Le triple meurtre d’Angers m’émeut plus actuellement que les commémorations de la Rafle du Vel’d’Hiv [L’Agora]

Attention, sujet sensible, tant les ayatollahs de la société de contrôle, les « je suis Charlie mais pas avec tout le monde » veillent. Sensible, mais il n’est pas encore totalement interdit (quoique ?) de s’exprimer dans ce pays. On a assisté ce week-end à une déferlante, que dis-je, à un torrent médiatique au sujet de la Rafle du Vel d’Hiv, qui s’est déroulée les 16-17 juillet 1942 et durant laquelle des milliers de Juifs ont été arrêtés puis déportés – parce que Juifs – par les autorités françaises à la demande des autorités allemandes.

Pas un élu, pas un responsable politique qui y aille de son tweet, pas un chargé de communication qui n’ait été sollicité pour en faire un peu plus que le voisin. On a aussi eu droit à une polémique suite au tweet de la députée d’extrême gauche Mathilde Panot. Et aux traditionnelles indignations se sont succédés les sempiternels « plus jamais ça », etc etc. Comme si, bientôt 100 ans après, nous, c’est à dire le peuple, étions suffisamment abrutis pour ne pas déjà connaitre ce sujet et globalement notre Histoire (quoiqu’il est vrai que concernant l’Histoire de France, les générations qui sont actuellement à l’école, au collège, au lycée et même à l’université ne connaissent plus grand chose tant cette discipline a été sciemment massacrée). Comme si il fallait absolument que des politiques (et non pas des historiens) nous indiquent ce que nous devrions penser, commémorer, et comment nous devrions nous indigner.

Pourtant, il faut le dire clairement : la Rafle du Vel d’Hiv, c’était il y a cent ans. Et comme le dit par ailleurs Laurent Ozon sur son compte twitter, à l’époque « il fallait du courage pour aller contre l’Etat, la Police, les médias, la majorité en 1942. Si vous commémorez le #VeldHiv, pensez-y. Vous n’aurez pas de mal à reconnaître les héritiers des courageux d’hier. Ce sont ceux qui osent aller contre le vent aujourd’hui. Vous ne les avez pas forcément pour amis, ils vous emmerdent peut-être, mais souvenez-vous d’une chose: si un jour à nouveau tous obéissent, se couchent, suivent, ce sont encore ceux qui osent vous dire « merde » aujourd’hui, qui prendront le risque de vous aider la prochaine fois. Enfin vous ou quelqu’un dans une situation comparable hein ». Rien d’autre à dire sur le sujet. Je ne me lève pas chaque matin en pensant aux noyades de Nantes, au génocide des Indiens d’Amérique, à la Terreur, à la Shoah, ou à ce que vous voulez. Je pense au présent, et à l’avenir.

Car parallèlement, ce week-end, trois jeunes hommes ont été liquidés au couteau par un migrant soudanais à qui la République française a accordé le statut de réfugié politique. Cela s’est passé à Angers, dans l’indifférence politique et médiatique (TF1 n’a même pas daigné évoqué la qualité de l’agresseur présumé). Cela s’est aussi passé quelques jours après qu’un autre jeune homme soit liquidé, à Amiens, également par un migrant maintenu sur notre territoire par les autorités de la République française. Doit -on évoquer ce septuagénaire, lardé de coups de couteaux dans la chic banlieue de Rennes, à Cesson-Sévigné, ce week-end ? Ou ce quinquagénaire tué par balles dans une rue d’Issy les Moulineaux, la semaine dernière, car il reprochait à des « jeunes » de faire trop de bruit ? Ou cet homme massacré au couteau, à Loriol sur Drôme, la semaine dernière, gratuitement, devant sa femme ? Ou ce jeune homme poignardé à mort, à Metz, la semaine passée ?

Chaque jour, la liste des victimes du laxisme des autorités françaises s’allonge. Alors excusez-moi de vous dire que le triple meurtre d’Angers m’émeut plus que les commémorations de la Rafle du Vel d’Hiv, un évènement presque centenaire. Comme cela m’émeut plus que n’importe quel évènement historique dont chacun peut se servir pour ensuite chercher à instrumentaliser la mémoire à ses fins. Ce qui m’importe, ce sont les miens, qui chaque jour meurent dans les rues de l’hexagone, pour un regard, pour une cigarette, parce qu’ils sont tombés sur un furieux au mauvais endroit au mauvais moment.

Nos élus, nos politiques, ne se rendent même pas compte qu’il y a bientôt 100 ans, eu égard de leur lâcheté, de leur renoncement, ils auraient sans doute été les premiers à capituler et à obéir aux ordres. Car ce sont bien eux qui, aujourd’hui, représentants de la République française, maintiennent des assassins et des délinquants en puissance sur notre territoire alors qu’ils n’ont rien à y faire, au nom des « droits de l’homme » ou des traités internationaux devant lesquels ils s’agenouillent. Ce sont bien eux qui dissolvent ceux qui pourtant, depuis des années, annoncent, et dénoncent le délitement sécuritaire, identitaire, culturel de ce pays. Ce sont bien eux, ces mal élus, qui vivent dans leur bulle, qui vous parle de vivre ensemble et de société inclusive pendant que nos gamins gisent sur le trottoir victimes d’un « couteau fou », d’un « camion fou » ou encore parfois du « terrorisme » dont il faudrait « s’habituer à vivre avec ».

