L’arab fishing ou la honte de ses origines

L’Arab fishing est un phénomène qui consiste à s’inventer une identité arabe quand on n’en est pas, en empruntant un nom à consonance arabe, en modifiant son aspect et en embrassant la foi musulmane, ou au moins en faire mine. La formule est calquée sur Black fishing, la tendance de certains Américains blancs à s’approprier des codes vestimentaires, capillaires et la gestualité de la communauté afro-américaine. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit d’assimilation inversée.

S’il n’est pas nouveau – il suffit de regarder dans les cours des collèges et des lycées de France pour s’en convaincre – deux magazines, Marianne et Slate, se sont récemment intéressés à la question après la révélation du nom véritable d’une starlette de télé-réalité et influenceuse, Marie Germain alias Milla Jasmine. Dans les deux articles, ils dénoncent les motivations économiques de la jeune femme – plus de like, plus de sponsors, plus d’argent – et l’appropriation culturelle.

Or, si pour Marianne “l’arab fishing semble être un excellent moyen pour les influenceurs de créer de l’interaction avec leur communauté, il révèle aussi l’idéal culturel de la jeune génération qui rêve du bling-bling des pays du Golfe, où l’argent semble couler à flots“, Slate est parvenu à mettre l’arab fishing sur le dos du racisme…. envers les Nord-africains ! Un tour de passe- passe, un coup de baguette magique dont Slate a le secret.

Non, ces trompeurs en manque d’identité ne sont pas mus par “le fantasme d’un passé colonial“, mais par la honte d’être blanc, que ce soit sur la toile ou dans les cours de récréation. Une réaction somme toute assez compréhensible de nos jours, puisque les Blancs n’existent que lorsqu’il faut les blâmer, et que tout est fait pour culpabiliser les Français du berceau à la tombe. Le Blanc est le colonisateur, l’esclavagiste, le méchant ; l’Arabe, est le colonisé, le martyr, le bon sauvage. Dommage que l’Histoire dise tout à fait autre chose : tous les peuples de la Terre ont pratiqué l’esclavage, et les Arabes sont eux aussi des conquérants qui ont colonisé le Maghreb. Si l’intention est de faire dans le si populaire victimisme, on ne saurait que conseiller un nouveau concept : le Berbère fishing, c’est quand même lui l’opprimé dans cette affaire !

D’autres s’inventeront des racines magrébines parce que c’est cool ou pour se placer du côté de la force, de celui qui tient la rue de nos jours. Ce qui les attire c’est l’énergie, l’agressivité et osons-le dire, le penchant criminel, dont font montre les troisième et quatrième générations de Nord-africains installés en France, un peu comme des petits Blancs américains se font passer pour les gros rappeurs noirs aux États-Unis. Donc oui, il s’agit bien de racisme, mais pas celui dont fantasme Slate.

Pendant que les bobos rêvent à leur société arc-en-ciel pacifiée qui n’arrivera jamais, c’est le grand retour des communautés, l’ère du tribalisme comme l’avait si bien analysé Michel Maffesoli à la fin des années 80. Pas besoin d’être un sociologue de renom pour y arriver, il suffit juste de sortir de sa rédaction – dont il est fort à parier que celle de Slate se compose à 90 % de Blancs – pour s’en apercevoir.

Audrey D’Aguanno

Crédit photo : Milla Jasmine Fans Facebook
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Une réponse

  1. le suicide des français dénoncé par zemmour il y a une dizaine d’année est devenu un bien commun des ouest européen blancs

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