Quatre mois après une agression d’une extrême violence survenue dans la nuit du 10 au 11 octobre 2025, l’enquête menée par la gendarmerie a abouti à l’interpellation de quatre jeunes hommes. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire, les deux autres sous contrôle judiciaire. Tous sont poursuivis pour tentative de meurtre, ainsi que pour non-assistance à personne en danger et non-dénonciation de crime.
Cette nuit-là, un jeune homme de 22 ans avait été retrouvé à l’aube, grièvement blessé, dans un chemin isolé de l’ancienne carrière de Revin, à Donges, en Loire-Atlantique. C’est un joggeur qui avait donné l’alerte vers 11 heures. La victime, inanimée, le visage tuméfié et ensanglanté, avait été transportée en urgence au CHU de Nantes. Son pronostic vital avait été engagé plusieurs jours. Aujourd’hui encore, son état de santé ne lui a pas permis d’être entendu par les enquêteurs.
Une altercation en discothèque à l’origine du drame
Selon les premiers éléments de l’enquête, les faits trouvent leur origine dans une altercation survenue dans une discothèque de Férel, dans le Morbihan. La victime aurait eu un différend avec un autre jeune homme et lui aurait asséné une gifle. L’incident semblait clos à l’intérieur de l’établissement, mais à la sortie, la situation aurait dégénéré.
Le jeune homme aurait été frappé, mis hors d’état de se défendre, puis chargé dans un véhicule utilitaire. Deux autres individus, à bord d’une voiture, auraient rejoint le convoi en direction de Donges. La carrière de Revin, lieu isolé connu localement, aurait alors servi de point de chute.
Sur place, les violences auraient repris avec une brutalité particulière. Coups de pied, coups portés à la tête, et selon des témoignages versés au dossier, l’un des mis en cause aurait sauté à pieds joints sur la tête de la victime alors qu’elle était au sol. Les quatre individus seraient ensuite repartis, laissant le jeune homme inconscient.
Des preuves réunies malgré le silence de la victime
Privés du témoignage direct de la victime, encore hospitalisée, les enquêteurs ont dû s’appuyer sur d’autres éléments : images de vidéosurveillance de la discothèque, expertises techniques et traces ADN. Les investigations ont permis d’identifier quatre suspects, âgés de 17 à 23 ans, originaires notamment de Trignac et Montoir-de-Bretagne.
Le 20 janvier 2026, les gendarmes ont procédé à leur interpellation. Tous ont été mis en examen. Deux ont été incarcérés, deux autres placés sous contrôle judiciaire. L’un d’eux, âgé de 23 ans, a récemment demandé sa remise en liberté devant la chambre de l’instruction.
L’instruction devra désormais déterminer avec précision le rôle de chacun dans cette agression qui aurait pu coûter la vie à un jeune homme pour une altercation initiale d’une banalité désarmante.
Au-delà du volet judiciaire, cette affaire pose une question plus large sur la banalisation de la violence chez certains jeunes adultes. Passer d’une gifle à un passage à tabac collectif, transporter une victime sur plusieurs dizaines de kilomètres, puis l’abandonner inconsciente dans un lieu isolé : la gradation des faits témoigne d’un enchaînement d’actes qui dépasse largement le cadre d’une simple rixe.
Sans l’intervention fortuite d’un joggeur, le drame aurait pu prendre une tournure irréversible. L’enquête se poursuit sous l’autorité du juge d’instruction, dans l’attente d’éventuelles expertises médicales complémentaires et, si son état le permet, de l’audition de la victime.
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Une réponse à “Donges. Un jeune homme laissé pour mort : quatre suspects mis en examen pour tentative de meurtre”
On est en droit de ce demander pourquoi la peine de mort n’est plus autoriser en France devant une tel barbarie ; merci a Badinter et ses concepts moralisateurs d’avoir permis que maintenant on peux tuer une personne en toute impunité pour un regard , un mot de travers.
Depuis ce jour funeste du vote sur la peine de mort , ce pays est livré a une barbarie de plus en plus violente ou chaque citoyen citoyenne peut subir ce déchainement de violence gratuite sans que pour autant il y est une réponse forte des politiques et de la justice (principalement gauchiste , qui protège les agresseurs).