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À Dijon, sous une cour d’école en plein centre-ville, les archéologues poursuivent une découverte aussi rare qu’intrigante : des sépultures gauloises où les défunts ont été enterrés… assis. Une pratique totalement atypique, qui continue d’interroger les chercheurs et éclaire, à sa manière, les zones d’ombre persistantes de la civilisation gauloise.
Une découverte qui s’étend année après année
Comme le rapporte Le Monde, une nouvelle campagne de fouilles a permis de mettre au jour cinq squelettes supplémentaires en mars 2026, venant s’ajouter aux treize tombes déjà découvertes en 2025, ainsi qu’à deux autres mises au jour dans les années 1990.
Au total, ce sont désormais une vingtaine de sépultures de ce type qui ont été identifiées sur un même secteur de Dijon, un cas exceptionnel à l’échelle européenne.
Une position funéraire hors norme
Ces défunts, tous masculins pour les découvertes récentes, présentent une caractéristique commune : ils ont été inhumés en position assise, le dos appuyé contre la paroi de la fosse, les jambes repliées, et orientés vers l’ouest.
Une mise en scène répétée avec précision, qui laisse penser à un rite codifié. Pourtant, cette pratique ne correspond pas aux usages funéraires gaulois habituellement observés, dominés par l’incinération ou l’inhumation allongée.
Des indices de violence, mais pas de certitude
Les analyses préliminaires révèlent que plusieurs individus portaient des traces de blessures, parfois graves, notamment au niveau du crâne ou des membres. Ces éléments ouvrent plusieurs hypothèses : morts au combat, exécutions, sacrifices rituels ou encore traitement particulier de certains individus.
Mais, à ce stade, aucune interprétation ne fait consensus. Les archéologues restent prudents et insistent sur la nécessité de poursuivre les analyses en laboratoire, notamment grâce aux techniques de datation, d’étude génétique et d’analyse isotopique.
Ces découvertes confirment l’importance de Dijon comme zone d’occupation gauloise significative. La Bourgogne, déjà connue pour des sites majeurs comme Alésia ou Vix, apparaît une nouvelle fois comme un territoire clé pour comprendre cette période.
Les fouilles ont également révélé la présence d’inhumations animales à proximité, notamment des chiens, des moutons et des porcs, pouvant témoigner de pratiques cultuelles ou sacrificielles.
L’un des défis majeurs de l’étude des Gaulois tient à l’absence de sources écrites directes. L’essentiel des connaissances provient de récits extérieurs, notamment romains, qui peuvent être partiaux.
Dans ce contexte, chaque découverte archéologique devient précieuse pour affiner la compréhension de cette civilisation, souvent réduite à des clichés populaires ou à des récits incomplets.
Pourquoi ces hommes ont-ils été enterrés assis ? Étaient-ils des guerriers, des prisonniers, des figures importantes ou des victimes de rituels ? Les réponses restent incertaines.
Ce qui est certain, en revanche, c’est que ces découvertes rappellent à quel point l’histoire des Gaulois demeure en grande partie à écrire. À Dijon, sous quelques mètres de terre, c’est une part méconnue des origines françaises qui continue de se dévoiler, lentement, au rythme des fouilles.
Crédit photo : (INRAP)
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5 réponses à “Dijon : le mystère des « Gaulois assis » relance l’énigme de nos origines”
Ce sujet a été abordé de manière documentée dans cette intéressante vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=7DUntauD9hw
Qu’est ce qui nous dit que ceux sont des gaulois et non pas des escalves importes?
Il y a plusieurs représentations de (dieux?) gaulois assis « en tailleur » (Kernounos, chaudron de Gundestrup, Dieu de Bouvrais…). Donc, rien d’étonnant à ce certains gaulois aient été enterrés suivant cette position . Il était courant de s’assoir sur un fagot qui pouvait, à l’occasion , servir pour combler un fossé ou faire un écran de fumée (De bello gallico). Faut bosser son sujet.
Alésia en Bourgogne, il y a débat sur le sujet ;)
Cela permettait de creuser des trous plus petits pour les tombes ?