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En Irlande du Nord, les étiquettes paramilitaires, loyalistes comme républicaines sont parfois dévoyées pour des combats beaucoup moins honorables que la cause qu’unionistes ou républicains prétendent défendre. Car derrière les idéaux défendus y compris avec violence par certains, des hommes se servent de tout un pan d’histoire récente de l’Irlande du Nord et des Troubles pour mener à bien un trafic de drogue à grande échelle, trafic pourtant officiellement banni (et même parfois menacé de mort ou de réprésailles) de ces mêmes groupes paramilitaires.
Il suffit d’ailleurs d’aller dans certains pubs dans les quartiers populaires de Belfast, d’une communauté comme d’une autre, pour y voir des affiches indiquant clairement que les trafiquants de drogue ne sont pas les bienvenues dans les quartiers. Néanmoins, cela n’empêche pas certains d’étendre un empire de la drogue qui fait de sérieux ravages sur la jeunesse locale.
Ainsi, les frères Mark et Glenn Rainey, barons de la drogue se revendiquant de l’UVF (Ulster Volunteer Force) mais constituant surtout un gang de dealers, inondaient les rues de Belfast d’une cocaïne terriblement puissante afin de faire fortune. Arrêté en compagnie d’un troisième individu, le trio, qui a plaidé coupable d’une série d’accusations, dont celle d’être impliqué dans l’approvisionnement en cocaïne et en cannabis, sera condamné à la Cour d’assises de Belfast à la fin du mois. Jusqu’à leur arrestation en août de l’année dernière par le Paramilitary Crime Taskforce dans le cadre d’une opération visant l’UVF de Belfast Est, ils faisaient partie des plus gros trafiquants de drogue de la ville.
Bien que le trio ait affirmé être des loyalistes dévoués ayant des liens avec l’UVF et l’UDA, l’enquête démontre que ces derniers s’approvisionnaient en drogue auprès de criminels de Dublin et du quartier nationaliste de Short Strand. L’UVF de Belfast-Est a coupé les liens avec les Rainey après leur arrestation l’année dernière. Jusque-là, les hauts responsables du gang auraient été proches des frères Mark et Glenn.
Toutefois, des sources loyalistes s’interrogent sur la façon dont ils ont pu continuer à vivre dans le quartier – un quartier dominé par l’UVF – s’ils étaient en désaccord avec le groupe paramilitaire. Elles ont également révélé que Glenn Rainey a pu devenir un important trafiquant de drogue pour l’UVF, bien qu’il ait été averti deux fois par l’organisation. Buff Hunter, le troisième accusé, qui est originaire du quartier loyaliste de Tigers Bay, dans le nord de la ville, était auparavant associé à l’UDA de Belfast-Est, un autre groupe paramilitaire issue des Troubles.
Réagissant à ces arrestations, une source loyaliste parlant au Belfast Telegraph indique : « Les habitants de Belfast-Est espèrent qu’ils seront tous condamnés à de lourdes peines de prison, car ils ont empoisonné cette communauté pendant des années et utilisé leurs liens avec l’UVF pour se pavaner et intimider tous ceux qui leur tenaient tête »
Les frères Rainey font face à d’autres accusations de trafic de cocaïne remontant à des raids effectués en 2019 par le Paramilitary Crime Taskforce qui a démantelé un autre réseau présumé de trafic de drogue de l’UVF dans l’est de Belfast. Glenn Rainey est également accusé, aux côtés de quatre autres personnes, du meurtre de Ian Ogle, père de deux enfants, en janvier 2019, meurtre pour lequel il nie toute implication.
Crédit photo : Shutterstock (dr)
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Une réponse à “Belfast. L’ascension et la chute de deux frères loyalistes trafiquants de cocaïne”
Une petite piste : « commonwealth » de la couronne Britannique, guerres de l’opium en Chine et en Inde, et CIA et trafic de stup organisé par l’état entre l’Amérique du sud et les USA …
En 2022 c’est ultradocumenté, les USA eux-mêmes ont fait des séries télévisées sur le sujet.
Ne pas négliger d’y intégrer la série DOPESICK, là aussi quand on sait où est produit la dope ….