Le Royaume-Uni traverse une crise médiatique majeure après la révélation d’une manipulation grossière opérée par la BBC, le mastodonte audiovisuel financé par les contribuables britanniques.
L’affaire ne concerne pas seulement Londres : elle éclaire, de manière spectaculaire, le fonctionnement idéologique des grandes rédactions occidentales, qui se posent en remparts contre la “désinformation” tout en la pratiquant elles-mêmes.
Une falsification qui ne peut plus être maquillée
La BBC est accusée d’avoir modifié un discours de Donald Trump, en assemblant deux passages prononcés près d’une heure d’écart afin de donner l’impression que l’ancien président américain avait appelé directement à la violence. En d’autres termes : une reconstruction artificielle, présentée au public comme un document factuel.
Face au tollé, la BBC a publié une “excuse” minimaliste, affirmant que l’édition du discours avait “involontairement créé une impression erronée”. Une formulation tellement absurde que même une partie de la presse britannique peine à y croire. Comment peut-on, par inadvertance, fusionner deux extraits séparés de près d’une heure ?
La réalité saute aux yeux : la chaîne n’est pas désolée d’avoir manipulé, mais d’avoir été démasquée.
Une élite médiatique convaincue d’agir pour “le bien”
L’affaire ne se limite pas à un incident éditorial. Elle dévoile une mentalité bien installée : celle de rédactions persuadées d’être “du bon côté de l’histoire”, habilitées à remodeler le réel pour guider l’opinion.
Lorsque les faits déplaisent, on les réécrit ; lorsque les discours ne cadrent pas avec le récit souhaité, on les retravaille.
Les dirigeants de la BBC qui ont démissionné ont d’ailleurs été salués comme des héros par les journalistes de la maison. Leur message d’adieu ? “Continuez à faire du journalisme BBC.”
Autrement dit : persévérez.
Les révélations ne s’arrêtent pas là.
Le même document interne ayant exposé la falsification du discours de Trump met aussi en lumière :
- un biais anti-israélien récurrent dans la couverture de la guerre au Proche-Orient,
- la censure de voix critiques du mouvement trans,
- la diffusion régulière de prises de position politiques habillées en analyses journalistiques.
Ces pratiques ne sont pas ponctuelles. Elles sont structurelles.
L’évolution d’un média d’État passé du conservatisme élitiste au wokisme militant
La BBC a toujours été l’incarnation de l’establishment britannique. Mais l’establishment a changé.
Ce ne sont plus les élites traditionnelles qui y imposent leur vision : ce sont les nouveaux gestionnaires de la morale gauchiste — ceux pour qui l’histoire occidentale doit être réécrite, les frontières ouvertes, l’identité dissoute et l’opinion “recadrée”.
De voix du Royaume, la BBC est devenue la voix d’une idéologie post-nationale, hostile aux conservateurs, aux classes populaires, aux souverainistes et à toute vision enracinée de la civilisation. George Orwell, qui y travailla durant la Seconde Guerre mondiale, voyait déjà en elle l’esquisse du Ministère de la Vérité.
Le parallèle n’a jamais semblé aussi crédible.
Malgré la gravité de l’affaire, le gouvernement travailliste actuel vole au secours de la BBC. La ministre Lisa Nandy a même qualifié la chaîne de “lumière pour le monde”. Cette défense aveugle révèle une peur : celle de voir remis en cause un système médiatique qui protège l’idéologie dominante.
Pendant ce temps, certains députés préfèrent accuser un membre du conseil de la BBC d’un imaginaire “complot d’extrême droite” plutôt que d’admettre les dérives internes de l’institution.
Face à ce scandale, Nigel Farage et Reform UK annoncent leur intention de supprimer la redevance audiovisuelle, jugeant insupportable qu’un média financé par l’argent public diffuse de la propagande politique sous couvert d’impartialité.
