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La mythologie arthurienne a déjà fait l’objet de superbes bandes dessinées (Prince Valiant d’Harold Foster, Arthur de David Chauvel et Jérôme Lereculey, et Merlin de Jean-Luc Istin et Eric Lambert). Une nouvelle série, intitulée Après Arthur, s’inscrit dans cette lignée.
Arthur meurt à la bataille de Camlann, mortellement blessé par Mordred, son fils bâtard et félon, qui succombe également. Le rêve d’un royaume unifié disparait avec lui. L’île de Bretagne, livrée aux ambitions rivales, sombre dans le chaos. Trois femmes refusent de voir l’héritage du roi s’effacer : Guenièvre, la Dame du Lac et Niève, la fille de celle-ci. Même Morgane offre mystérieusement son aide. Elles se demandent qui sera digne de brandir maintenant Excalibur. L’épée sacrée devient l’enjeu d’une lutte stratégique, notamment entre les deux fils du traître Mordred, Melehan le fourbe et Garran qui semble avoir reçu les qualités d’Arthur…
Olivier Legrand, né à Honfleur en 1968, professeur de lettres, est également passionné par l’Histoire et l’imaginaire. Il commence par publier des jeux de rôle, puis en 2004 fait la connaissance du scénariste Jean-Blaise Djian. Ensemble, ils créent l’album Parabellum, puis la série policière Les Quatre de Baker Street, ayant pour cadre le Londres de l’époque victorienne, la série mythologique Les Derniers Argonautes, et même un Throgal Saga (t. 4, De givre et de feu).
Olivier Legrand avait déjà imaginé, dans Olwen, qu’Arthur avait une fille cachée. Il s’intéresse maintenant à ce que devient le royaume à la mort du roi. Il s’est rendu compte que « Personne n’avait jamais vraiment abordé cette période en détails… Il existe bien des épilogues dans bon nombre de romans médiévaux, mais ils sont plutôt destinés à expédier les survivants » (site Le Lombard.com, La légende arthurienne : un mythe bien vivant !, 4 Sept. 2026).
Il bâtit une sombre épopée dans laquelle on découvre cette fois un fils caché d’Arthur, et surtout deux petits-enfants qui vont s’affronter. La fin de ce premier tome laisse à penser que le thème du prochain sera la lutte entre christianisme et paganisme. Connaître la légende arthurienne permet certes de mieux entrer dans le récit. Mais le scénariste crée de nouveaux personnages pour une nouvelle génération : la fille de la Dame du Lac et les fils du traître Mordred.
Dans ce premier tome, dont on apprécie la longueur (78 planches), les rebondissements sont nombreux. Mais le scénariste ne se focalise pas sur l’action et prend soin de dresser le portrait de ces nouveaux personnages bienvenus dans la mythologie arthurienne.
Alex Sierra est né à Barcelone en 1978. Passionné par le dessin, il entreprend des études d’Histoire de l’Art pour dévier ensuite vers la bande dessinée, qu’il étudie à l’école du Comics Joso. Il illustre par la suite différents articles pour des webzines de science-fiction. Glénat Espagne lui confie l’adaptation en BD d’une série TV très populaire, Aguila Roja (L’aiguille rouge).
Pour ce nouvel album, il s’est inspiré « des peintures médiévales, des miniatures de codex, des vitraux, mais aussi des illustrations de Gustave Doré pour les Idylles du roi d’Alfred Tennyson… des illustrations d’Alan Lee sur le Mabinogion et, côté BD, le Prince Valiant de Hal Foster… » (Casemate juill-août 2026, p. 89). Lorsqu’il dessine, il se laisse porter par la bande originale du film Excalibur de John Boorman, notamment la sublime Marche funèbre de Siegfried, dans Le Crépuscule des dieux, de Richard Wagner. Il écoute également des groupes nordiques comme Wardruna ou Heilung.
Comme beaucoup d’illustrateurs et de dessinateurs, il crée un immense château de Camelot, ce qui est fantaisiste. Mais cela met en évidence que Camelot rayonne. Il s’est à cette occasion inspiré du superbe Alcazar de Ségovie.
Son dessin porte avec fougue ce scenario fait de violence et de trahison. Il est plein de panache. La couverture rouge sang donne le ton, en mettant en évidence l’épée Excalibur, objet de toutes les convoitises.
Après Arthur, t. 1, Le trône et l’épée, 80 p., 17,95 euros, Editions Le Lombard.
Kristol Séhec.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Une réponse à “Après Arthur, la superbe série qui imagine la suite de la légende arthurienne (bande dessinée).”
Très intéressant, passionnant même et un succès assuré dès l’annonce de ce renouveau dans la légende arthurienne !
Un détail : Aguika Roja ne veut pas dire « aiguille rouge » mais aigle rouge ! Aguila = aigle !