Mais allez bien vous faire m….tous autant que vous êtes. Cette société de mort, c’est vous qui avez contribué à l’enfanter, tandis que nous, de notre côté, et depuis des années, nous avons averti, répété, martelé, sans cesse, que votre projet sociétal relevait de la folie furieuse en plus de constituer une véritable trahison envers son propre peuple.

Dans un siècle, si cet effondrement se poursuit, ce ne sera pas seulement Philippe Pétain que nos descendant regarderont avec colère, haine et mépris. Mais bien ces très mal élus de la République française d’aujourd’hui, capitulards, cumulards, lâches, intéressés, qui sont en train de conduire non seulement notre continent à la ruine, mais nos enfants à l’abattoir.

Le renoncement et la trahison jusqu’à la nausée ainsi que le détournement médiatique du regard populaire, pendant que les nôtres crèvent dans la rue la gueule ouverte.

Et vous vous demandez encore pourquoi plus de la moitié de la population se torche littéralement avec son bulletin de vote ?

Julien Dir

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12 réponses

  1. Honnêtement ce Monsieur DIR que vous publiez, n’a manifestement pas la lumière à tous les étages. Il fait de l’amalgame, il mélange tout. Ce texte est de la bouillie intellectuelle sans aucun sens ni intérêt. Au fait #jesuisCharlie et sincèrement je vous…A bon entendeur. Kanivo

  2. bonjour,
    nous sommes tous indignés mais que faire? pourquoi pas une action judiciaire à minima contre l’état qui ne protège plus le peuple

  3. Se souvenir des tares du passé : oui. Agir pour éviter tous les drames d’aujourd’hui : oui également.
    Ne rien oublier des leçons de l’histoire qui nous montrent l’inacceptable de hier qui sont les garde-fous d’aujourd’hui et sans doute de demain. L’HISTOIRE TOUJOURS….

  4. BRAVO Julien Dir, vous avez le courage que peu de journalistes de tous bords possèdent en France; dire la vérité devient un acte révolutionnaire aujourd’hui ( Les peureux se couchent et les autres sont grassement payés pour garder le silence, merci et encore bravo ! Vous êtes un vrai humain comparé à d’autres…Cdt.

  5. Même sentiment de malaise en apprenant le meurtre de 3 hommes à Angers tandis que les médias s’intéressaient exclusivement au discours de Macron. Les deux sujets n’ont rien à voir et l’un n’exclut pas l’autre. Mais le déséquilibre du temps d’antenne entre ces deux événements interpelle (sans surprendre).

  6. Se souvenir du passé n’est pas ou n’est plus un garde-fou, nous le voyons chaque jour.
    Bien au contraire, le président, discoureur-pour commémoration, utilise les larmes de crocodile de son « souvenir » de pacotille et la lecture convenue d’un prompteur, pour laisser agir ceux qui assassinent quotidiennement dans les rues du pays, ceux qui tuent chez eux des Juifs -parce que Juifs- non au nom du Reich ou de la « race » mais au motif des hadiths ou du programme du Hamas qui enjoignent de le faire en 2022 et ensuite.

  7. Ce que dit Mr Dir et cet effondrement de notre république dans tous les secteurs ( sécurité, santé, éducation, police, pompiers etc…) depuis tant d’années il est sûr que nos politiques le savent mais alors la question est : Pourquoi ils laissent faire ? Pourquoi ils participent à la déconstruction du pays et de la Nation ?
    PS: Les réponses risquent d’ être plus terribles que les questions !!

  8. Les rafles de juillet 1942 (plusieurs dizaines de milliers de juifs déportés sans retour) et celle de décembre 1942 à Marseille (officiellement deux mille déportés) ont été organisées par René Bousquet, chef de la police de Vichy. Bousquet n’a jamais été inquiété, ni lors de l’épuration, ni après. Il était très pote avec François Mitterrand, ceci explique sans doute cela. Lorsque Bousquet a été inquiété à partir de 1986 (oui : 1986 ! + de quarante ans après les faits !), l’inculpation a traîné, certainement sur ordre occulte de l’Élysée, et l’assassinat du triste sire en 1993 a dû arracher un soupir de soulagement à pas mal de vichystes – ou de vichysto-résistants. Bousquet-Mitterrand, c’est mon ‘ »devoir de mémoire » à moi.

  9. Bien-sûr que ce qui c’est passé à Angers, Rennes et à Cesson-Sevigne est affreux, dramatique et juste écœurant mais cela ne veut pas dire qu’il faut oublier notre histoire surtout celle de la deuxième guerre mondiale pendant laquelle il y a eu autant d’horreur tant en France qu’en Europe !
    Et en plus la rafle du Vel d’Hiv s’est passé il y a 80 ans et non 100 ans, il faudrait peut-être retourner à l’école pour apprendre à compter.

Les commentaires sont fermés.

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