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Vendredi 24 janvier 2025, la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine, basée à Rennes, a rendu son verdict après dix jours de procès impliquant sept hommes âgés de 25 à 41 ans, majoritairement extra-européens. Ces derniers étaient accusés d’avoir participé à une série de fusillades sur fond de trafic de drogue à Nantes, en avril 2019. Des peines allant jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle ont été prononcées, tandis que deux prévenus ont été acquittés. Le procès s’est déroulé sous haute sécurité autour du Parlement de Bretagne, avec une présence policière renforcée et des restrictions de circulation.
Des fusillades liées à un trafic de drogue
La série d’épisodes violents examinés au tribunal a débuté dans la nuit du 5 avril 2019, lorsque M.A., alors âgé de 24 ans, a été pris pour cible devant son domicile, recevant des balles à la main. Quelques jours plus tard, le 19 avril, des coups de feu ont éclaté place Mendès-France, dans le quartier Bellevue, blessant quatre jeunes hommes. Ces événements s’inscrivent dans un contexte de règlements de comptes entre deux groupes rivaux, dirigés respectivement par les frères L. et M.A., sur fond de différends commerciaux liés au trafic de stupéfiants.
L’enquête menée par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Rennes a permis de mettre en lumière l’implication des accusés, répartis entre différents rôles : fournisseurs d’armes, logisticiens et tireurs. Parmi eux, un homme a été reconnu coupable de tentative de meurtre en bande organisée, trois autres pour complicité, et trois pour association de malfaiteurs.
Le verdict a été prononcé tard dans la nuit, avec des peines sévères pour les principaux responsables, marquant un tournant dans la lutte contre le trafic de drogue et les violences urbaines à Nantes.
Des tirs à répétition à Nantes
Les fusillades jugées dans ce procès ne sont qu’une partie d’un phénomène plus large. En 2023, le parquet de Nantes a recensé une quarantaine d’épisodes de tirs, causant quatre décès. L’une des fusillades les plus marquantes reste celle survenue dans un bar à chicha, le Moonlight, en avril 2019, qui a fait un mort. Bien que cette affaire fasse l’objet d’une procédure distincte, elle illustre la recrudescence des violences liées aux trafics de stupéfiants dans la région nantaise.
Le verdict prononcé à Rennes témoigne de la volonté des autorités judiciaires de sanctionner fermement les actes de violence et de désorganiser les réseaux criminels. Néanmoins, le climat d’insécurité qui règne à Nantes reste préoccupant.
Crédit photo : DR
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2 réponses à “Fusillades à Nantes : jusqu’à 20 ans de prison pour trafic de drogue et règlements de comptes”
Pour retenir le côté positif, le tribunal a appliqué les peines que ces individus méritaient. Espérons que la justice continuera dans cette directon.
Evidemment, on voit que les faits datent d’avril 2019 et le délai entre les arrestations et les condamnations a été bien long.
mais avec les remises de peines automatiques, ils ne resteront pas la moitié