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En plein centre de Challans, le Caillebotte est une table qui ne fait pas de bruit mais elle est bien connue et reconnue.
Challans, autour de 25 000 habitants, est un de ces pôles économiques qui font du département de la Vendée un modèle. Le taux de chômage est un des plus bas de France. En fait un état de plein emploi au point que les entreprises ont du mal à trouver les personnels qualifiés. Le cœur de ville est calme, d’une propreté exemplaire. Les « incivilités » sont pas fréquentes. L’absence de tags est reposante pour qui vit é Nantes, inscrite au Guiness des barbouillages muraux. Ajoutons que la présence d’immigrés, modeste, ne suscite aucun émoi. La plupart travaillent et leur intégration est plus rapide qu’ailleurs. Un exemple, non ? !
Pour en revenir au Caillebotte qui doit son nom au caillé poitevin au lait cru de vache (parfois de chèvre ou de brebis), un mot du chef, Sylvain Bourmaud, qui œuvre à une « cuisine savoureuse » comme il tient lui-même à l’appeler. Il fait appel à toutes les productions locales, de la côte, des marais au bocage et sa cuisine suit l’ordre des saisons.
Pour ce dimanche 4 juin, fête des Mères, une proposition tout en finesse. En entrée au choix, ou les deux selon l’appétit, foie gras de Vendée, marbré à la rhubarbe, cœur d’anguille fumée ; langoustines juste saisies, fines lanières de courgette, salicornes, écume tonka, notre choix, un accord parfait.
La caille rôtie, petits pois, girolles et pistaches, jus réduit à la trousseminette (apéritif vendéen) succulente. Pour conclure, suite de fromages de brebis et dessert de haute volée : ganache estragon, cœur gourmand et coulant de cerises, sorbet aux griottes. Superbe et délicieux assemblage.
A boire, de l’apéritif au dessert, Pinot noir, blanc de noirs, Moulin blanc, de chez Mourat à Mareuil-sur-Lay.
Des prix raisonnés. Pour ce menu d’exception, 50 euros pour trois services, 60 euros pour cinq services. En semaine, comptez à partir de 22 euros.
Apicius
* Le Caillebotte, 2, rue de la Redoute, Challans.
Crédit photo : DR
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