Armes à feu. Ian Schröder (ARPAC) : « Nous avons le droit de défendre notre vie, nous devons donc avoir droit aux moyens réels de le faire » [Interview]

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Du 25 novembre au 2 décembre, le ministère de l’Intérieur et des Outre-mer organise une opération nationale d’abandon simplifié d’armes à l’État, pilotée par le Service central des armes et explosifs (SCAE). Traduction : de désarmement d’une partie non délinquante de la population qui aurait des armes non déclarées, récupérées grâce à un héritage, ou qui trainaient dans les armoires.

Les particuliers pourront abandonner tout type d’armes : armes à feu, armes de poing, armes blanches, petites munitions (< 20 mm).

Mois après mois, les règlements visant à restreindre considérablement la possibilité de détenir des armes à feu s’additionnent, et les pressions sur les tireurs sportifs, comme sur les chasseurs, se font de plus en plus pesante. Et cela alors même que la société française bascule petit à petit dans une violence quotidienne, barbare, face à laquelle les citoyens ne trouvent aucune réponse ferme d’un Etat qui veut pourtant les maintenir désarmés.

Pour évoquer ces différentes nouveautés sur les armes à feu, et plus globalement, pour en finir avec certains mythes colportés dans la presse mainstream au sujet des armes à feu, nous avons interrogé Ian Schröder, membre de l’ARPAC, association pour le rétablissement du port d’armes citoyen, tireur sportif, et accessoirement youtubeur.

Breizh-info.com : Pouvez vous vous présenter à nos lecteurs ? Représentez vous également l’ARPAC ?

Ian Schröder (ARPAC) : Je suis un des sept fondateurs de l’Association pour le Rétablissement du Port d’Armes Citoyen (ARPAC) et membre de son comité. Mon militantisme remonte à bientôt 15 ans, peu après mon inscription dans un stand de tir sur le conseil de gendarmes, suite à la découverte d’un vieux pistolet. En me penchant sur la réglementation des armes, il m’est vite apparu que celle-ci était illégitime. Mon goût pour la liberté individuelle m’a poussé à militer pour la changer.

Le drame du Bataclan, en 2015, a poussé des militants jusqu’alors dispersés à créer l’ARPAC. J’ai quitté son comité en 2019 pour retourner à un militantisme plus personnel avec notamment une chaîne Youtube.

La saisie des armes d’un militant de l’ARPAC, Ygreq Idraless, youtubeur apprécié, après son passage dans une émission d’Envoyé Spécial où il défendait son point de vue, m’a poussé à réintégrer le comité.

Une des motivations de la saisie était intolérable : “encourager à s’armer et se former dans un objectif de défense personnelle”. En quoi est-ce répréhensible d’en réclamer… la légalisation ?

Je représente donc à nouveau l’ARPAC.

Breizh-info.com : Vous avez récemment réalisé une vidéo sur Youtube (que nous avons reprise), alertant sur les restrictions de plus en plus importantes visant notamment les détenteurs d’armes à feu en France. Pouvez-vous revenir là dessus ? Quelles sont les nouveautés en matière de détention et d’acquisition d’armes à feu ?

Ian Schröder (ARPAC) : On ne peut pas bien appréhender le danger de l’évolution récente de la législation sur la détention d’armes sans prendre du recul.

Le droit à la détention d’armes pour la défense, personnelle ou de la patrie, aurait pu être intégré à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Nous aurions dû, à l’image de la constitution américaine, avoir un “second amendement” à la française : l’article X proposé par le Comte Mirabeau.

« Tout citoyen a le droit d’avoir chez lui des armes, et de s’en servir, soit pour la défense commune, soit pour sa propre défense, contre toute agression illégale qui mettrait en péril la vie, les membres, ou la liberté d’un ou plusieurs citoyens. » 

Le comité constitutionnel a convenu que l’article proposé était « évident de sa nature, et l’un des principaux garants de la liberté politique et civile ; que nulle autre institution ne peut le suppléer » mais il n’a pas été retenu !

Le port d’armes a été autorisé de 1885 à 1939. Le gouvernement Daladier y a mis fin à la veille de la guerre et le gouvernement de Vichy a interdit la détention d’armes sous peine de mort.

