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Le jour est arrivé. Aujourd’hui, dimanche 25 septembre 2022, les Italiens décideront de leurs 400 représentants à la Chambre des députés et 200 au Sénat. Selon tous les sondages, le bloc de centre-droit mené par Fratelli d’Italia, avec 27 % des intentions de vote, La Lega, avec 12 %, et Forza Italia avec 7 %, obtiendrait la majorité absolue dans les deux chambres. Le système électoral italien, lancé en 2018 et baptisé Rosatellum par le député du Parti démocrate Eltore Rosato qui a proposé la réforme, est basé sur une procédure mixte pour favoriser la constitution de blocs et profiter aux partis ayant une plus grande expansion territoriale. Dans ce cas, avec le centre-droit uni et la gauche divisée, elle favorise clairement le bloc de Giorgia Meloni. 36% des sièges (147 députés et 33 sénateurs) sont élus au scrutin majoritaire dans les circonscriptions, et 62% (245 députés et 122 sénateurs) sont élus au scrutin proportionnel sur des listes de partis. Les 2% restants (8 députés et 4 sénateurs) correspondent au vote des Italiens vivant à l’étranger. Grâce à ce système, qui a été promu par la gauche, le centre-droit a pu obtenir une majorité constitutionnelle des deux tiers.
Cette situation n’est toutefois pas nouvelle. Il ne s’agit pas, comme certains le prétendent, d’un phénomène dû à la chute du gouvernement Draghi, à une radicalisation soudaine de l’électorat italien ou à une ingérence russe. La tendance des sondages en faveur de la majorité de centre-droit n’a pas changé ces dernières années et la somme du FdI et de la Lega atteint 40% des intentions de vote, ce qui explique pourquoi ces élections ont pris autant de temps. La différence est que le parti de Matteo Salvini était autrefois le premier de la coalition et que cette place est désormais occupée par Giorgia Meloni. La décision de Fratelli d’Italia de ne pas participer au gouvernement de concentration de Mario Draghi a fait du parti de Meloni la seule force d’opposition, ce qui explique sa progression dans les intentions de vote au détriment de La Lega.
Quelle a été la réponse de la gauche à ce glissement vers la droite ? Comme il ne pouvait en être autrement, la gauche italienne n’a pas été capable de s’unir ou d’avancer des propositions pour répondre aux problèmes urgents de la société italienne. La réponse de la gauche a été de déclencher une campagne de haine contre la droite et de sortir le joker Mussolini.
Tout est permis, depuis l’utilisation des déclarations de Giorgia Meloni lorsqu’elle avait dix-sept ans, jusqu’à la traiter de « fasciste », « patriarcale », « sexiste », « réactionnaire », etc. Le gouverneur des Pouilles, Michele Emiliano, du Parti démocrate, a affirmé que sa région serait le Stalingrad de l’Italie : « ils ne passeront pas, quoi qu’il arrive, nous leur ferons cracher du sang ». Cette haine a eu des conséquences, mais celles-ci n’atteignent généralement pas les médias. À Milan et dans d’autres villes, les stands politiques du FdI ont été violemment attaqués par des groupes d’extrême gauche et au moins 50 militants de La Lega ont été agressés pendant la campagne, certains ont même été hospitalisés. Mais cela ne fait pas partie de l’actualité.
La possible victoire de Giorgia Meloni n’a pas seulement déclenché une campagne de haine en Italie mais a ouvert les portes de l’enfer dans les grands médias européens. Meloni est également la présidente de l’ECR, le groupe des conservateurs et réformistes au Parlement européen, et son arrivée au pouvoir représenterait un véritable cataclysme politique pour la gauche et les libéraux au service de Bruxelles, raison pour laquelle ils ont déchaîné leurs terminaux médiatiques. Le meilleur exemple est l’hebdomadaire allemand « Stern« , qui présente Giorgia Meloni comme « la femme la plus dangereuse d’Europe« . La post-fasciste Giorgia Meloni pourrait gagner les élections avec l’aide des amis de Poutine. Cela aurait des conséquences extrêmes pour nous« .
