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À la veille du quart de finale aller de Ligue des champions entre le PSG et Liverpool, le déplacement des supporters anglais à Paris a pris des allures de parcours sous contrainte. Le guide officiel diffusé par le club de la Mersey demande à ses fans d’éviter plusieurs secteurs de la capitale, notamment les abords de la Gare du Nord, Pigalle et le centre autour de Châtelet.
Liverpool recommande aussi un point de rassemblement à Boulogne-Billancourt, sur l’Île Seguin, déjà utilisé par d’autres équipes britanniques en visite. Pour un grand rendez-vous européen, le signal envoyé est limpide : dans Paris, tout ne paraît pas sûr pour des visiteurs venus simplement assister à un match.
Un déplacement encadré comme une opération sensible
L’avertissement le plus marquant concerne les transports. Liverpool conseille à ses supporters d’emprunter la ligne 9 jusqu’à Porte de Saint-Cloud, mais leur demande explicitement de ne pas prendre la ligne 10. Le guide officiel du club précise : « DO NOT travel on Metro line 10 this is for the PSG Ultras ».
Autrement dit, un grand club européen estime nécessaire de signaler à ses propres fans qu’une ligne de métro parisienne doit leur être interdite pour éviter tout contact avec le noyau dur adverse. Cette cartographie des zones à éviter, des points de passage autorisés et des itinéraires déconseillés donne au déplacement un caractère bien éloigné de la normalité que devrait offrir une grande capitale occidentale.
Supporters are advised to take Metro line 9 to Porte de Saint-Cloud station.
DO NOT travel on Metro line 10 this is for the PSG Ultras. #UCL— Liverpool FC Help (@LFCHelp) April 7, 2026
Le fiasco de 2022 pèse encore sur les esprits
Si Liverpool prend de telles précautions, c’est aussi parce que le précédent du Stade de France reste dans toutes les mémoires. En mai 2025, Gérald Darmanin a fini par reconnaître sa faute au sujet de la finale de 2022. Selon Le Parisien, l’ancien ministre de l’Intérieur a admis : « C’était une erreur et un échec », avant de reconnaître que « l’essentiel de la difficulté ne vient pas des supporters anglais, mais des délinquants de Seine-Saint-Denis qui font des razzias et pillent des supporters ».
Le scandale avait encore été aggravé par la destruction, au bout de sept jours, des images de vidéosurveillance du Stade de France faute de réquisition judiciaire dans les délais. Les consignes adressées aujourd’hui par Liverpool ne relèvent donc pas d’une simple prudence logistique : elles traduisent une méfiance qui perdure envers l’organisation française après un fiasco dont l’image reste durablement attachée à Paris.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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