Le plus choquant sera peut-être pour vos lecteurs d’apprendre qu’on pouvait acheter un “fusil d’assaut” ou un fusil à pompe sur simple présentation de sa carte d’identité dans les supermarchés français jusqu’au début des années 90.

C’est dans les années 90 que se trouve le vrai point de bascule : l’achat d’armes allait désormais devoir être motivé par la pratique du sport, de la chasse ou de la collection. C’en était fini de l’accès direct aux armes. A partir de là, la logique de la perte de droit pour les civils tranche après tranche était inexorable : sans le motif de la défense, l’accès aux armes est, de facto, perpétuellement remis en cause.

Le motif de détention pour la défense encore exceptionnellement possible a disparu, les armes à bande interdites, les armes à l’origine militaire transformées surclassées (soumises à une demande d’autorisation de détention et d’une pratique régulière du tir), puis interdites, les calibres “militaires” ont été surclassés, les armes courtes donc aptes à la défense du domicile surclassées ou interdites, la capacité des chargeurs a été limitée, etc. L’autorité a même pris le temps de spécifiquement surclasser des armes qui se sont adaptées à la législation pour rester performantes pour la défense.

La défense est la nature même des armes, or les armes à feu aptes à la défense ne sont pas fondamentalement nécessaires pour la chasse, le tir et la collection. Ce ne sont pas des pratiques qui légitiment la détention d’armes à long terme. Il faut être aveugle ou hypocrite pour ne pas comprendre, surclassement après surclassement, interdiction après interdiction, où on nous mène sous le prétexte de la sûreté : au désarmement des citoyens.

La dernière évolution en date est une mise au grand jour de cette logique.

Les détenteurs d’armes et les citoyens qui souhaitent le devenir seront interrogés par des personnels des forces de l’ordre pour déterminer leur motivation et profil. Rien que ça ! Ainsi si vous avez une volonté affichée de vous défendre -est-ce interdit ?- ou simplement un “mode de vie survivaliste” -notez le flou d’une telle considération…-  la détention d’armes vous sera refusée par l’autorité. Sans compter une surveillance internet qui semble avoir été mise en place ; elle reste à être confirmée.

Il me semble qu’il y a matière à s’interroger sur la légitimité de telles pratiques et d’une telle dérive sous bien des angles : l’Etat de droit, l’égalité de traitement, la liberté d’expression, la constitutionnalité…

La conséquence directe de l’instauration d’une telle doctrine, qu’on ne peut penser que calculée en ce but, est de saper le militantisme pro armes qui est le fait de détenteurs d’armes. La saisie de leurs armes en cas de comportement qui ne plait pas est leur épée de Damoclès.

L’ARPAC a écrit une lettre ouverte au Service Central des Armes et Explosifs pour demander des éclaircissements sur l’audition administrative des détenteurs d’armes. Je vous invite à en prendre connaissance, elle sera bientôt en ligne.

Breizh-info.com : Que faut-il penser des appels actuels faits aux citoyens par voie de presse mainstream à rendre toutes les armes non déclarées (héritages, vieilles armes, couteaux compris) en Gendarmerie ou en commissariat, en vue d’une destruction ?

Ian Schröder (ARPAC) : Désormais les fichiers sont interconnectés, on ne passe plus à travers les mailles de l’administration en cas de délit en étant détenteur d’armes. L’objectif du SIA, Système d’Information sur les Armes, est la traçabilité des armes et donc de leurs propriétaires. Les propriétaires d’armes doivent les y enregistrer. L’opération est en cours, elle prend des mois et des mois. Il est difficile pour beaucoup de personnes d’un certain âge de s’inscrire en ligne et beaucoup d’armes s’avèrent inconnues des services. Afin de se mettre en conformité, 2 options sont proposées avec cette opération basée sur le volontariat : le dépôt pour destruction ou l’enregistrement accompagné des armes dans des centres dédiés, les “armodromes”.

Si cette possibilité semble aussi louable que légitime, ici encore, il faut prendre du recul pour comprendre qu’elle engendre une grande méfiance chez une partie des détenteurs. Une part difficilement évaluable. Je vous soumets 2 points à la réflexion :

-Les listes d’armes servent avant tout autre chose à savoir où les états tyranniques doivent aller les confisquer une fois au pouvoir. C’est un fait qui se répète à travers l’histoire. Les listes sont inutiles d’un point de vue sécuritaire, les armes illégales des criminels ne sont pas enregistrées.

