Le ministère de la Justice annonce l’ouverture de plus de 40 postes de professeurs techniques spécialisés « culture et savoirs de base » afin de renforcer l’encadrement éducatif des jeunes suivis par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Les inscriptions au concours sont ouvertes du 27 février au 30 mars 2026.
Ces recrutements s’inscrivent dans la réforme engagée par Gérald Darmanin, garde des Sceaux, visant à transformer l’organisation de la prise en charge des mineurs délinquants. L’objectif affiché est de renforcer l’accompagnement éducatif et scolaire des jeunes placés sous main de justice afin de favoriser leur insertion sociale et professionnelle.
De nouvelles structures éducatives pour les mineurs suivis par la justice
Dans ce cadre, les centres éducatifs fermés (CEF) et les unités éducatives d’hébergement collectif (UEHC) doivent progressivement être transformés en 85 unités judiciaires à priorité éducative (UJPE).
Ces nouvelles structures auront pour vocation de combiner suivi judiciaire et accompagnement éducatif renforcé, notamment dans les domaines de la scolarité et de la santé.
Chaque unité intégrera ainsi un professeur technique, chargé d’assurer la continuité scolaire ou la rescolarisation des jeunes suivis par la justice, dont beaucoup sont en situation de rupture avec l’école.
Les professeurs techniques constituent un corps enseignant spécifique de la PJJ, formé aux problématiques de la protection de l’enfance et de la prévention de la délinquance. Leur mission consiste notamment à redonner aux jeunes le goût de l’apprentissage et à reconstruire un parcours éducatif, souvent interrompu.
Un enseignement axé sur les compétences fondamentales
Les nouveaux postes ouverts concernent la spécialité « culture et savoirs de base », centrée sur l’acquisition des compétences scolaires essentielles.
Les professeurs techniques interviennent notamment dans l’enseignement du français et des mathématiques, mais également dans des domaines éducatifs plus larges comme l’éducation aux médias, l’éducation artistique ou encore le parcours citoyen.
Les 40 lauréats du concours viendront renforcer un corps actuellement composé de 57 professeurs techniques au sein de la protection judiciaire de la jeunesse.
Une formation rémunérée et des perspectives de carrière
Les candidats admis au concours suivront une formation d’un an à l’École nationale de protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ), alternant enseignements théoriques et stages pratiques sur le terrain.
Durant cette période, les élèves perçoivent une rémunération d’environ 2 000 euros par mois. En début de carrière, un professeur technique gagne environ 2 208 euros nets mensuels, avec une progression possible jusqu’à près de 4 900 euros nets en fin de carrière.
Les agents peuvent également bénéficier d’une formation continue et évoluer vers des fonctions d’expertise ou de coordination de projets éducatifs au sein des services de la PJJ.
Les conditions pour se présenter au concours
Le concours externe est ouvert aux titulaires d’un diplôme de niveau bac +3 minimum, ainsi qu’aux cadres disposant de cinq années d’expérience professionnelle.
Le concours interne est accessible aux fonctionnaires ou agents contractuels titulaires d’un bac +2 et justifiant d’au moins trois ans de services publics.
Au-delà des qualifications, la Protection judiciaire de la jeunesse indique rechercher des profils capables de conjuguer autorité éducative, sens de l’écoute et créativité pédagogique, dans un contexte souvent marqué par des parcours personnels et scolaires difficiles chez les jeunes concernés.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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