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Les agents de la pénitentiaire de Lorient ont beau faire attention à ce qui se passe autour d’eux, les voilà aussi obligés de surveiller le ciel… en attendant que les amis extérieurs de la population pénale ne forent le sol pour livrer des biens prohibés à l’intérieur des prisons.
Le 14 août 2023, indique FO Pénitentiaire deux jours plus tard, vers 4h30 « deux agents entendent le bruit d’un drone qui survole le centre pénitentiaire [de Lorient] Une ombre a été aperçue qui survolait le site pénitentiaire à très haute altitude.
Les agents de piquet [de garde] en poste d’observation des façades ont remarqué que les personnes détenues essayaient de récupérer deux colis par le biais de »perches » à travers les fenêtres. Les cellules identifiées, des fouilles ont eu lieu afin de récupérer le contenu des colis. Bilan : 230 grammes de stupéfiant (résine de cannabis et herbe), 1 smartphone et 2 embouts de tournevi ».
Le 22 août dernier, nouveau communiqué : « cette nuit vers 4h55 une nouvelle livraison par drone a été effectuée […] Une fouille de cellule a été effectuée où 192 grammes de stupéfiants ont été saisis. FO Justice constate que ces livraisons par drone sont quasi quotidiennes ! ».
Et s’inquiète d’autant plus – à travers un communiqué du 17 août dernier – que « le centre pénitentiaire de Lorient/Ploemeur compte 88 agents pour un effectif théorique de 103 et fonctionne en mode dégradé (interdit depuis 2018). L’effectif actuel de la population pénale de la maison d’arrêt est de 305 ppour 187 places, soit 163% de taux d’occupation ».
FO pénitentiaire s’interroge : « aujourd’hui ce ne sont »que » des stupéfiants et téléphones portables qui rentrent à l’intérieur de nos murs, mais il peut très bien y avoir un jour des couteaux, des scies à métaux ou une arme à feu ». D’autant que la capacité d’emport des drones grand public évolue… et que les délinquants ne se préoccupent guère de la législation qui en réglemente l’usage quand ils en acquièrent ou qu’ils les font voler…
Louis Moulin
Crédit photos : DR
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Une réponse à “Lorient : livraison de drogue par drones à la prison”
On pourrait prendre exemple et livrer les médicaments des personnes âgées sans moyens de transport dans le France profonde pour les oubliés de la république .