L’idée de lier Giorgia Meloni à Vladimir Poutine a été répétée à l’envi par les médias, alors qu’en réalité Fratelli d’Italia est un parti ouvertement atlantiste. Dans une interview que j’ai réalisée avec le sénateur Giovanbattista Fazzolari, le responsable du programme politique de FdI a été très clair : « En ce qui concerne la guerre en Ukraine, il est important de dire qu’ECR défend clairement la liberté et la souveraineté de l’Ukraine contre l’impérialisme néo-soviétique de Poutine« . Mais peu importe, la vérité ne compte pas quand on colporte de la propagande. Et la vérité est que « Stern » et beaucoup d’autres oublient intentionnellement que ce sont les politiques des sociaux-démocrates et des Verts allemands, la gauche vendue au rouble et aux fauteuils de direction de Gazprom, qui ont été responsables de la dépendance énergétique de l’Europe vis-à-vis du gaz russe.
Le plus scandaleux est que les mêmes personnes qui parlent ad nauseam de l’ingérence russe sont les mêmes qui, sans la moindre honte, tentent d’influencer les élections par toutes sortes de menaces. La dernière voix en date à nous avertir de l’apocalypse que représenterait un gouvernement conservateur en Italie est celle de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen : « Nous verrons le résultat des élections en Italie. Si les choses vont dans une direction difficile, nous avons des outils, comme dans le cas de la Pologne et de la Hongrie ». Bien que personne n’ait voté pour elle, Mme von der Leyen sait comment les Italiens doivent voter « juste » et dispose des « outils » pour corriger leur vote si nécessaire. Cette arrogance bruxelloise n’est pas nouvelle non plus, rappelez-vous le populaire González Pons sur la Pologne : « Nous allons essayer d’aider la société polonaise avec un changement de régime, car le gouvernement ne semble pas être bon pour la Pologne« . Il semble que les Polonais, les Hongrois et maintenant les Italiens ne savent pas comment voter. Dans les bureaux de Bruxelles, ils sont très nerveux face au glissement vers la droite et le bon sens qui s’opère partout en Europe, hier en Suède, aujourd’hui peut-être en Italie et demain qui sait.
La célèbre chanson Avanti Ragazzi di Buda, devenue un véritable hymne dédié aux héros de la révolution de 1956 qui se sont soulevés en Hongrie contre le totalitarisme communiste, vante le courage des Hongrois qui luttent pour leur liberté, le courage des jeunes qui ont perdu la peur d’affronter les pouvoirs en place. Aujourd’hui, les Italiens ont la possibilité de surmonter leur peur, de s’opposer au politiquement correct, de reprendre leur patrie des mains qui l’ont vendue aux mondialistes de Bruxelles pour trente pièces d’argent. Espérons, pour tous ceux qui croient qu’une autre Europe est possible, que c’est le cas, et que ce soir nous célébrerons le courage et l’amour de la liberté de nos Ragazzi di Roma.
Álvaro Peñas
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2 réponses à “Italie. Avanti Ragazzi di Roma ! [L’Agora]”
La région des Pouilles (la bien nommée) est déjà le StalineCrade de l’Italie…
Sa population, composée d’un métissage millénaire de levantins, de turcs, de métèques et d’albanioules, est la moins italienne qui soit, jusqu’au dialecte local, aussi insupportable que le wesh de nos pépites, qui pour les Italiens de souche, ressemble à une langue de parasites prédateurs.
Que cette région de crétins affreux, sales et méchants soit la plus pauvre et la plus à gauche, ne doit rien au hasard.
Avanti Meloni, Forza Italia!
Dans son Courier des stratèges, Eric Verhaegue analyse la construction de l’ Union Européenne comme la poursuite du nazisme et du fascisme anti-slave. Et le volet pro-UE du programme de Fratelli Italia montre que le parti de G. Meloni est l’héritier de cette conception européenne du fascisme antislave.
D’où le raliement de Meloni à l’UE-OTAN, qui l’a fait exclure Salvini de son gouvernement, et la « loyauté » qu’elle a exprimée à Zelinski, anti-slave et russophobe.
https://lecourrierdesstrateges.fr/2022/09/30/un-petit-coming-out-russophobe-pour-meloni-un-grand-pas-de-la-caste-vers-le-fascisme-gris/