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09/02/2015 – 09H00 Rennes (Breizh-info.com) – La Bretagne compte 256 cantons : 52 dans les Côtes d’Armor et dans le Finistère, 51 en Ille-et-Vilaine, 59 en Loire-Atlantique et 42 dans le Morbihan.
A chaque canton correspond un conseiller général. Avec les élections départementales (22 et 29 mars), ces anciens cantons disparaissent, remplacés par de « grands cantons» : 133 pour l’ensemble de la Bretagne. Soit 27 pour les Côtes d’Armor et pour le Finistère ainsi que pour l’Ille-et-Vilaine, 31 pour la Loire-Atlantique et 21 pour le Morbihan.
Désormais, chaque canton possèdera deux conseillers départementaux (un homme et une femme) élus en binôme au scrutin majoritaire. A ce tandem, il faut ajouter deux remplaçants, des sexes opposés.
A coup sûr, le nouveau dispositif voulu par la « loi relative à l’élection des conseillers départementaux, municipaux et communautaires, et modifiant le calendrier électoral » (17 mai 2013) favorise les partis etoffés. Pour s’en tenir à la Bretagne (5), être capable de présenter 532 candidats et remplaçants, sans oublier le mandataire financier, exige une base militante importante, ou bien un rayonnement suffisant – comme le PS – permettant de mobiliser des sympathisants ou de gens de la «société civile ».
Donc exit les petites boutiques : UDB, Parti Breton, DLF, PRG …seuls des arrangements avec les gros peuvent leur faire entrer, ici ou là, dans une équipe, un de leurs membres, soit en tant que candidat, soit en tant que remplaçant.
Evidemment, ces élections d’un nouveau type signifient la disparition quasi assurée des notables, vaguement de droite ou vaguement de gauche, qui parvenaient à prospérer dans le rural profond, à l’écart des appareils PS et UMP. Ce qui était possible dans un petit canton ne l’est plus dans un plus grand …
Désormais, place aux encartés, place aux apparatchiks, place aux collaborateurs des élus. L’avenir appartient aux professionnels… Le notable (médecin, assureur, directeur d’école …) qui «s’adonnait à la politique »n a plus sa place.
Bernard Morvan
Photo : DR
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Une réponse à “Elections départementales en Bretagne : mode d’emploi”
c’est le top du top pour faire des économies .
on divise par deux l le nombre de région et on multiplie par quatre les conseillers . déduction , ça nous coùtera le double