Cette écologie dégueulasse qui pollue les campagnes [L’Agora]

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Les éoliennes ! LE combat maximo contre l’écomochie, oui bien sûr. Mais attention ! Car aujourd’hui, la question s’élargit : On voit, par exemple, de plus en plus arriver dans le débat le problème des entrées de ville à couleurs criardes, avec les Jardiland, les Foirfouille et les ronds-points de m… Louanges aux Gilets Jaunes qui ont enfin mis cette question sur le parking public !

Il existe, cependant, nombres d’atteintes à la beauté de nos paysages qui passent encore sous les radars de « l’indignation générale » -puisqu’aujourd’hui il faut « s’indigner » de tout sauf de l’essentiel. Sous les radars car ces verrues, à l’instar des éoliennes, ont le malheur d’avoir été créées ex-nihilo par l’écologie politique et toute sa dégoulinance urbanocentrée. Prenons, par exemple, les conteneurs de recyclage. En campagne, la collectivité a cette délicatesse de les foutre n’importe où. Qu’il y ait une croix à côté, un paysage remarquable, un arbre centenaire, rien à foutre. Faut que ça trie ! Donc on voit des vieilles bouteilles ou des paquets de Ouest-France s’accumuler au pied des conteneurs si ceux-ci ne sont pas vidés régulièrement. Ca vole partout, ça pue la vinasse, personne ne veut avoir sa baraque à côté. Et puis aujourd’hui les « points de tri sélectif » enmochisent même le vocabulaire. « Papa, je vais chez mon pote ». « Lequel ? » « Tu sais bien Benjapaul, celui qui habite à côté des poubelles à verre ». « Ah oui, là où il y a le vieux calvaire ? » « Un vieux calvaire ? Où ça ? Nous on dit la maison à côté des poubelles ».

Va vendre ton pigeonnier après ça ! Impossible ! Kerpoubelle ! Ploudécharge !

Autre glorieuse trouvaille des écolos : les pistes cyclables. Alors à Paris, je n’en sais rien mais chez nous en Bretagne on enmochit parfois des routes pour trois vélos par jour. Moi aussi j’aime bien la bicyclette mais avec 500 normes de sécurité, certaines pistes sont devenues des pistes d’aviation, des prétextes pour déverser du béton et du goudron là où il n’y en avait pas avant. Les routes sont élargies et parfois certains carrefours champêtres et bucoliques sont défigurés parce qu’il faut une piste cyclable au cas où Alice Coffin ramènerait ses miches en Bretagne. L’écomochie doctrinaire et pédalante !

Mais cette écomochie n’est que le reflet de la dégaine des écolos. Faut le dire ! A part les bobos chicos des centre-villes, certains écolos c’est vraiment poils aux pattes et tétasses pendouillantes. L’éternel candidat d’EELV dans mon coin , faut voir l’allure. Avec sa bonne femme c’est un peu Notre-Dame du Patchouilli. Et encore, quand c’est lavé !

Bref, une sainte cause comme l’écologie a fini par se faire pervertir par le gauchisme le plus pouilleux, d’où le rejet de la part des écolos de la notion de Beauté. De patrimoine. De paysage. Car les écologistes, leurs leaders du moins, ne vivent pas à la campagne. Ne comprennent pas notre situation. Dernière connerie en date : la Poste enlève progressivement toutes les boîtes à lettres de village. Le leader UMP breton Marc Le Fur avait, au cours de cette année, dénoncé cette mesure à l’assemblée nationale. En vain ! La Poste supprime bureaux, points contact et jusqu’aux dernières boîtes à lettre. Les facteurs roulent pourtant toujours dans les hameaux, devant les emplacements des dites boîtes à lettres, mais relever celles-ci ferait apparemment baisser leur moyenne. Alors qu’un facteur ne devait pas passer plus de 1mn à ouvrir et fermer une boîte qui devait contenir 5 lettres au maximum, les génies de la Poste ont décidé qu’il fallait « rationaliser » la collecte du courrier. Donc, au lieu de faire 500m à pied avec mes gosses et mes clébards pour poster ma facture EDF, je ferai désormais 5 bornes en voiture diesel, alors même que la voiture électrique de la Poste passe tous les jours devant l’emplacement de l’ancienne boîte jaune ! Sans parler de nos anciens ! Il y a encore quelques années on mettait une pince à linge sur notre propre boîte pour indiquer que le facteur pouvait l’ouvrir et prendre la lettre à poster qui était dedans. Maintenant, ça aussi c’est terminé. Trop « social » sûrement. Pas assez « productif ».

Il aura fallu un (sympathique) élu de droite pour dénoncer cela, les écolos n’y avaient pas pensé. Pourtant ceux-ci sont en pointe contre le « diesel rural » tout en étant bien peu préoccupés par le « désert rural ». Peut-être trop absorbés par l’écriture non-genrée et la défense des immigrés ?

Anne-Sophie Hamon

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5 réponses

  1. Oui, mais monsieur, il convient de nous concocter à nous cyclistes des pistes cyclables sécurisées et bétonnées ou pas à partager avec les piétons mais séparées des voitures et des camionnettes car vous ne pouvez pas savoir ce que 1% de ces véhicules qui vous rasent en pleine campagne font peur ; ah si on avait fait çà au lieu de ces hideuses éoliennes qui ne nous fournissent que 25 % à 20 % de l’électricité produite ou des panneaux photovoltaïques qui nous coûtent très très chers (qui ne marche que quand il y a du vent ou du soleil), ce ne serait que du bonheur de faire du vélo…

    1.  » ces hideuses éoliennes qui ne nous fournissent que 25 % à 20 % de l’électricité produite  » vous êtes généreux , ça frôle plutôt le 12% dans le meilleur des cas , inutile , moche et scandaleux économiquement .

  2. Heu… Pourquoi appeler Anne-Sophie Hamon monsieur ? Pour ce qui est de l’éolien et du photovoltaïque ce n’est pas 20 mais moins de 2% que cella produit. Je trouve plutôt sympa de pouvoir faire du vélo en toute sécurité mais il y a souvent des dérives idéologiques à l’implantation de piste cyclables. Un exemple à Sète que je connais bien, dont le maire macronien M. Commeinhes fait les yeux doux aux écolos. La promenade piétonne et cycliste de la corniche, superbe, surplombant la Méditerranée fait 8 mètres de large et la route qui la borde en fait moins de six. Résultat : Les bus de la ville se croissent à grand peine et l’été c’est un cauchemar circulatoire. La raison aurait dicté de voir moins grand pour la piste cyclable et un peu plus pour la route.

  3. mince, je me suis trompé ; mille excuses ; à remplacer par Madame ou rien du tout ; ne le prenez pas mal ; bonne journée.

    oui c’est noté à Sète ok ; attention aussi Rue Charner à Saint-Brieuc aussi ; il y a bien 10 mètres de large et tout le monde mobile se côtoie ; une dame cycliste s’y est blessée assez grièvement…Un article du télégramme du 20 octobre dernier l’évoque…

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