous ignorez apparemment tout du Metal, en le qualifiant de satanique 😂 alors informez vous pour ne pas tomber dans le ridicule, les lettres des chansons de la grande majorite des groupe de Metal ont des references a la Bible à Dieu et au Diable

    2. Faudrait avoir un peu de tolerance et accepter des gouts differents aux votres, le Metal n’est pas synonyme d’ignorance ou manque de culture loin de là

  2. Pauvre de toi Gaudete, quelle misere ! Tu penses qu avec des blaireaux rappeurs et leur cohorte de QI dans les trefonds ou alors la »techno music » ou les individus ne dansent qu avec eux-meme dans un desespoir de solitude , oui, tu vois un monde d ultra paumes , se contentant de vociferer leur haine des occidentaux et entrainant ces cloches dans la brousse et le desert ! Ou les gauchiottes desirent nous entrainer avec beaucoup trop d apaches qui ne relevent aucunement du droit d asile ! Et pas de viol et autres criminalites dans ce festival !

    1. Oui mais il n’a apparemment aucune idee de ce dont il parle, l’ignorance produit des prejuges

  3. Certains commentaires sont ridicules. Ce festival n’a rien de satanique, c’est un espace de liberté et de bienveillance où des passionnés de rock et métal passent un moment inoubliable. Lorsque l’on ne connait pas, le mieux et de se taire. Vive le Hellfest et merci pour le reportage qui résume parfaitement la réalité.

  4. Ce reportage illustre parfaitement et en tous points, ce qu’ont vécu mes 2 fils de 28 et 29 ans durant le premier week-end du Hellfest 2022.
    Que de bienveillance et de respect !
    J’en avais les larmes aux yeux. L’humanité enfin retrouvée !
    Merci beaucoup d’avoir relaté avec tant de justesse, l’expérience de ces 420 000 festivaliers.

Les commentaires sont fermés.

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