Enora Wyckaert nous présente ses livres « les Chroniques de Keelan » et « Start Afresh » [Interview]

Difficile de percer dans le monde de l’écriture, et encore plus lorsque l’on s’auto édite. C’est pourtant le pari et le défi que s’est lancés Enora Wyckaert, une bretonne qui vit en Brocéliande et qui publie deux séries, intitulées « Les Chroniques de Keelan » et « Start Afresh » qui plairont à coup sûr aux amateurs d’Heroic Fantasy mais aussi de mythologie celtique.

Nous l’avons interrogée pour découvrir son monde, ses livres, son travail, elle qui a même décidé de traduire et d’éditer ses livres également en anglais.

Breizh-info.com : Tout d’abord, pouvez vous vous présenter à nos lecteurs ?

Enora Wyckaert : Je m’appelle Enora WYCKAERT, je suis une auteure franco-belge qui vit en Brocéliande. Je suis passionnée par les mythes et par les légendes, et j’invente des histoires depuis toujours ! Mais ce n’est que vers mes dix ans que j’ai commencé à les écrire.

À l’adolescence, j’ai fait partie d’une troupe de théâtre pour laquelle j’ai écrit quelques pièces. La Mairie de ma commune m’a d’ailleurs décerné un diplôme d’honneur d’auteur de pièces de théâtre.

Professionnellement, j’ai mis du temps à trouver ma voie. Après une année de fac en Arts du Spectacle, des tests pour entrer dans l’Armée de l’air, un BTS Assistant de Manager, quelques petits jobs ici et là, j’entreprends des études qui me plaisent et j’obtiens un Titre certifié en communication visuelle. Cette formation en graphisme m’a permise de prendre de l’assurance quant à la valeur de mes idées, et d’utiliser Photoshop et Illustrator. Des compétences qui me sont bien utiles aujourd’hui pour la création de mes couvertures de romans !

Je suis auto-entrepreneur depuis 2019 et auteur-éditeur depuis 2020. Parallèlement à l’écriture, je travaille à mi-temps dans une petite commune d’Ille-et-Vilaine.

Et si je devais me décrire en trois mots, je dirais que je suis hypersensible, introvertie et créative.

Breizh-info.com :Quelles sont tout d’abord vos inspirations littéraires (ou cinématographiques) qui vous ont amenée à vous lancer dans l’écriture ? Comment est-ce que l’on se lance dans l’écriture d’une telle saga ?

Enora Wyckaert : À vrai dire, j’ai commencé à écrire parce que j’avais tellement d’idées en tête qu’elles devaient voir le jour d’une manière ou d’une autre, et pour en garder une trace quelque part. Puis il s’avère que ce moyen d’expression me convenait bien, alors j’ai continué.

Aujourd’hui, je peux dire que la série « L’Épée de Vérité » de Terry Goodkind est une inspiration majeure dans mon écriture, que ce soit dans la construction des personnages, de l’univers ou de la philosophie de vie transmise.

Cette série m’a aidée à créer « Les Chroniques de Keelan ». D’ailleurs, en ce qui concerne les films je parlerai tout d’abord de « Pirates des Caraïbes ». L’univers et la musique ont vécu avec moi, en boucle, pendant un petit moment et m’ont fortement inspirée la seconde partie du livre.

Après coup, pour la première partie du livre (oui, j’ai eu l’idée de la deuxième partie avant la première), je citerai « King Arthur : The Legend of the Sword » de Guy Ritchie, ainsi que sa bande son.

Et enfin je citerai la série « Game of Thrones » simplement pour le côté sombre et dur, presque cruel de la « vie » des personnages. Je suis venue à apprécier le fait que personne ne soit à l’abri de mourir.

Pour répondre à la deuxième question, « Les Chroniques de Keelan » devait être un one-shot. Ce qui s’est passé, c’est que j’ai créé un personnage qui, initialement, ne devait être qu’un protagoniste de passage. Or je l’ai adoré et je me devais de l’exploiter. Alors pour ne pas dénaturer l’idée que j’avais des « Chroniques de Keelan », j’ai écrit une suite pour que ce personnage puisse s’épanouir. Là encore, le tome 2 devait être un seul et même tome, mais il s’est avéré plus long que prévu, d’où le tome 3. La série se nomme « Élus par les dieux. »

Pour faire simple je dirais que je pense rarement en terme de « saga ». Je crée un univers et des personnages, ainsi que la trame générale de ce qui se passe tout au long du livre, mais je ne sais jamais comment l’histoire va évoluer, ou quel personnage va surgir et tout bouleverser.

Breizh-info.com : « Les Chroniques de Keelan » forment vos premiers romans. Pouvez-vous nous en donner le point de départ ?

