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Hervé Berville a été nommé, ce lundi matin, secrétaire d’Etat à la Mer dans le gouvernement Borne. Une nomination qui interroge : Pourquoi Hervé Berville a-t-il été nommé à ce poste ?
Economiste de formation, le ressortissant de Pluduno a, en effet, obtenu un master à la London School of Economics portant sur l’Histoire. A 32 ans et rapidement happé par « Les jeunes avec Macron », il n’a guère travaillé et a été essentiellement en poste en Afrique où il n’a pas du tout exploré les problématiques maritimes. La deuxième circonscription des Côtes d’Armor, dont il est député, est effectivement une circonscription maritime mais son précédent mandat n’a pas particulièrement été marqué par ses interventions sur le secteur de la Mer. En consultant le compte-rendu de son travail parlementaire, on se rend compte qu’Hervé Berville a été actif sur les questions liées à l’Afrique, à l’élevage porcin, aux hôpitaux, au monde rural, bref des questions touchant à son histoire personnelle ou au territoire sur lequel il est implanté mais absolument pas au monde de la Mer. Nous notons avec intérêt qu’il aura, cependant, à de nombreuses reprises, défendu la loi Molac, salué le travail de Diwan et fait son travail de député de Bretagne sur la question des langues régionales. Mais défendre le breton ou le gallo n’implique pas pour autant de s’intéresser aux crevettes et aux moteurs diesel de bateaux.
Une exception cependant dans ce travail parlementaire : une question écrite publiée le 03 décembre 2019 portant sur « l’impact de la pêche intensive du bar sur l’activité des pêcheurs ligneurs », c’est à dire une problématique assez marginale dans le monde de la pêche. Pour mémoire, les pêcheurs ligneurs sont à peine 500 en France contre 20 000 marins-pêcheurs. Aussi honorable soit-il, ce secteur est donc un secteur de niche.
Quant au travail d’Hervé Berville en commission à l’assemblée, celui-ci aura essentiellement porté sur les question d’affaires étrangères, notamment sur tout ce qui touche au Développement et à l’Afrique.
Le 06 octobre 2021, il aura tout de même posé une question au premier ministre sur les licences de pêche. Le mois précédent, Hervé Berville s’était également engagé sur la même question aux côtés d’Annick Girardin, alors ministre de la mer. Mais cela ne fait cependant pas de lui une personne fortement engagée sur les questions compliquées de la pêche. Etant député d’Erquy et d’une bonne partie de la façade maritime des Côtes d’Armor, il ne pouvait pas ne pas prendre part au débat d’alors sur un sujet touchant fortement les pêcheurs bretons en plein bras de fer avec leurs homologues britanniques et jersiais.
Sur les réseaux sociaux idem, Hervé Berville n’a pas paru, jusqu’alors très intéressé par les questions maritimes. Sur twitter notamment depuis le début de l’année, c’est à peine si on recense une publication sur les questions de pêche, en l’occurrence un retweet d’une déclaration de Jean Castex sur les 35 centimes de réduction sur le fuel maritime.
Par contre Hervé Berville fait preuve d’une dévotion sans limite à l’égard d’Emmanuel Macron qui hante tous ses comptes de réseaux sociaux. Est-ce cette fidélité et cet amour que le président a voulu récompenser ou les compétences réelles de M. Berville dans un secteur ultra-technique qu’est le monde de la Mer ?
Les prochains mois et surtout les professionnels du secteur le diront…
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
9 réponses à “L’étrange nomination d’Hervé Berville au secrétariat d’Etat à la Mer”
On sait depuis longtemps que Macron ne cherche pas des compétences mais des serviteurs dévoués; si en plus ils peuvent illustrer la diversité, c’est encore mieux.
Grossière erreur de parler de diversité, en l’espèce. Ou alors les mots n’ont plus leur sens originel. La vraie diversité dans l’Hexagone, nous l’avons toujours connue. Elle comprend et regroupe aussi bien des Basques, des Bretons (dont nous nous honorons d’être), des Corses, des Auvergnats, des Occitans ou d’autres peuples autochtones. Cessons une bonne fois pour toute d’employer le langage cosmopolite de l’Etat franco républicain.
Pauvre er triste Bretagne, tu as mal voté et tu vas le payer !!!!
Oui tout se paye
Où sont les bretons de mon enfance. Roulés dans la farine leurs descendants sont cocus. J/M/ GOasdoué
Pauvre garçon, sans aucune compétence il va faire le jeu des mondialistes globalistes qui sont la manœuvre pour esclavagiser les peuples occidentaux en les appauvrissant au maximum.
L’histoire se répète… Attention la barbarie est de retour
pourquoi cette nomination, il fallait un autre noir ! puisque la candidate ministre guadeloupéenne avait été méprisée par les électeurs.
je me souviens d’un ministre de mitterrand qui a fini sa vie politique en se présentant à l’élection présidentielle au togo, les électeurs lui ont fourni une veste mémorable!
Puisque Berville a fait la London School of Economics, un mot sur cette université. Elle a été fondée par la société fabienne. Soutenue par les Rothschild et les Rockefeller, la Société fabienne (Fabian Society) est à l’origine de ce qu’on appelle aujourd’hui le Nouvel Ordre Mondial par l’intermédiaire de ses nombreuses ramifications, dont le Council on Foreign Relations (CFR), le Bilderberg, la Commission Trilatérale et d’autres instruments de pouvoir antidémocratique. La Société fabienne est aussi à l’origine des Nations Unies et autres organisations supra-nationales. A partir des années 1920, le gouvernement mondial a été particulièrement promu par le département des relations internationales de la London School of Economics. Cette prestigieuse école de sciences économiques a formé dans un esprit fabien des générations de dirigeants, dont l’ancien président de la Commission européenne Romano Prodi, la reine du Danemark Margarethe II, l’ex-premier ministre canadien Pierre Elliott Trudeau, le financier George Soros (fondateur de l’institut Open Society), Jean-Claude Juncker, etc.
excellent rappel !