43 % des 18-29 ans utilisent une intelligence artificielle générative, comme ChatGPT, tous les jours ou presque, contre 4 % des 62 ans et plus. Au total, 72 % des jeunes de la génération Z s’en servent au moins une fois par semaine, alors que 57 % des baby-boomers n’en ont jamais utilisé. Ce sondage a été réalisé du 23 septembre au 1er octobre 2026 auprès de 4 512 personnes par Carré Partners, une société qui propose aux particuliers d’investir dans de grandes entreprises technologiques non cotées.
Pour leur argent, en revanche, les jeunes font comme leurs aînés. 84 % des 18-29 ans ont un livret réglementé (Livret A, LDDS, LEP ou Livret jeune), autant que les baby-boomers (83 %). Et 44 % laissent une grande partie de leur argent sur leur compte courant, contre 24 % chez les plus âgés.
Crypto 25 %, actions 15 %
Les jeunes se distinguent sur les placements à risque. 25 % des 18-29 ans détiennent des crypto-actifs, contre 3 % des baby-boomers, et c’est plus que ceux qui détiennent des actions ou des ETF (15 %). Seuls 8 % ont déjà investi dans des entreprises non cotées, et 13 % n’ont aucune épargne.
L’assurance-vie en fonds euros reste l’affaire des plus âgés : 38 % des baby-boomers en ont une, contre 17 % des jeunes. Même chose pour l’immobilier et les SCPI : 9 % chez les 18-29 ans, 32 % dans la génération X.
12 % satisfaits de leurs placements
Seuls 12 % des 18-29 ans estiment que leurs placements correspondent à leur façon de vivre. 21 % voudraient que leur argent finance les entreprises et les technologies qu’ils utilisent. 18 % ont l’impression d’épargner comme leurs parents, et 17 % aimeraient placer leur argent autrement, sans savoir comment. Les baby-boomers, eux, sont 39 % à se dire rassurés par des placements classiques.
5 000 € sur 5 ans
Le sondage proposait une mise en situation : on dispose de 5 000 € dont on n’a pas besoin pendant au moins 5 ans. Les 18-29 ans placeraient d’abord cet argent dans une entreprise technologique ou d’IA déjà développée mais pas encore cotée en Bourse (26 %), devant le livret réglementé (19 %) et les actions cotées (14 %). Les baby-boomers choisiraient d’abord un placement à capital garanti ou presque sans risque (24 %).
66 % des jeunes seraient intéressés par un placement leur permettant d’investir indirectement dans une entreprise technologique qu’ils utilisent, avant son entrée en Bourse, contre 34 % des baby-boomers. Mais seuls 23 % disent oui sans réserve : les autres ne le feraient que si l’entreprise est déjà solide (21 %) ou pour une petite partie de leur épargne (22 %).
Ce scénario de 5 000 € correspond au montant minimum demandé par la société qui a réalisé l’étude pour investir avec elle. Sa dirigeante, Wendy Souvannarath, rappelle elle-même que l’investissement dans le non-coté se fait sur le long terme et comporte un risque de perte en capital.
L’IA comme conseiller financier
Si une IA leur présentait un placement que leur banque ne leur a jamais proposé, 35 % des baby-boomers l’ignoreraient, contre 8 % des 18-29 ans. Les jeunes vérifieraient plutôt les informations eux-mêmes (25 %) ou demanderaient des explications à l’IA (20 %). 10 % consulteraient leur conseiller bancaire, et 3 % suivraient l’IA sans réfléchir.
Ce qui retient les jeunes d’investir dans le non-coté, c’est d’abord l’envie de pouvoir récupérer leur argent rapidement (38 %), puis le manque d’information pour choisir les entreprises (34 %) et le fait de ne pas savoir comment y accéder (32 %). La peur de perdre de l’argent n’arrive qu’ensuite (28 %), alors qu’elle est la première raison chez les baby-boomers (41 %).
L’enquête a été réalisée en ligne auprès d’un panel de 4 512 personnes de 18 ans et plus, dont 1 027 jeunes de 18 à 29 ans, selon la méthode des quotas.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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