Enora Wyckaert : « Les Chroniques de Keelan » sont mes premiers romans publiés, mais pas mes premiers romans écrits. La série « Start Afresh » l’est mais je reviendrai dessus plus tard.

Tout commence avec une idée : une femme qui doit se travestir pour survivre dans un groupe de pirates, dont elle le devient au final le capitaine (« Capitaine » ou « Survivante » furent  mes premières idées de titre). Puis qui dit « pirates », dit « voyage », dit « aventures »…

Breizh-info.com : On sent à la fois que vous êtes influencée par l’Héroic Fantasy, mais aussi par le monde celte…et que vous tentez de faire à travers vos aventures une sorte de synthèse de plusieurs mythologies avec du fantastique. Est ce bien cela ?

Enora Wyckaert : Dans un sens oui. En fait, je mélange tout ce que j’aime : la magie, la romance, l’aventure, et les mythologies !

D’ailleurs, le personnage de Ragnar est inspiré de la mythologie nordique, et sur les trois tomes on retrouve également une forte inspiration provenant de la légende Arthurienne, en plus d’une inspiration, comme remarqué, provenant du monde celte.

Je pense aussi que porter un prénom celte et grandir au coeur de Brocéliande n’ont fait qu’accentuer mon affection pour ces mythes et légendes.

Breizh-info.com : Vous avez choisi la forme de l’auto édition. Mais aussi d’éditer une partie de vos ouvrages en anglais. N’est-ce pas compliqué, notamment dans cette spécialité littéraire déjà surchargée en livres ? Comment définiriez vous l’originalité de vos livres par rapport à d’autres auteurs ?

Enora Wyckaert : Oui, c’est compliqué dans le sens où percer dans ce monde est difficile, peu importe le genre. Cependant, je dirais que l’élan que prend la fantasy en ce moment est au contraire, une opportunité.

Alors on est certes nombreux et nombreuses, mais je suis passionnée et je crois en mes livres. Je positive et je ne lâche rien. Et surtout, le plus important, je ne perds pas de vue que la première raison pour laquelle j’écris, c’est parce que ça me rend heureuse.
Quant à la traduction en anglais, il faut savoir que je regarde beaucoup de films et de séries en anglais (j’adore cette langue), de ce fait, tous les dialogues sont d’abord en anglais dans ma tête. Il faut savoir aussi qu’une partie de ma famille ne parle pas français, et me lit donc en anglais.

Mon originalité par rapport aux autres est je pense mon style d’écriture. On m’a dit qu’il était très « visuel ». J’écris mes livres comme si c’était un film. Je ne fais pas de phrases compliquées et mon univers est accessible à tous (de +16 ans).
J’aime aussi à penser que mes dialogues sont agréables à lire. En tout cas, j’y accorde une grande importance, comme au théâtre.

Breizh-info.com : Quels retours avez vous eu sur vos premiers livres ? Parlez nous de votre nouvelle série baptisée Start Afresh ? 

Enora Wyckaert : Mes premiers retours sont positifs. Pour habitué et non-habitué du genre, ce livre les embarque dans une aventure.

Une dame m’a dit un jour que se plonger dans mon livre c’était comme retrouver un ami en fin de journée. D’autres lecteurs m’ont dit qu’ils ne pouvaient plus poser le livre, qu’ils devaient absolument savoir la suite. Un a même dit qu’il n’avait pas été aussi emballé depuis « l’épée de vérité », ce qui fut un énorme compliment pour moi.

À propos de ma nouvelle, pas si nouvelle, série « Start Afresh ». Le titre signifie « Recommencer à zéro », cette série est la première que j’ai écrite. J’avais 17 ans (il y a dix ans donc), et j’étais à la fac.

Tout est parti d’un rêve que j’ai eu et que je ne voulais pas oublier. Au départ, cette série était rédigée à la première personne, mais vu tout ce qui se fait dans le domaine, j’ai voulu changer et l’écrire à la troisième personne. Et aussi pour que mes proches arrêtent de me comparer au personnage principal, que je ne suis pas, ni de près ni de loin.

Nous parlions de mythologies, on y retrouve de la mythologie celte, une touche de christianisme, mais surtout, de la mythologie grecque.

« Le Prince des Enfers » est le premier livre d’une série de quatre tomes (normalement).

On y trouve de la romance, du mystère, de la magie, et la découverte d’un tout nouveau monde, celui des Enfers. On suit l’histoire d’Elyhara Evans, jeune étudiante en histoire dont la vie bascule à la Samhain, cette fameuse nuit où le voile entre les mondes est au plus fin et où les morts marchent parmi les vivants.

Sa première mise en garde n’est pas des moindres, elle doit se méfier du Prince des Enfers, cet homme dont le visage hante ses rêves depuis son enfance.

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