52 % des jeunes Africains désirent émigrer 

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À l’heure où l’humanité dépasse la barre des 8 milliards d’habitants, 52 % des jeunes Africains envisageraient d’émigrer au cours des prochaines années. C’est ce que révèle une vaste enquête sudafricaine, l’African Youth Survey 2022, menée auprès de plus de 4 500 jeunes âgés de 18 à 24 ans, répartis dans 15 différents pays du continent noir.

“70% de la population d’Afrique a moins de 30 ans, elle abrite la seule population de jeunes en croissance au monde, qui devrait atteindre près de 50% d’ici 2050, soit 945millions d’individus (moins de 24 ans). En 2050, le continent comptera le plus grand nombre de jeunes. (…) D’ici 2100, la population des jeunes en Afrique pourrait être le double de la population européenne.” 

Si le pourcentage de 52% des jeunes Africains désireux de s’expatrier impressionne, il atteint des sommets au Nigeria, avec 73%, au Soudan avec 72%, en Angola avec 65% et au Malawi avec 65%.

Les principales raisons invoquées sont les difficultés économiques (44%), le manque d’opportunités formatives et l’insécurité des mégalopoles africaines. Il est aussi à noter qu’un quart d’entre eux évoquent vouloir “faire l’expérience de quelque chose de nouveau et différent”. Certains pays d’Afrique dénoncent un exode de la jeunesse active, plus facilement tournée vers l’assistanat occidental plutôt que par la construction du continent.

Ces données, qui viennent confirmer les précédentes et illustrent ce que chacun sait, interrogent : dans quelles mesures un territoire, aux limites géographiques restreintes et à la densité extrêmement élevée comme l’Europe, peut-il se permettre d’accueillir de telles masses ?

Combien de temps encore la situation actuelle sera-t-elle considérée comme tenable dans un contexte de raréfaction des ressources, de contraction du monde du travail et de paupérisation de pans entiers des populations autochtones ?

Une détresse en rien comparable à la misère et à la faim africaines, nous dit-on. Certes. Mais il est erroné, quand il n’est pas totalement fallacieux, de prétendre que ceux qui parviennent à transgresser nos frontières proviennent des franges les plus pauvres des pays émergents. Les coûts des trajets représentent pour eux des sommes colossales, allant souvent jusqu’à valoir deux ans de vie quotidienne dans les pays d’origine. La grande majorité des candidats au départ est constituée par les classes moyennes et urbaines, abreuvées d’images de l’El Dorado européen, qui ne fuient pas plus la guerre que le changement climatique.

Or, même à en croire ces contrevérités – sciemment entretenues par les militants des ONG, le patronat et les élites remplacistes -, même en se parant des meilleures intentions, ce système aberrant de déplacement massif de populations n’est pas endurable pour les raisons susmentionnées.

En outre, au vu des quantités vertigineuses de ladite crise migratoire, de l’insécurité et du malaise social qu’elle génère, au vu de l’impossible intégration réussie sur une telle échelle, l’incapacité physique des pays occidentaux d’accueillir tous les miséreux qui désirent s’y installer apparaît de plus en plus évidente. La récente décision de l’Italie d’empêcher le débarquement des clandestins du navire de l’ONG SOS Méditerranée sur son territoire, s’inscrit dans cette prise de conscience : une manœuvre pour remettre le thème de l’immigration clandestine au centre des débats de l’Union, pour une défense commune des frontières.

En parallèle, un changement de paradigme est absolument nécessaire directement au sein des pays d’origine. Face à l’impuissance et au manque de volonté de la plupart de ces pays à endiguer le phénomène, il faut élaborer des campagnes de dissuasion aux départs, à l’instar de la politique “No Way” mise en place par l’Australie avec les excellents résultats qu’on lui connaît. Il serait grand temps de s’en inspirer.

Audrey D’Aguanno 

Crédit photo : DR

[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

5 réponses

  1. qu’attend-t’on pour mettre sous séquestre en vue de leur démantèlement ces bateaux soi-disant
    humanitaires dès qu’ils entrent dans nos eaux territoriales ??

  2. Quelle curiosité qui fait que le patronat (souvent de droite) et les partis de gauche font le même raisonnement favorable à l’immigration par les mêmes intérêts partagés : les salaires réduits pour les uns et les voix dans les élections pour les autres….

  3. Sans volonté politique rien n’est possible, l’Europe est devenue l’Open Bar Eldorado des jeunes africains mais très vite la régle arithmétique va prouver à tous ces idéalistes que le gâteau pour 10 ne devient pas le gâteau pour mille par la magie des bons sentiments…..sans mesures radicales, l’Europe deviendra une seconde Afrique de plus en plus pauvre !

  4. ben c’est normal, un mineur coute 50.000€ à l’état plus une chambre d’hotel, forfait téléphonique et autres prestations, logé, nourri, blanchi (oups excusez ça peut être connoté raciste)

  5. Si les Africains MUSULMANS désirent émigrer: qu’ils AILLENT dans les riches  »pays musulmans » tels l’Arabie Saoudite, etc…Le numéro 2 de la Fifa ,Jérôme Valcki, a écrit que  »le Qatar a acheté la Coupe du Monde » grâce à ses pétrodollars!…

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