-Si l’État est capable de mettre en place 300 “armodromes” à travers toute la France pour déposer les armes et les envoyer à la destruction, si cela concerne des centaines de milliers voire des millions d’armes, il ne fait aucun doute que l’Etat est capable de rafler l’ensemble des armes qui sont légalement fichées. C’est un excellent test grandeur nature.

Vu que l’Etat a dernièrement trahi la confiance des détenteurs d’armes lors de la série de surclassements qui ont fini en interdictions, vu la tournure des évènements avec les auditions administratives pour sonder vos pensées, vu que les détenteurs d’armes sont fichés pour les enquêtes administratives (opinions politiques, convictions religieuses, appartenance syndicale, données de santé et pour les personnes de l’entourage origine raciale ou ethnique, vie sexuelle ou l’orientation sexuelle) vous comprendrez qu’il devient de plus en plus difficile de ne pas être inquiet de la tournure des évènements. Très inquiet.

Breizh-info.com : Vous vous êtes plusieurs fois prononcé pour que le droit de détenir des armes pour sa défense et celle de son foyer soit inscrit dans la Constitution. Il semblerait que l’actualité – et les déclarations récentes de M. Macron – montrent que nous en sommes très loin  non ?

Ian Schröder (ARPAC) : Emmanuel Macron s’est, à ma connaissance, par deux fois publiquement déclaré opposé à la légitime défense : lors de la dévastation de l’île de Saint Martin par l’ouragan Irma, livrée au pillards, et lors de la campagne présidentielle alors qu’un père seul avec sa jeune enfant avait dû faire face à 4 home jackers et en abattre un pour se défendre.

Revenons au comité constitutionnel. Il a déclaré suite à la proposition de Mirabeau d’inscrire le droit de détenir des armes pour sa défense : « (…) qu’il est impossible d’imaginer une aristocratie plus terrible que celle qui s’établirait dans un État, par cela seul qu’une partie des citoyens serait armée et que l’autre ne le serait pas ; que tous les raisonnements contraires sont de futiles sophismes démentis par les faits, puisque aucun pays n’est plus paisible et n’offre une meilleure police que ceux où la nation est armée […] »

Les changements de paradigme dans la société française peuvent être rapides, de plus on ne cesse pas de se battre pour ses droits naturels parce qu’ils sont malmenés ou niés : c’est tout le contraire !

Nous ne sommes donc pas très loin de ce droit de détenir des armes pour sa défense, pour la simple raison que cela touche aux droits naturels et imprescriptibles des individus : c’est Emmanuel Macron et son gouvernement qui se trouvent très loin de ces considérations…

Breizh-info.com : Alors que la société est de plus en plus violente et que les citoyens se retrouvent parfois sans défense (la police n’intervenant par définition bien souvent qu’une fois le mal effectué), comment expliquez-vous cette réticence, y compris au sein d’une majorité de la population française, à l’auto défense ?

Ian Schröder (ARPAC) : 75 ans de paix sur le territoire français, fin du service militaire, urbanisation, désinformation continue issue tout droit de la gauche américaine dans les œuvres de fiction et aux informations, communication de bas étage par des politiques ne maîtrisant pas le sujet, confiance aveugle en l’État, n’avoir jamais touché une arme… Tout ça concourt à alimenter la réticence que vous évoquez.

Quoi qu’il en soit, le sujet des armes ne fait absolument pas exception par rapport aux autres sujets sociétaux : le besoin de conformité dans un contexte de peur fait des ravages sur la capacité de remettre en cause tout discours “mainstream”.

La réflexion personnelle et le questionnement sont écrasés par les mantras répétés en boucle qui sont lancés comme une conjuration dès qu’on appuie sur le bon déclencheur : “ce sera le far-west comme aux Etats-Unis”, “le voisin fou”, “la police est seule apte à utiliser une arme dans la rue”, “seul l’Etat détient la violence légitime”, “se faire justice soi-même”.

Qu’importe l’inanité et la fausseté de ces pensées copiées-collées, le but est que la répétition les fasse paraître vraies. C’est un réflexe de protection.

