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« Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté », disait Churchill. Tandis que le Val-d’Oise est confronté à une pénurie de carburant, des racailles de Villiers-le-Bel ont fait preuve d’un certain esprit d’entreprise…
Villiers-le-Bel : quand les racailles se font pompistes
La commune de Villiers-le-Bel, dans le Val-d’Oise, était jusqu’à présent principalement connue pour la capacité des « jeunes » de ses quartiers sensibles à attaquer la police et à déclencher des émeutes, notamment en 2007.
Mais, lundi 10 octobre au soir, Villiers-le-Bel a de nouveau fait parler d’elle dans un autre domaine. En effet, alors qu’environ 30 % des stations-service de l’Hexagone sont actuellement touchées par une pénurie liée à des mouvements sociaux dans les raffineries et dépôts de carburants de TotalEnergies et Esso-ExxonMobil, un groupe de voyous a décidé de réquisitionner une station Total de la commune.
Après avoir pris possession des lieux, ces drôles de pompistes ont décidé de filtrer l’accès aux automobilistes en gérant eux-mêmes la distribution des carburants.
🔴 Info RMC – Hier soir dans le Val d’Oise, une bande de voyous a pris en main une station-service en filtrant les véhicules. Ceux qui n’étaient pas du quartier devaient payer plus cher. Certains se sont fait caillasser leur véhicule. #ApollineMatin pic.twitter.com/3KWBhtbrP1
— Apolline Matin (@ApollineMatin) October 11, 2022
Des automobilistes violentés et caillassés
Quant aux usagers de la station-service de Villiers-le-Bel, le groupe de délinquants a ainsi décidé de les classer en deux catégories. Les habitants du quartier ont pour leur part été autorisés à se servir librement aux pompes. Une « chance » que n’ont pas eue les autres automobilistes inconnus de ces nouveaux pompistes : ces derniers leur ont interdit le libre-service et leur ont proposé des bidons de carburant remplis par leurs soins. Et ce, à un prix également fixé à leur convenance…
Mais cette offre commerciale n’a pas été au goût de tout le monde puisque certains conducteurs ayant décliné la proposition ont été la cible de violences. Avant d’être incités par les racailles à quitter la file d’attente. Par ailleurs, quelques véhicules de ces récalcitrants ont fait l’objet de caillassages.
Il aura fallu l’intervention des forces de l’ordre, alertées par plusieurs usagers, pour mettre fin au système. Seul un homme âgé de 24 ans a été interpellé puis placé en garde à vue pour outrage et rébellion. Les bidons de carburant ont été confisqués.
Pénuries de carburant : les dernières évolutions
Concernant ces pénuries de carburant, la CGT a annoncé mardi 11 octobre que la grève était reconduite chez TotalEnergies. Même tonalité chez Esso-ExxonMobil, où la CGT et FO ont également annoncé la reconduite de la grève. Laquelle touche les deux raffineries françaises du groupe.
De son côté, le gouvernement a appelé à lever « sans délai » les blocages des dépôts de carburants. Son porte-parole Olivier Véran a indiqué le 11 octobre sur RTL que l’État pourrait « intervenir » si la situation devait se prolonger. De plus, Clément Beaune, le ministre des Transports a pour sa part précisé : « Nous ne laisserons pas le blocage perdurer », affirmant que les autorités prendraient « des mesures supplémentaires » si les grévistes poursuivaient leurs actions.
En clair, le gouvernement ferait alors appel à la force publique pour libérer les accès au dépôt ou procéder à des réquisitions. En attendant, l’exemple de Villiers-le-Bel rappelle que la loi du plus fort et les scènes de chaos ne sont jamais très loin dès que les biens de première nécessité viennent à manquer…
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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