Chats « parachutistes ». La fondation 30 millions d’amis alerte sur un syndrome évitable

chats « parachutistes »

Les chutes accidentelles de chats ne sont pas rares en France. En médecine vétérinaire, on parle de syndrome des chats « parachutistes ». Explications sur un phénomène largement évitable lorsque les propriétaires de félins s’en donnent les moyens.

Qu’est-ce que le syndrome des chats « parachutistes » ?

Les chats sont présentés comme des animaux particulièrement habiles et retombant toujours sur leurs pattes en cas de chute. Pourtant, dans les faits, les chutes accidentelles de chats sont fréquentes. À tel point que la fondation 30 millions d’amis a récemment indiqué que le sujet devait être « pris au sérieux ».

En médecine vétérinaire, il existe même un terme pour désigner ces chats victimes de chutes. On parle en effet de syndrome du chat « parachutiste ». Selon la définition appropriée, ce syndrome désigne les lésions dues à une chute d’au moins 2 étages (ou d’une hauteur équivalente).

Ce sujet a d’ailleurs fait l’objet d’une thèse de doctorat en 2019, soutenue à l’Ecole Vétérinaire de Maisons-Alfort et intitulé « Le chat parachutiste : bilan lésionnel et clinique – étude rétrospective portant sur 488 chats ». Des félins ayant été admis au Centre Hospitalier Universitaire d’Alfort entre juillet 2014 et septembre 2018 après des chutes depuis un balcon, une fenêtre ou encore un toit.

Comment expliquer ces accidents ? Selon Nicolas Detable, vétérinaire et auteur de ces travaux sur les chats « parachutistes », « il est intéressant de souligner que la majorité des chats parachutistes sont des mâles. On associe cela au fait que les jeunes mâles sont plus aventureux, plus enclins à chercher une partenaire. D’autres félins glissent du rebord de la fenêtre par inadvertance ou parce qu’ils voient un animal. Dans de rares cas, ce sont des chutes malveillantes ».

En résumé, les deux raisons principales pouvant expliquer ces chutes sont la maladresse et l’inconscience. Voir la panique dans certains cas.

Une grande majorité de chats survivent à leur chute

D’autre part, selon la thèse évoquée ci-dessus, c’est principalement en été que ce syndrome des chats « parachutistes » est observé. Les conditions sont en effet plutôt propices à ces chutes puisque les fenêtres sont souvent grandes ouvertes du mois de mai jusqu’à octobre.

Toutefois, information plutôt rassurante tant pour les chats que pour leurs propriétaires, 88 % des félins pris en compte dans la thèse ont survécu à leur chute. Quant aux décès en hospitalisation, la plupart sont survenus dans les deux premiers jours après l’accident. Après ce délai, le taux de survie des chats « parachutistes » blessés est alors de 90 %.

Bémol cependant, les chats décédés sur le coup lors de leur chute n’ont pas été emmenés chez le vétérinaire. Mais, dans le même temps, certains propriétaires de félins blessés peu scrupuleux ne se sont pas déplacés non plus…

Quant aux blessures dont furent victimes les chats, il s’agit principalement de lésions thoraciques, 64,6 % des félins pris en compte dans l’étude en ayant souffert. Par ailleurs, 12,1 % des chats blessés étaient concernés par des lésions abdominales et 10,5 % d’entre eux présentaient des lésions neurologiques. Enfin, une fracture de la mâchoire été observée dans un tiers des cas.

chats « parachutistes »

Chats « parachutistes » : des solutions existent pour éviter le pire

Autre indication allant à l’encontre de certaines idées reçues, les lésions les plus graves ont été à déplorer chez les chats ayant chuté du 1er ou du 2e étage. En effet, si la hauteur était relativement modeste, le chat n’a en revanche pas eu le temps de se redresser et de mieux amortir sa chute.

Concernant les chutes depuis les 3e, 4e et 5e étages, elles ont eu pour principale conséquence de provoquer des lésions de l’appareil respiratoire chez les chats « parachutistes ». Enfin, au-delà du sixième étage, ce sont principalement des blessures thoraciques abdominales qui ont été à déplorer.

Mais concluons sur une note optimiste : il n’y a en effet pas de fatalité face à ces accidents. Plusieurs solutions existent pour éviter ces drames. À commencer par la stérilisation du chat qui contribuera à limiter le désir de l’animal de s’échapper pour assouvir ses besoins.

D’autres mesures pratiques (et de bon sens) s’imposent également :  fermer les fenêtres lorsque l’on s’absente ou lorsque l’on joue avec le chat. Ou encore garder un œil sur l’animal lorsqu’il se trouve sur un balcon. Disposer des meubles à proximité d’une rambarde est également une idée fortement déconseillée.

Les propriétaires de chats pourront aussi disposer des filets de protection autour d’une fenêtre, d’une baie vitrée ou d’un balcon. Peu esthétique mais très efficace !

Crédit photo : Flickr (CC BY-NC-ND 2.0/Racineur) (photo d’illustration)
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8 réponses

  1. Merci de votre article
    J’ai en effet un merveilleux chat roux parachutiste : 3 fois tombé du 4 eme étage
    Contusionné et bien sûr récupéré mais la dernière fois après un mois de recherche
    La leçon semble apprise il ne fait plus l’équilibriste sur la barrière du balcon
    Bonne journée à tous

  2. Il y a bien longtemps, j’avais confié ma chatte à une amie qui habitait au 5eme étage. Un matin, plus de chatte. Elle l’a cherchee et l’a retrouvée qq jours après, recroquevillée sur une fenêtre au bas de l’immeuble. Résultat, elle n’avait rien. Quand je suis revenue de vacances, j’ai récupéré ma chatte, elle ne m’a avoue qu’une semaine après cette aventure. Ma chatte a vécu 17vans.

  3. Mon chat parachutiste de 3 ans est tombé du sommet d un cyprès d environ 15m. Il avait l’habitude de guetter les oiseaux et, absorbé par sa chasse, il a chuté et s’est reçu sur une petite bordure de béton. Résultat : 5 jours et 4 nuits glaciales dehors, incapable de marcher pour rentrer à la maison, retrouvé en mode survie au pied du cyprès dans le coin d un jardin à 50m de la maison. Fracture de la rotule du fémur au niveau du genou, ligaments croisés arrachés, tendon d Achille rompu. Opération dans une clinique orthopédique. Et à présent c est à peine perceptible, si ce n est un mouvement moins fluide, plus « mécanique  » de sa patte postérieure. Il a dû souffrir le martyre a dit le chirurgien. Mais, maintenant il va bien et ne sort plus il a été très traumatisé par cet épisode !

    1. Nous même avec un filet renforcé pour chat ils grimpé dessus soucis 4etage et dernier. On a vraiment très peur.on les surveille même sur le balcon. Et on envisage d acheter une grande cage pour chat.c est un peu cher mais ils n ont pas de prix. 7mois frère et sœur stérilisation faite

      1. Oui, pareil, je mettais un filet à mon balcon en rez-de-chaussée sur-élevé. J’ai dû l’enlever car 1/ il ne servait à rien et 2/ il devenait dangereux car une fois ma chatte s’est retrouvée suspendue dehors par la patte en haut du filet. Et pourtant on l’avait bien installé, mais quand ils ont une idée… Ils se débrouillent toujours….

  4. Nous même avec un filet renforcé pour chat ils grimpé dessus soucis 4etage et dernier. On a vraiment très peur.on les surveille même sur le balcon. Et on envisage d acheter une grande cage pour chat.c est un peu cher mais ils n ont pas de prix. 7mois frère et sœur stérilisation faite

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