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L’organisation BusinessEurope, représentant le patronat européen, vient d’interpeller la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen au sujet de la flambée des coûts énergétiques faisant peser un « risque imminent » de « pertes de production » et « d’arrêts de milliers d’entreprises européennes ».
BusinessEurope somme Ursula von der Leyen d’intervenir
Les entrepreneurs européens sont inquiets face à la crise énergétique et à la montée en flèche des prix du gaz et de l’électricité en Europe, qui pourrait entraîner la fermeture de milliers d’entreprises à travers le continent. Ainsi, jeudi 29 septembre, l’organisation BusinessEurope, représentant le patronat européen, a adressé une lettre ouverte à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Une missive expédiée la veille d’une réunion des ministres européens de l’Énergie qui se tenait vendredi 30 septembre à Bruxelles avec pour objectif d’examiner les mesures d’urgence proposées par la Commission européenne.
Dans son courrier, le lobby des entreprises de l’UE (qui compte notamment parmi ses membres le Medef en France ou le BDA en Allemagne) tire la sonnette d’alarme concernant cette flambée des coûts énergétiques en indiquant que « l’état actuel des prix élevés du gaz et de l’électricité comporte le risque imminent de pertes de production et de fermetures de milliers d’entreprises européennes. »
BusinessEurope a également appelé l’UE à trouver une solution urgente afin de garantir la pérennité des entreprises. L’organisation enjoint Ursula von der Leyen à « trouver de toute urgence des moyens au niveau de l’UE pour atténuer l’impact des prix paralysants de l’énergie auxquels sont confrontées les entreprises européennes », ajoutant qu’il s’agit là d’une « question de survie ».
Des entreprises « délocalisées définitivement hors d’Europe » ?
Actuellement, la majorité des pays de l’UE sont aux prises avec la crise énergétique qui fait suite aux sanctions prises à l’encontre du géant de l’énergie qu’est la Russie en raison de son offensive en Ukraine. En conséquence, les États membres de l’UE cherchent des moyens d’atténuer le choc de la flambée des coûts. À ce titre, certains États membres souhaitent instaurer un plafond des prix du gaz. Toutefois, de nombreux autres pays s’opposent à cette idée en raison des différences marquées entre les États de l’Union européenne en matière de mix énergétique.
BusinessEurope a également averti que certaines entreprises sont au bord de la faillite et que d’autres connaissent des réductions importantes de la production et de leur chiffre d’affaires.
Dans son courrier, l’organisation détaille : « Les estimations montrent que 70 % de la production d’engrais en Europe a été arrêtée ou ralentie, tandis que 50 % de la capacité totale d’aluminium a été perdue ». En conséquence, « il existe un réel danger que les entreprises, et en particulier les industries à forte intensité énergétique, se délocalisent définitivement hors d’Europe. »
Source : Courrier International
Découpler les prix de l’électricité des prix du gaz
Autre suggestion des patrons européens, la perspective de séparer les prix de l’électricité de ceux du gaz comme plan pour atténuer la crise. « Les décideurs politiques devraient envisager de toute urgence une mesure temporaire à l’échelle de l’UE pour découpler les prix de l’électricité des prix du gaz », suggère la lettre. « Si elle est bien conçue […], cette mesure pourrait effectivement faire baisser les factures d’énergie ».
Parmi les autres préconisations de BusinessEurope, l’assouplissement du cadre des aides d’État aux entreprises en difficulté ou encore la mobilisation de tous les moyens de production d’électricité disponibles.
En France, les craintes de l’organisation sont partagées par le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux. Sur Franceinfo le 29 septembre, il s’est dit « très inquiet » à propos de la situation des entreprises face à la hausse des prix de l’énergie. « On a fait une enquête flash auprès de nos adhérents. Sur 800 entreprises que l’on a interrogées, 11 % envisagent de ralentir ou d’arrêter leur production ».
Un président du Medef redoutant par ailleurs un risque imminent de « faillites » massives. Il s’est dit également favorable « à changer ce système absurde qui fait que le prix de l’électricité est lié au prix du gaz. C’est compliqué, mais en gros, c’est un prix artificiel qui ne correspond pas à une réalité économique ».
Dans la zone euro, les craintes sont de plus en plus vives quant à une éventuelle récession, l’inflation ayant déjà atteint le niveau record de 9,1 % en août. On prévoit que ce taux sera à deux chiffres d’ici la fin de l’année.
Crédit photo : Flickr (CC BY 2.0/European Parliament) (photo d’illustration)
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3 réponses à “Crise énergétique. Le patronat européen interpelle Ursula von der Leyen sur le risque de faillites massives”
C’est trop tard, les gazoducs Northstream ont été explosés par l’armée américaine.
Ces dirigeants du patronats en sont corresponsables : ils ont soutenue l’UE / OTAN depuis des lustres et approuvé de ne plus acheter de gaz à la Russie.
Ils veulent seulement des subventions et voler aux peuples le gaz, le pétrole, et l’électricité qui resteront dispo.
un crach boursier mondial bien plus pire encore et destructeur que celui de 1929
se profile à l’horizon fin 2022/début 2023 !.. avec ses conséquences apocalyptiques
guerre civile, guerre raciale ethnique et religieuse dans l’UE sans compter la 3ème guerre mondiale !..
la hyène et ses chiens d’€uro-députés sont factuellment des suppôts de Biden et donc de facto de Satan