Suède. Après un accueil record de migrants en 2015, le pays a fait volte-face…

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La Suède de 2015, battant tous les records en Europe en accueillant 163 000 migrants, a depuis largement revu sa copie. Le nouveau gouvernement en poste depuis l’automne dernier a désormais pour objectif de réduire au maximum l’arrivée de clandestins sur son sol.

Une prise de conscience face au danger migratoire ?

Peu de gens auraient parié il y a quelques années sur un tel revirement politique en Suède, un pays alors empreint d’angélisme à l’égard de l’immigration d’origine extra-européenne. Mais le temps a fait son œuvre depuis, et les Suédois ont pu découvrir de façon accélérée les conséquences de leur « soif » d’accueil…

En effet, perçue quelques années auparavant comme une terre hospitalière, la Suède a radicalement changée de cap en matière de politique migratoire en septembre 2022, suite à l’élection d’un gouvernement centriste et de droite. Le pays a progressivement fermé ses frontières aux migrants.
Il faut dire que le score réalisé par le parti Sverigedemokraterna (SD) (« Les Démocrates Suédois »), connu pour son opposition à l’immigration massive, avec plus de 20 % des suffrages recueillis lors de ces élections législatives du mois de septembre dernier, a fortement contribué à remettre en cause le laxisme sur l’immigration.
Dès le mois d’octobre 2022, le ministre suédois de l’Immigration Maria Malmer Stenergard (parti des Modérés) nouvellement nommé, déclarait son intention de « diminuer le quota de réfugiés accueillis à 900 par an ». Une réduction drastique comparée aux quelque 6 400 migrants accueillis en 2022 dans un pays où l’intégration des nouveaux individus d’origine extra-européenne est en grande partie un échec.
Ce dernier avait par ailleurs été reconnu par l’ancien Premier ministre Magdalena Andersson (encore en fonction à l’époque) au mois d’avril 2022, celui-ci étant membre du Parti social-démocrate suédois, ancré à gauche de l’échiquier politique…
Suède

Magdalena Andersson. Source : 20min.ch

Arrêt de l’immigration : la Suède envisage plusieurs mesures

Quelques mois plus tard, le ton est toujours le même pour Maria Malmer Stenergard puisque, dans une interview accordée au quotidien français Le Figaro le 11 avril 2023, elle a déclaré : « Nous voulons réduire l’immigration liée à l’asile, en commençant par diminuer le quota de réfugiés accueillis à 900 par an. Mais nous sommes toujours l’un des pays de l’UE qui accueille le plus de migrants par habitant ».
Suède

Maria Malmer Stenergard. Source : government.se

Par ailleurs, le ministre suédois se dit aussi « convaincu que pour que l’immigration fonctionne, il faut qu’elle soit ordonnée. Notre politique d’asile doit désormais refléter ce qui se fait dans le reste de l’UE. On ne peut pas continuer à se démarquer par rapport à d’autres pays comparables en ayant des conditions plus généreuses ».
Outre ces quotas, l’exécutif suédois envisagerait désormais de « cantonner » les demandeurs d’asile dans des centres de transit en Suède en attendant l’examen de leur situation « afin d’avoir un œil sur eux », a confié Maria Malmer Stenergard. Pour l’instant, ces clandestins sont « logés dans des habitations en ville payées par l’Office des migrations ».
Autre mesure annoncée, la fin du statut de résident permanent pour les « réfugiés » : ils devront rentrer chez eux si les conditions ont changé dans leur pays et qu’ils n’ont plus besoin de protection.  « Tout comme nous sommes résolus à traquer les migrants clandestins et les gens dont la demande d’asile a été déboutée, pour les renvoyer chez eux »,  a ajouté le ministre suédois de l’Immigration.
Voilà qui détonne donc franchement avec la politique d’accueil en vigueur quelques années auparavant en Suède. Cependant, ces changements ne sont pas le fruit du hasard et, comme le note Maria Malmer Stenergard, ce durcissement de la politique d’asile est « par ailleurs soutenu par une grande partie de la population suédoise ».
Ce vent de colère populaire avait déjà été perçu par le nouveau gouvernement suédois dès sa prise de fonction. Au mois de janvier dernier lors d’une conférence de presse, le ministre suédois de l’Immigration et Henrik Vinge, le leader des Démocrates de Suède au Parlement, avaient annoncé le lancement d’une campagne de sensibilisation visant à décourager les migrants de venir dans le pays. Une campagne comprenant une communication ciblée auprès des rédactions et des agences de presse étrangères ainsi que des informations destinées aux ambassades étrangères en Suède.
Rappelons pour conclure que lors de la crise migratoire de 2015, la Suède avait accueilli environ 163 000 migrants, correspondant ainsi à 1,6 % de sa population. Un véritable record en Europe. Une époque qui semble désormais bien révolue…
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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4 réponses à “Suède. Après un accueil record de migrants en 2015, le pays a fait volte-face…”

