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L’histoire du peuplement de l’Irlande pourrait être sur le point d’être réécrite. Des marques découvertes récemment sur les parois d’une grotte du comté de Clare, dans l’ouest de l’île, pourraient témoigner d’une présence humaine remontant à 12 000, voire 15 000 ans — soit bien avant tout ce que les manuels enseignent aujourd’hui.
Jusqu’à présent, presque rien ne permettait d’attester une vie humaine en Irlande au-delà de 10 000 ans. La doctrine dominante voulait même que l’île ait été entièrement recouverte par les glaces à ces époques reculées. Un premier accroc était déjà venu fissurer ce consensus : la découverte par l’archéologue Marion Dowd d’une rotule d’ours datée de 12 300 ans, accueillie à l’époque avec incrédulité par une partie de la communauté scientifique. Les marques du Clare pourraient lui donner rétrospectivement raison.
Des tracés de mains dans le « lait de lune »
C’est le présentateur de l’émission scientifique Futureproof, Jonathan McCrea, qui a raconté la découverte sur l’antenne de Newstalk. Contacté il y a quelques mois par un scientifique, il s’est rendu avec son équipe dans une grotte du comté de Clare — dont la localisation est tenue secrète pour la protéger d’éventuels vandalismes.
Sur les parois, des grattages et des tracés de doigts réalisés dans le « moon milk », cette couche de calcite molle qui tapisse les plafonds de la cavité. Des gestes que les spécialistes interprètent comme des marques humaines intentionnelles, comparables aux tracés digitaux connus dans l’art pariétal du continent. Les chercheurs qui étudient le site penchent fortement pour une présence humaine vieille de 12 000 à 15 000 ans, ce qui constituerait, selon les mots de McCrea, « une réécriture totale des livres d’histoire » irlandais.
Une datation carbone pour trancher
Prudence toutefois : le dossier n’est pas clos, et l’intéressé le reconnaît lui-même — la question reste ouverte, et la communauté des préhistoriens a l’habitude de batailler ferme sur ce qui est recevable ou non. L’équipe scientifique va donc procéder à une datation au carbone et à différents types de relevés et de scans des parois pour valider — ou invalider — l’hypothèse.
Si la datation confirme l’ancienneté des tracés, l’Irlande posséderait son tout premier art paléolithique : des marques laissées par des hommes et des femmes des cavernes, à une époque où l’île était censée être inhabitable. De quoi rouvrir l’ensemble du dossier du peuplement originel de l’Irlande — et rappeler que, même sur une île aussi étudiée, la préhistoire n’a pas dit son dernier mot.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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