Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 30 000 euros
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10 millions d’euros. C’est la somme collectée en un peu plus de 6 ans par Soutiens Ton Club, la plateforme de financement participatif de la Fondation du Sport Français, au bénéfice des clubs sportifs. Plus de 7 300 campagnes ont été validées, dans 98 fédérations. Derrière ces chiffres, il y a des familles, d’anciens licenciés, des supporters, des artisans et des chefs d’entreprise qui ont choisi de mettre la main à la poche pour le club de leur village ou de leur quartier. Une belle démonstration de ce que peut la société civile quand on la laisse agir.
Une dynamique qui s’accélère
Lancée en mai 2020, en pleine crise sanitaire, avec le Comité national olympique, le Comité paralympique, l’Agence nationale du sport et le soutien du ministère des Sports, la plateforme permet à chaque club de présenter un projet et d’appeler sa communauté à le financer. Il peut s’agir de renouveler du matériel, de développer une section de jeunes ou d’améliorer l’accueil des licenciés. Le mouvement prend de l’ampleur : 3 millions d’euros ont été collectés sur la seule année 2025.
Parmi les campagnes recensées, 431 ont dépassé 500 €, 184 ont atteint 5 000 € et 113 ont franchi la barre des 10 000 €. Certains clubs ont réalisé des collectes spectaculaires : 634 791 € pour le Club des Sports de La Plagne, 380 039 € pour le Golf de Chantilly, 286 105 € pour la Société sportive du jeu de paume, et 155 865 € pour la Bron Boxing Academy, dans la banlieue lyonnaise. Le golf (2,23 millions d’euros) et le ski (1,79 million) arrivent en tête des disciplines, mais la Fondation rappelle qu’aucun don n’est trop petit pour un club de village.
Les Français savent ce qu’ils veulent financer
Ces 10 millions d’euros disent une chose simple : quand on leur laisse le choix, les Français savent soutenir ce qui compte pour eux. Pas besoin de commission, d’appel à projets ou de dossier administratif de 40 pages. Un club présente un besoin concret, sa communauté juge s’il en vaut la peine, et chacun donne ce qu’il peut. C’est la démocratie directe appliquée à la générosité.
Encore faut-il avoir les moyens de donner. La France fait partie des pays où les prélèvements obligatoires sont les plus élevés au monde. Impôts, taxes, cotisations, charges : une large part de ce que produisent les Français leur est prise avant même qu’ils puissent décider de son usage. L’État et les collectivités redistribuent ensuite cet argent sous forme de subventions, selon leurs propres priorités, qui ne correspondent pas toujours à celles des contribuables. Combien d’associations ou de festivals ne vivent que de l’argent public, sans public réel ni soutien populaire, tandis que des clubs de foot, de rugby ou de judo tirent le diable par la queue pour remplacer leurs filets ou financer un minibus ?
Le dispositif du mécénat montre d’ailleurs que la logique peut être inversée. Les dons aux associations sportives éligibles ouvrent droit à une réduction d’impôt de 66 % : un don de 50 € ne coûte réellement que 17 € au donateur. Concrètement, l’État accepte de renoncer à une partie de l’impôt pour laisser le citoyen choisir lui-même la cause qu’il veut soutenir. Imaginez ce que deviendrait le tissu associatif si cette logique était généralisée, si les Français gardaient davantage de ce qu’ils gagnent et pouvaient l’affecter directement aux initiatives qu’ils jugent utiles. Les clubs vivants et soutenus par leur territoire prospéreraient. Les structures qui ne survivent que par la subvention devraient, elles, convaincre ou disparaître.
La fin de l’année, moment des dons
À l’approche de la fin de l’année, la Fondation du Sport Français appelle pratiquants, familles, anciens licenciés, supporters et entreprises à soutenir leur club sur soutienstonclub.fr. Elle encourage aussi les associations qui ne l’ont pas encore fait à lancer leur campagne. Pour les clubs bretons qui manquent de moyens, l’occasion est à saisir.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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