Il ne faut pas désespérer face à ce qui paraît être un mur. Il faut savoir écouter les arguments des personnes prises dans cet enfer, avec empathie, et poser des questions car on évolue que de soi-même, pas sur injonction ou agressé. A-t-on le droit de défendre sa vie ? Si oui, comment ? Le reste est évident : être anti-armes, c’est vouloir se défendre en théorie. Vouloir se défendre en pratique, c’est être pro-armes.

J’ai fait une vidéo pour donner quelques trucs pour le militantisme pro-armes : “Port d’armes : l’hoplophomètre, mon aide pour les militants”

Breizh-info.com : Les fusillades aux Etats-Unis, surmédiatisées, ne font-elles pas le lit de ceux qui estiment que la France ne doit pas « basculer dans la violence américaine » ? Et cela alors que tous les chiffres montrent que les Etats les plus armés légalement des USA sont les moins criminogènes….  ?

Ian Schröder (ARPAC) : 50 États aux lois sur les armes différentes et à la criminalité différente. Plus de 3200 comtés aux applications différentes de la loi et aux criminalités différentes selon chaque quartier. Les Etats-unis sont très hétérogènes : les chiffres ne montrent pas tant que les Etats les plus armés sont les moins criminogènes que le rapport entre la détention d’armes légales et la criminalité n’est pas établi.

Prenez l’Europe, le port d’armes y est plus ou moins autorisé en République Tchèque, en Pologne, en Slovaquie, Slovénie, Lettonie… Imaginez être américain et regarder les informations au sujet d’une fusillade à la kalachnikov à Marseille entre bandes rivales. Imaginez que les commentateurs vous expliquent que c’est à cause des lois sur les armes trop laxistes et qu’il faut donc désarmer les paysans polonais qui pratiquent le tir (qui sont des suprémacistes blancs). Grosso modo c’est ce que nous vivons en regardant les informations au sujet des Etats-Unis. Nous avons la version biaisée des médias démocrates, systématiquement.

Voici un exemple concret de manipulation par les médias en France (possiblement même pas volontaire) sur le sujet des fusillades aux Etats-Unis : le massacre de Sutherland au Texas. C’est mon exemple préféré car très simple à comprendre. Un homme armé d’une carabine AR15 massacre une vingtaine de fidèles d’une église.

Pendant deux jours, cela fait la une des médias français et nous entendons en boucle que c’est arrivé à cause de l’autorisation de détenir des AR15, qu’il faut donc changer la loi, que la loi n’est pas changée à cause de la NRA. Des centaines de unes sur tous les supports : TV, radio, presse… 3 jours plus tard on apprend -si comme moi on suit les médias américains de droite- que le tueur a été arrêté par un voisin muni d’un AR15, que le tueur n’avait pas le droit de détenir une arme suite à des violences mais que c’est l’armée qui a omis de signaler son cas au FBI et que la loi l’aurait empêché d’acheter cette arme et enfin que le voisin héroïque est un ancien instructeur… de la NRA !

Combien de Français en ont été informés ? J’ai dénombré 2 articles de presse mainstream qui en ont vaguement parlé. C’est pareil pour toutes les fusillades. Aussi on n’entend jamais parler des vies sauvées grâce à l’intervention d’un porteur d’armes, alors que c’est très fréquent.

Et je rappelle qu’une des pires fusillades par armes à feu dans le monde fût celle du Bataclan : est-ce à cause ou grâce à notre législation ? Qu’importe, la conclusion des anti-armes est toujours la même quelque soit le contexte : il faut interdire les armes.

Ian Schröder (ARPAC) : Il ne faut pas s’arrêter aux Etats-Unis : à travers le monde entier on comprend qu’il n’y a pas de corrélation entre la détention d’armes légales et la criminalité. Je citerai Don Kates à la conclusion de sa recherche “Lois sur les armes autour du monde — sont-elles réellement efficaces ?” : « Le nombre de crimes violents dans une société dépend de la proportion d’hommes violents dans la population. Ainsi, les sociétés paisibles n’ont pas besoin d’interdictions d’armes et dans les sociétés violentes, de telles interdictions ne servent à rien. »

La loi ne désarme que les gens qui la respectent. C’est un principe universel, de Chicago à Nara au Japon en passant par les cités françaises.

A travers le monde, jamais une restriction de l’accès légal aux armes n’a engendré une baisse de la criminalité.