Ils exigent également que la BBC soit contrainte à un véritable équilibre éditorial, ce qui constituerait une révolution dans l’histoire de l’audiovisuel britannique.
Une bataille culturelle révélatrice pour l’Occident
L’affaire BBC-Trump dépasse largement le cas britannique.
Elle révèle une tendance profonde :
- la perte de légitimité des médias dominants,
- la montée d’une contre-société informée et sceptique,
- la dislocation du récit progressiste officiel.
La guerre culturelle qui traverse Londres touche Paris, Berlin, Dublin et bien sûr l’Europe entière. La question n’est plus seulement de savoir si la BBC peut encore prétendre à l’impartialité — mais si les peuples occidentaux accepteront encore longtemps d’être infantilisés, manipulés et culpabilisés par des institutions médiatiques qui se pensent au-dessus du réel.
La confiance entre les nations européennes et leurs élites médiatiques est brisée. Et la BBC vient d’en fournir la démonstration la plus éclatante.
YV
Illustration : DR
[cc] Article relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par ChatGPT.
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6 réponses à “Royaume-Uni : la BBC prise en flagrant délit de manipulation politique — et le masque médiatique tombe”
Il n’y a pas qu’en France que les média sont manipules par le pouvoir en place, Cela a toujours existé car c’est un outil performant pour endoctriner le peuple . Dans les dictatures un seul journal , une seule TV d’Etat, Chez nous , c’est plus insidieux. Tous les journalistes puisent leurs informations auprès d’une seule source l’AFP et ses sbires et l’arrange ( on retrouve la cuisine !!) selon la tendance de son édito.
Merdias et pouvoir ne font qu’UN !
Ce pouvoir ne peut imposer son PROJET au peuple sans les MERDIAS qui lavent les cerveaux H24
Tous les MERDIAS sont des organes de propagande !
Ma voisine anglaise appelle la BBC Britain Big Cheat, ça veut dire quelque chose comme grande tricheuse britannique (je crois), si c’est une anglaise qui le dit…
Encore un bel exemple de la « désinformation positive » prônée par Macron lui-même : « Orienter la réalité pour faire adhérer nos concitoyens à notre projet politique ne relève pas du mensonge mais de la désinformation positive ». Donc, pour Macron, raconter des bobards lorsqu’il y a intérêt, ce n’est pas de la manipulation ; en revanche les média qui disent une vérité qui le contredit « désinforment » négativement, relativement à ses projets soutenus par une propagande mensongère : le climat, la pandémie, les Russes …. Et quand tout cela devient trop visible, comme dans le cas de la BBC, la seule ressource est de museler l’expression libre. Nous y allons tout droit si nous n’arrêtons pas le psychopathe qui entend bien, comme le légendaire joueur de flûte de Hamelin, nous faire marcher de force derrière lui pour mieux nous noyer dans le flot de ses bobards … C’est son projet ! L’Assemblée doit se saisir d’urgence de son cas pour mettre fin à son délire. Ce qui se passe à Londres est emblématique de ce qui se passe dans les pays occidentaux : la propagande redouble d’effort pour masquer l’échec des pouvoirs en place en tentant de museler l’expression libre … « Freespeech » comme dit l’autre, « Mozart de la finance » et roi du globish !
A noter que France soir en parle aussi car « la BBC a perdu plus d’un milliard de livres de redevances pour 2024-25 » : https://www.francesoir.fr/societe-economie/la-bbc-perdu-plus-d-un-milliard-de-livres-de-redevances-pour-2024-25 : merci et bravo à vos deux médias de continuer et contribuer à nous éclairer ; une chanson pépite ? Docteur Jedi et Mr Kill » de Véronique Sanson.
Cette manipulation appliquée au président des Etats-Unis était un peu grosse, sans doute. Mais la méthode est courante ! Songez à tous les cas où une personnalité, parce qu’elle a salué une foule ou un ami de l’autre côté de la rue, est accusée de « salut nazi ».