  1. Gaï de ROPRAZ dit :

    C’est une très bonne initiative dont fait montre la Suède. La France devrait s’en soucier. Mais de toutes facons, au départ, toute immigration, sauvage ou tout autre, devrait être interdite de maniere tres ferme, si elle n’est pas voulue, et regie sous des règles strictes. Le probleme majeur de la France c’est que nous ne disposons d’aucune volonté, ni d’aucun droit politique ou légal pour refuser l’accostage sauvage de batiments marins deversant leurs cargaisons humaines sur notre sol. Et qui plus est, le renvois aux frontieres bute sur le refus des pays expediteurs d’origine de récupérer leurs citoyens. D’où ma suggestion (Faite en ces lieux il y a peu de temps) d’ouvrir des bagnes dans l’hémisphère du pole Sud (Terre Adelie) où la France dispose de vastes espaces. Cela ferait réfléchir plus d’un candidat à l’immigration… Mais nos politiques manquent drastiquement de courage.

  2. Corlou dit :

    Et en france on reporte le débat, pire on veut le saucissonner !! Cherchez l’erreur.

  3. Jérôme dit :

    « Tu gagneras ton pain à le sueur de ton front « (Genese 3:19)
    À propos de la « transition démographique », c’est à dire du peuplement des campagnes par des familles entières de migrants, on sait pertinemment que le travail ne court pas les rues. Les locaux, en zone rurale, notamment les jeunes gens (agriculteurs ou autres), ont déjà d’énormes difficultés à trouver un emploi et à vivre décemment. Les migrants seront cependant logés, nourris et vivront aux frais de la Princesse.
    En parallèle à la suggestion d’ouvrir des « lieux de résidence en Terre Adélie » pour les migrants dont le retour est refusé par les pays d’origine, on pourrait envisager d’autres solutions, y compris pour les migrants réguliers et sans travail. Pour ne pas leur donner le pain tout cuit sans aucune contrepartie, on pourrait les mettre à l’ouvrage : il y a tant de routes secondaires dans un état déplorable en France.
    Sans qu’il soit nécessaire de les vêtir du pyjama rayé des frères Dalton, ce serait une bonne occasion de réduire la mortalité routière due pour beaucoup à l’état lamentable des voies secondaires. Les automobilistes « vaches à lait », victimes d’associations hors sol, y trouverait leur compte.
    J’ai le souvenir d’une anecdote que me racontait le grand-père : dans sa famille, si l’un des membres refusait le trail imposé ou le bâclait, il trouvait, au moment du repas, un caillou dans son assiette, sous la serviette !… À cette époque, il n’y avait pas encore d’associations de « haute moralité » pour crier au scandale et mettre le bordel.

  4. patphil dit :

    chacun chez soi… et deiu pour tous, mais en france ils veulent faire table rase du passé

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