Breizh-info.com : Finalement,  n’est-il pas tout de même relativement simple de détenir une arme en France, puisqu’une inscription dans un club de tir et une régularité dans sa pratique permet de se procurer des armes de catégorie B notamment ?

Ian Schröder (ARPAC) : Il faudra désormais passer une audition devant l’autorité administrative qui seule jugera si votre comportement, vos motivations, votre profil et votre mode de vie sont compatibles avec la détention d’armes de catégorie B… et de catégorie C toutes les 10 armes.

Est-il simple de s’y soumettre ou de se laisser aller à la double pensée orwellienne jusqu’à la prochaine suppression de vos droits ? Oui, effectivement.

Il est beaucoup moins simple de résister à cette terrible dérive, la stopper et rétablir la liberté perdue.

Breizh-info.com : Le mot de la fin pour nos lecteurs ?

Ian Schröder (ARPAC) : Nous avons le droit de défendre notre vie, nous devons donc avoir droit aux moyens réels de le faire.

Propos recueillis par YV

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

19 réponses

  1. Les délinquants ont des armes lourdes de guerre mais les honnêtes citoyens doivent se faire tirer comme des lapins ? Et bien, à force de nous exposer sans défense à la violence primaire, vous verrez que la chanson de Chantal Goya va revenir à savoir que :  » ce matin, un lapin a tué un chasseur ou plutôt un dealer  » !!

    1. dans les années 1900 la criminalité a fait une belle ascension, poussant les individus de toutes classes sociales à s’armer et à porter leurs armes. La différence c’est qu’il n’y avait pas d’interdiction de port d’arme, il n’y avait pas non plus de lgbtq+ et de #metoo ni même bfmtv. Les gens vont-ils revenir à la raison ?

  2. « La loi ne désarme que les gens qui la respectent. » Mon père est chasseur , il a dû déclarer au SIA (service d’identification des armes) ses 2 fusils de chasse de calibre 12 et 20 sans quoi, en action de chasse, il pourrait être contrôlé et verbalisé pour « armes non déclarées au SIA », ce qui ne sert à rien car à l’achat de ces fusils, l’armurier les a enregistrés et mon père a reçu une attestation de déclaration de la Préfecture.
    Il s’agit donc là, d’une vaste opération de surveillance et de fichage de la population. Il est clair que le pouvoir pour une raison ou autre viendra saisir ces fusils à la maison. Mais, je vous le certifie, mon père n’était pas dans la bande de criminels du Bataclan et il n’a jamais tué personne. D’ailleurs le banditisme et le terrorisme ne déclarent pas leurs armes à feu et leurs couteaux coupe-gorge… Ce sont toujours les bons et paisibles citoyens qui sont pris en otage !

    1. Oui, les dizikilibris, à 100,1% africains (le pakpak de Nantes était une vaste blague), ne se gênent pas pour trimballer couteaux de toutes sortes, machettes, poinçons, je passe.
      Mais remarquons au passage l’ironie: la femme à moitié à poils, le bonnet phrygien sorti tout droit des loges maçonniques, est armée par ceux-là même qui osent aujourd’hui nous parler de « sentiment de plantage/égorgement ».
      Donc tout est à dessein. Ca ne les a pas dérangé le mouns du monde d’armer la racaille des villes pour « foutre le zbeul ». Ca ne les dérange aucunement de recevoir la racaille africaine. Mais ça les dérange fortement quand on les expose et quand on se défénd.

  3. Pétition pour la sauvegarde de nos droits naturels dont vous êtes les garants par l’article 2 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

    Mesdames messieurs les députés.

    Par la présente, nous vous demandons de considérer cette pétition pour la sauvegarde de nos droits naturels dont vous êtes les garants par l’article 2 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789.

    Vous rappelant le dit article :

    Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

    Afin de permettre aux citoyens français de donner leurs avis par voie du référendum d’initiative partagée, de supprimer certains critères fallacieux permettant l’inscription au dossier FINIADA (1), de rétablir notre droit naturel à posséder des armes et rétablir le droit au port d’arme aux conditions de l’ARPAC(2), supprimé en 1939 et entériné sous le régime de Vichy par la peine de mort pour la détention d’armes.

    Mesdames et messieurs les collectionneurs d’armes,
    Mesdames et messieurs les chasseurs,
    Mesdames et messieurs les détenteurs d’armes,
    Mesdames et messieurs les citoyens français.

