Loi Rist : l’hôpital de Redon en grand danger

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L’hôpital de Redon, le CHIRC, a une réputation contrastée dans le vaste pays de Redon. Les médecins ne seraient jamais les mêmes, la qualité des soins seraient en dents de scie. Mais l’hôpital de Redon a, au moins, le mérite d’exister et de rendre de grands services à la population.

Or, cet hôpital serait, selon les syndicats, en grand danger si la récente loi Rist était appliquée. La loi RIST, du nom de la députée Renaissance Stéphanie Rist qui l’a fait voter, bloquera en effet, à compter du 03 avril prochain, à 1.170 € bruts par jour de garde de 24 heures la rémunération des médecins intérimaires. Un montant nettement plus faible que ceux versés jusque-là à ces médecins, qualifiés de « mercenaires de la médecine », cherchant le contrat et les indemnités au fil des affectations urgentes.

En résumé, des médecins qui venaient auparavant travailler pour 600-700 € par jour ne pourront désormais plus toucher que 390€. Or à l’hôpital de Redon, 40% des médecins sont des intérimaires ! La loi Rist ne concernant que le public, ces derniers pourraient très bien être tentés d’aller exercer dans le privé afin de garantir leurs revenus. Et les syndicalistes du CHIR de Redon de prévoir que le service chirurgie de l’hôpital pourrait fermer prochainement. Même inquiétude pour la maternité, celle-ci étant déjà en sursis ! Sans parler du SMUR de nuit qui ne pourra pas fonctionner sans médecin à demeure. L’unité de psychiatrie de Lanrua qui compte 25 lits pourrait également être sur la sellette si les médecins intérimaires désertent le service.

Dans un service de santé public sous oxygène, cette loi était-elle indispensable et pragmatique ?

Crédit photo : DR

[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

 

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4 réponses à “Loi Rist : l’hôpital de Redon en grand danger”

  1. gautier dit :

    Quand vous aurez compris que le gouverne ment avec les ARS met tout en place pour ecoeurer les français pour qu’ils partent pour le privé ! prendre des medecins de l’etranger sous payés, baisse des salaires pour les bons medecins afin qu’ils partent pour le privé, etc. il y a des dizaines d »hopitaux en france sur le meme modele, on ferme d’abord les maternités, ensuite certaines chirugies, certaines medecines, puis les ARS declarent que l’hopital n’est plus viable, et tout le monde avale les saloperies du gaouverne ment !! il ne faudra pa venir pleurer, à nous tous de se bouger le cul ! bloquons les ARS ils sont inutiles !

    • Henri dit :

      Inutiles ? Mais les ARS sont dangereuses, carrément ! J’ignore quel genre de mobiles a présidé à leur création (sous Sarkozy-Fillon), mais ils ne doivent pas être jolis jolis et restent inavouables : caser les copains énarques, démanteler l’hôpital public, renforcer la médecine à deux vitesses, mettre au pas certains praticiens jugés trop indépendants, etc.

  2. patphil dit :

    un hopital de proximité, les écolos et les climatoapeuristes devraient être pour, mais non, ils veulent des grandes structures, avec des fonctionnaires multiples, des gouffres financiers,

  3. Alan al Louarn dit :

    Comment éviter les déserts médicaux? Simplement en évitant les déserts, en ayant une politique d’aménagement du territoire et de satisfaction et de répartition des populations par le développement de l’économie et de la distribution locale par le succursalisme. Mais pour cela, il faut réduire strictement les pouvoirs centralisés parisiens, qui attirent la jeunesse vers des emplois de frais généraux non productifs.

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