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En 1938, des ouvriers qui démolissaient un immeuble de la rue Mouffetard, dans le 5e arrondissement de Paris, sont tombés sur une cachette contenant plus de 3 000 pièces d’or de Louis XV. Près de 90 ans plus tard, une partie de ce trésor pourrait repasser sous le marteau. Une maison de ventes parisienne présente ce samedi 17 octobre 28 louis d’or qu’elle estime « probablement » issus de cette découverte.
Le magot d’un notable du XVIIIe siècle
Les pièces, frappées entre 1726 et 1746, avaient été dissimulées au XVIIIe siècle par un notable parisien, Louis Nivelle. Après leur découverte, le trésor a fait l’objet d’un partage en justice entre ses héritiers, la Ville de Paris et les ouvriers qui l’avaient trouvé. Il a ensuite été dispersé aux enchères à Drouot entre 1939 et les années 1960. Seules quelques pièces sont aujourd’hui conservées au musée de la Monnaie de Paris. Les autres circulent sur le marché, la plupart du temps sans que leur origine soit connue.
Une provenance probable, mais pas démontrée
Les 28 louis d’or mis en vente se répartissent en 2 séries. 19 sont des louis dits « aux lunettes », en raison de leurs écus ovales, frappés entre 1726 et 1738. Les 9 autres sont des louis « au bandeau », frappés entre 1740 et 1744.
La maison de ventes avance 3 arguments en faveur de leur origine. D’abord, ces 2 types de monnaies sont ceux qui composaient le trésor, et leurs dates correspondent à la période couverte par celui-ci. Ensuite, leur excellent état de conservation, avec une « teinte légèrement orangée » pour certaines, serait cohérent avec 2 siècles passés à l’abri de toute circulation. Enfin, ces pièces n’apparaissent pas dans les photographies qui subsistent du trésor, mais cette documentation ne couvre qu’une petite partie des monnaies découvertes, ce qui ne permet pas d’exclure cette provenance.
Aucun de ces éléments ne constitue une preuve formelle. Les types et les dates des pièces sont ceux de toute la monnaie d’or de l’époque, et la maison de ventes elle-même s’en tient au conditionnel.
Les louis aux lunettes sont estimés entre 900 et 1 800 € pièce, les louis au bandeau entre 1 200 et 1 800 €. 3 louis au bandeau datés de 1747, postérieurs à la période du trésor, complètent l’ensemble.
Pièces de la Belle Époque et pesos mexicains
Le volet numismatique de la vente comprend aussi des lots de 5 à 10 pièces de 20 francs or de la Belle Époque, estimés entre 2 800 et 7 000 €. On y trouve également des souverains britanniques, une pièce de 20 francs suisse et des lots de pièces espagnoles de 50 pesos, dont un lot de 8 pièces estimé entre 30 000 et 35 000 €.
Plus de 100 lampes à pétrole
Au total, quelque 482 lots provenant de 3 collections privées, de Paris, du Périgord et de la vallée de Chevreuse, seront dispersés. Parmi eux figure une collection de plus de 100 lampes à pétrole, en cristal, bronze ou porcelaine, dont des modèles signés Émile Gallé (estimés entre 1 200 et 2 000 €), Daum Nancy et Baccarat. S’y ajoutent des pendules Empire, des lustres et des appliques.
La vente comprend aussi des tableaux et sculptures, dont une huile d’André Hambourg représentant le marché Sainte-Catherine à Honfleur (estimée entre 2 000 et 3 000 €), des scènes villageoises de Jules-René Hervé et des œuvres du peintre surréaliste Jean Grimal. Des bagues, colliers et pièces d’argenterie complètent le catalogue.
Informations pratiques
La vente aura lieu ce samedi 17 octobre à 10 heures, au 30 rue Delambre, dans le 14e arrondissement de Paris. Les lots peuvent être vus ce vendredi 16 octobre de 14 heures à 17 heures, puis samedi de 9 heures à 10 heures. Les frais acheteurs s’élèvent à 8 % pour les lots du matin (or, monnaies et bijoux) et à 23 % pour ceux de l’après-midi. Le catalogue est consultable en ligne et la vente peut être suivie en direct sur Interencheres et Drouot.com.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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