    Par l’instauration du fichier FINIADA, et ses diverses façons d’être fiché, nous sommes tous, possiblement sans même le savoir, fichés ou en passe de l’être. Ce, surtout depuis l’émission récente par le ministère de l’intérieur d’une note n’ayant pas été publiée, et qui permet aux préfets de ficher un citoyen sans jugement avec pour motif :

    • Une contravention routière
    • Un oubli de payer une facture
    • Ne pas être en adéquation avec la position Fédération Française de Tir
    • Promouvoir la légitime défense comme moyen de défense autorisée par le code pénal
    • Exprimer le souhait de s’armer et de se défendre légalement
    • Se former à la défense personnelle
    • Avoir une volonté d’autodéfense
    • Participer à des formations au tir tactique, y compris pour les agents des forces de l’ordre ayant une volonté de se former hors de leur entraînement en interne
    • Être autonome ou avoir des motivations survivalistes
    • La pratique de loisirs assimilables à de l’entraînement tactique comme l’airsoft ou le paintball
    • Sa religion
    • Son orientation politique
    • Son orientation syndicale

    Nous dénonçons également les dérives arbitraires pour désarmer les citoyens respectueux des lois, ou disons-le, pour les spolier de leur bien acquis légalement jusqu’à preuve du contraire, comme les dernier décrets dans les Dom Tom en 2022.

    Ainsi que la fameuse semaine de désarmement en ce mois de novembre 2022, dans les 300 armodromes répartis sur l’intégralité du territoire métropolitain; reposant uniquement sur le bon vouloir des détenteurs.
    Ce pour tenter de propager l’illusion naïve que les délinquants, trafiquants de drogue et criminels de tous bords viendront faire la queue pour abandonner leurs armes.

    Durcir la législation sur l’accès aux armes ne permettra jamais d’améliorer la sécurité, car la loi n’est observée que par les citoyens honnêtes.
    En outre, rien d’aussi visible que ce durcissement des lois n’est fait pour lutter contre la détention d’armes illégales distribuées via le marché noir à des individus peu soucieux desdites lois.

    Cela n’aura qu’un seul effet, laisser des citoyens honnêtes en état de dépendance totale vis à vis de l’État et des forces de l’ordre pour assurer leur sécurité, au mépris même du principe de subsidiarité.

    Cela n’aura qu’un seul effet, transformer chaque citoyen en cible, en victime en sursis ; à moins de placer un policier derrière tout un chacun.

    Ainsi si vous êtes amoureux de votre liberté, des armes, chasseurs, collectionneurs, ou futurs détenteurs, défendez votre droit d’accès aux armes, défendez vos droits naturels.

    Défendre notre vie est un droit. – Article 122-5 du code pénal.

    Acquérir et détenir des armes est un droit.
    Source : assemblée nationale XIIIe législature, session ordinaire de 2011-201, séance du mercredi 1er février 2012 P659. https://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2011-2012/20120113.asp

    Merci à tous ceux qui auront signé cette pétition, partagez, faites suivre aux plus grand nombre.

    Merci à nos députés de défendre les français. Et de mettre cette pétition au référendum d’initiative partagée.

    (1) : Fichier National des Interdits d’Achat et de Détention d’Armes
    (2) : Association pour le Rétablissement du Port d’Arme Citoyen – https://www.arpac.eu

  4. Je crois que tout est dit. Mais pour faire court 39-45 va être revisité si on n’apprend pas du passé et qu’on se soumet à ce dogme de soumission étatique. Résistons.

  5. si j’avais une arme ils pourraient toujours courir pour que je la déclare. Il va falloir faire comme les voyous les commander par internet puisque l’ahuri du ministère de l’intérieur est incapable de nous protéger seulement des voyous avec couteau alors ne parlons pas des calach

  6. Je suis professeur à la retraite, j’ai 81 ans, et mon casier judiciaire est d’une parfaite virginité. Mais c’est à ma porte que la gendarmerie viendra frapper pour me retirer mes armes, et non à la porte du trafiquant de drogue bien connu des services de police, passé 15 fois devant le tribunal pour vols, violences physiques ou délits routiers. C’est que l’Etat apeuré tremble devant les délinquants, et ne sait faire preuve d’autorité que contre les Français paisibles.

