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Les autorités anglaises et galloises ont enregistré un quadruplement des infractions sexuelles contre les enfants ces dix dernières années. Dans 52% des cas recensés, les auteurs des violences sont âgés de 10 à 17 ans. Un chiffre en augmentation constante : ils étaient 30% il y a dix ans.
Les données relatives aux crimes et abus sexuels de 42 départements de police anglais et gallois ont été recueillies et analysées. Un rapport réalisé par un organe national (Vulnerability Knowledge and Practice Programme) a été publié, le premier du genre, pour « aider les officiers à comprendre les menaces encourues par les enfants. »
Ils font part de 106 984 infractions à caractère sexuel contre des mineurs de janvier à décembre 2022, soit une augmentation de 7,6 % par rapport à l’année précédente.
Environ 75 % de ces infractions sont des crimes sexuels commis directement contre les enfants (agression ou viol), 25 % concernent les délits autour de la détention et de la publication de photos indécentes de mineurs. Dans un peu plus de la moitié des cas, les infractions sont commises contre d’autres enfants, la moyenne d’âge étant de 14 ans. Un phénomène très inquiétant pour la police, selon laquelle il s’agit « d’une tendance en constante et très forte progression« .
Un phénomène qui transcende les frontières, puisque selon Olivia Sarton, juriste et directrice de l’ouvrage « Violences sexuelles entre mineurs. Agir, prévenir, guérir… Les spécialistes répondent », fait quant à elle par d’une augmentation de 60% des crimes sexuels entre mineurs dans notre pays.
Toujours selon le rapport britannique, 82 % de tous les auteurs de ces crimes et délits sont masculins, 79 % des victimes sont de sexe féminin.
Des chiffres alarmants commentés par Ian Critchley, qui dirige le Conseil national des chefs de police (NPCC) dans la lutte contre la maltraitance des enfants. Le 10 janvier dernier, il livrait aux principaux médias anglais son constat :
« Je pense que cela est exacerbé par la facilité avec laquelle la pornographie violente est accessible aux garçons. Leur perception est alors biaisée, le mineur peut imiter le comportement qu’il voit en ligne, de façon plus violente encore, contre ses camarades.
De toute évidence, l’accès aux smartphones qui a fortement augmenté – non seulement chez les 11 à 16 ans, mais aussi chez les moins de 10 ans – a vraiment exacerbé le problème et je pense que c’est un débat qui doit avoir lieu dans notre société. »
M. Critchley poursuit:
« Les trois infractions les plus courantes commises par des mineurs contre d’autres sont : agression sexuelle sur une adolescente ; viol d’une fille de moins de 16 ans ; détention, production ou partage d’images pédopornographique. »
Un peu plus du tiers (33%) des crimes ou abus sexuels sur enfant perpétrés par des adultes ont lieu au sein des familles.
Si l’on peut voir aussi dans cette recrudescence des plaintes, l’effet du vaste mouvement de libération de la parole qui s’est fait jour dans tout l’Occident, le rapport ne reprend que les cas avérés et précise « les preuves suggèrent que beaucoup de ces crimes ne sont pas déclarés. »
Selon Wendy Hart de la National Crime Agency, environ 830 000 adultes au Royaume-Uni représenteraient en danger pour les enfants. Elle ajoute, au Guardian : « La gravité de la délinquance a augmenté, tout comme la complexité avec laquelle les forces de l’ordre doivent composer pour s’y attaquer« .
Accès totalement libre à la pornographie, hypersexualisation des corps adolescents, idéologie du désir comme seul horizon, propagande LGBT, déficit éducatif de générations à qui l’on a jamais appris à refréner ou à canaliser les propres pulsions… De belles années nous attendent.
Audrey D’Aguanno
Crédit photo : DR
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2 réponses à “Abus sexuels sur mineurs : une étude alarmante de la police britannique”
Voilà le résultat de la perte d’autorité aussi bien dans les familles qu’à l’école, la dégradation complète de sociétés laxistes excusant toutes les dérives et la pornographie comme éducation sexuelle ! Aucune entrave aux pulsions sexuelles et perverses, aucune condamnation digne de ce nom, tout cela orchestré par une baisse énorme de l’éducation et du niveau intellectuel de certains pays. Ajoutons y la délinquance et violence exponentielles et vous comprenez la cause de la cause…..
Et c’est la même chose en France !