  7. « On a le droit de se défendre » disent certains et « Tu n’as pas le droit de te défendre » disent d’autres.
    Alors si tu es agressé en pleine nuit dans ta maison comme cet agriculteur qui, pour défendre sa vie et celle de son enfant, a utilisé son fusil, que dois-tu faire ?
    Tu peux te laisses tuer, te mettre à genoux et demander grâce, offrir des fleurs, proposer une boisson chaude ou bien d’autres choses. Tu peux aussi jeter du pipi et du caca sur les cambrioleurs à tes risques et périls en espérant qu’ils ne t’en voudront pas et qu’ils ne déposeront pas plainte.

    1. La campagne de désarmement je suis mdr il y aura toujours des armes a feu en circulation légal ou non
      Un peuple désarmer est un peuple soumis

  8. Que ceux qui ont hérité du fusil de chasse du grand père le gardent précieusement : l’avenir est plus que maussade.
    Ont ils peur de faire qques descentes dans les caves de certaines banlieues devenues zones de non droit ?
    Qu’ils laissent les gens honnêtes tranquilles.

  9. tout simplement l’etat veut se proteger en cas ou le peuple en aura assez et qu’il sera dans la rue, l’etat à deja pris des dispositions par peur, la gendarme rie a reçu plus de 20 engins pour debloquer les rues des villes, et bien d’autres choses inavouées ! alors il leur sera aisé de se trouver face a des bouseux qui ne pourront que pialler devant des armes !! par contre, pour les reseaux mafieux des banlieux, ils seraient capable de passer un deal de non intervention et pouvoir continuer leur trafic !!! qui sait !!

  10. Bonjour,
    le meilleur exemple en Europe de non corrélation entre détention d’armes et criminalité, c’est la Suisse.
    Il n’existe pas d’armée de métier en Suisse, mais une milice citoyenne. Chaque citoyen en âge de porter les armes pour assurer la défense de son pays reçoit une arme en dotation et la garde chez lui, ce sont des armes modernes, pas le fusil de chasse de grand-papa. Le tir sportif est un sport national et les clubs de tir très nombreux, pour autant la criminalité est extrêmement faible.

  11. Beaucoup d’articles sur ce sujet et , pas un ne donne la législation en vigueur !
    Désinformation ?
    Cela ne concerne pas les fusils de chasse à canon lisse et un coup par canon détenus après héritage . Loi 2018 .

    1. Déclarer les fusils de chasse à canon lisse : législation en vigueur
      OUI, ILS DOIVENT ÊTRE DÉCLARÉS AU SIA lors de l’ouverture obligatoire d’un compte depuis le 8 février 2022.
      Cela concerne :
      – les fusils de chasse semi-automatique avec magasin ou chargeur inamovible
      – les fusils à 1 coup par canon lisse (superposé, juxtaposé) ou les fusils à 1 canon lisse (simplex)
      Les chasseurs disposaient de 6 mois pour enregistrer les armes détenus en créant un compte sur le SIA en y joignant les pièces suivantes :
      – copie de leur permis de chasser
      – copie de leur pièce d’identité
      – justificatif de domicile (facture EDF, feuille d’impôt ou relevé de banque)
      Lorsqu’une arme de chasse est reçue en HÉRITAGE, le nouveau détenteur doit faire constater la mise en possession par un armurier qui enverra le dossier de déclaration à la Préfecture.
      Sinon, le nouveau propriétaire peut aller en gendarmerie déposer ce dangereux héritage comme l’a demandé Darmanin pour mettre fin à la criminalité et au terrorisme.
      Du 25 novembre ou 2 décembre, le ministère de l’Intérieur organise une grande collecte des armes dans toute la France. Vous pourrez vous débarrasser des fusils et couteaux de Papa ou de Pépé.
      Ouf ! nous sommes rassurés pour notre sécurité et nous pourrons enfin nous balader en banlieues, même la nuit.
      Mais… les bandits, les voyous, les terroristes, les dealers… ouvriront-ils un compte SIA ou iront-ils en gendarmerie apporter les kalachnikovs et les machettes ?
      Bref une vaste opération de fichage et de contrôle de la population. « Opération Tonnerre » du sieur Darmanin qui n’est que de la poudre de Perlimpinpin pour enfariner les Français pendant que les voyous s’en battent le coquillard.

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